Romain: Tout activité économique est par définition à haut risque et défendre le passé est bien plus risqué que construire demain.
Tristan: Agent libre.
Romain: le terrain de l'immobilier. Salut Tristan !
Tristan: Salut Romain
Romain: Salut les agents libres. Pour démarrer cette deuxième partie de l'épisode sur la sécurité, qui va être plutôt dédiée à la sécurité financière, j'ai choisi cette citation de Peter Drucker, qui est donc un auteur économiste américain. Toute activité économique est par définition à haut risque et défendre le passé. Il précise même, c'est-à-dire ne pas innover. est bien plus risqué que construire demain. Je la trouve très parlante, surtout dans notre cas où toi et moi, a fait un choix de sacrifice d'une certaine sécurité au profit justement d'une activité économique et d'innovation dans nos vies professionnelles dont je la trouvais particulièrement appropriée.
Tristan: Carrément, carrément, carrément. De toute façon, dès lors qu'on engage des frais, dès lors qu'effectivement il a une partie économie qui rentre dans l'activité, de fait, tu es obligé de remettre tes économies un petit peu sur la table pour pouvoir développer ta société. Et puis c'est vrai que l'innovation, c'est surtout qu'on est quand même à une ère à laquelle l'évolution se fait très, très, très, très vite. la preuve avec tous les téléphones qui sortent. Avant c'était tous les trois ans, maintenant c'est passé à tous les ans, puis là c'est presque tous les six mois quoi, donc tellement ça va vite. Donc
Romain: C'est clair.
Tristan: ça va vite et puis il a besoin de consommer. Mais donc ouais c'est vrai que je la trouve très juste. Je la trouve très juste, un peu angoissante mais juste.
Romain: Mais après, tu vois, si on va un cran plus vraiment dans la comparaison avec nos situations personnelles, c'est que dans notre ancienne vie, était un peu, en tout cas moi, je me sentais vraiment dans tout le contraire de l'innovation et de l'activité économique. C'est à que j'étais dans un cadre.
Tristan: Ben je ne vais pas.
Romain: Exactement, exactement. J'étais dans un cadre très strict où j'appliquais ce qu'on me disait de faire. Tu pouvais pas sortir du cadre pour essayer de faire mieux ou autre. Au contraire, tu appliquais ce qui fonctionne. Les 5C c'est con mais c'est comme ça. ce cadre-là en tout cas me paraissait difficilement propice à innover, même pour moi personnellement. Et c'est vrai que même les gens qui sont employés au service de l'État, ce soit fonctionnaires, gendarmes, militaires, n'importe, il en a qui réussissent à se bâtir de très beaux patrimoines personnels ou autres, mais c'est toujours... par le biais de l'investissement immobilier ou de l'investissement en bourse, c'est en dehors du cadre professionnel mais qui pour autant l'aurait permis par leur sécurité de l'emploi.
Tristan: et en prenant un risque, mais c'est pas l'emploi lui-même dès le départ qui est une activité économique qui va permettre de faire fleurir ou en tout cas de prendre un risque.
Romain: Exactement.
Tristan: Par contre, c'est vrai que c'est à la tête justement de toi, la gendarmerie, ou moi à la tête de l'éducation nationale, le fait d'investir plus d'argent dans certaines choses, comme par exemple les écrans qui ont remplacé petit à petit les tableaux dans les classes, etc. Ça a été un véritable investissement et pour le coup, c'est vers l'innovation. Je trouve que ça va bien vers ce que tu étais en train de faire de ce que tu avais dans ta citation. Je trouve que c'est un marqueur qui montre qu'effectivement, l'aspect économique, c'est prendre un risque. Mais si on tend vers l'innovation, en théorie, c'est pas tant un risque que ça, quoi, si c'est vraiment en lien avec le développement de l'activité que tu as envie de développer, quoi, en théorie. Et en pratique.
Romain: et en pratique. Et du coup, j'ai hâte de découvrir la citation que tu as pu choisir.
Tristan: Et écoute, une citation un peu plus... Comment dire ? D'habitude, j'aime bien les citations qui sont nuancées. Là, on a un peu moins de nuances. On est sur quelque chose d'un peu plus droit. Tu vas comprendre pourquoi. Je ne pas tout à fait d'accord avec la traduction. bon, c'est embêtant. vais quand même la livrer en français parce que je compte pas faire une dissertation sur l'explication de la traduction. C'est une citation qui est attribuée à Benjamin Franklin. Celui qui sacrifie sa liberté pour sa sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre. Elle est un peu violente alors que moi ce que j'en comprends réellement dans cette citation c'est plutôt ceux qui, donc je les retraduis personnellement parce que du coup je la trouvais trop violente comme ça, ceux qui renonceraient à une liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire ne méritent ni l'une ni l'autre. Si tu veux la liberté, t'es forcé à un moment donné de perdre un petit peu de sécurité de fait, je pense. Ça revient un petit peu à ce qu'on disait sur le podcast précédent avec les fers. C'est qu'en fait on ne perd pas, on n'a pas de fers. On a moins de fers et on a des fers qu'on a un peu plus choisi.
Romain: Oui, tout à fait. Je l'ai vu aussi, celle-ci, j'ai préparé l'épisode de mon côté. l'ai... En tout cas, moi, je l'ai passé parce que je l'ai trouvé un peu trop politique. Parce qu'il même, je crois, une autre citation où il disait qu'il ne fallait pas sacrifier sa liberté pour de l'argent et pour le pouvoir, etc. Donc je l'ai trouvé un peu trop politique mais non, elle est carrément parlante. Et c'est vrai que bon tu peux passer une heure dessus.
Tristan: ça c'est clair. Qu'est que c'est renoncer sa liberté ? Qu'est qu'on appelle une liberté essentielle ? Qu'est que c'est que la sécurité ? sécurité temporaire ? C'est un vaste sujet de toute façon. On s'en est rendu compte en enregistrant l'épisode de toute façon que la sécurité ça pouvait être un vaste sujet.
Romain: Oui, absolument. Et d'ailleurs, je pense que le moment d'attaquer vraiment la deuxième partie de ce volet sur la sécurité, puisque je pense que ceux qui nous écoutent ont hâte aussi qu'on aborde cette partie-là, puisque c'est vrai que quand on parle de sécurité de l'emploi, c'est souvent empreint d'un côté financier avant toute chose et sécurité de l'emploi dans la mesure où... tu vas pas perdre ton emploi. Mais quand on parle de perdre son emploi, ce qui importe surtout, c'est de perdre sa rémunération et sa sécurité financière. Et pour le coup, là clairement, nous, est passé de presque d'un extrême à l'autre puisque auparavant, avait notre situation, on était en situation de salarié, mais dans un cran extrême de sécurité d'emploi puisque quand t'es militaire de carrière ou que t'es fonctionnaire, tu sais que tu vas pas te faire... licenciés économiquement du jour au lendemain puisque même quand en politique ils annoncent qu'ils vont supprimer des postes de fonctionnaires ou autres ils ne virent jamais des fonctionnaires qui sont en train d'exercer, ne renouvellent pas des postes quand il a des départs à la retraite ou des départs tout court. Mais donc tu sais que tu vas pas te faire virer du jour au lendemain et donc on a quitté cette belle sécurité qui représentait sûrement trop de fer pour nous pour l'aventure entreprenariale et donc on a quitté aussi un salaire pour une rémunération. Je ne pas si aléatoire c'est le mot parce que le but c'est qu'elle ne le soit pas et que ça dépend de nous. Mais pour autant pour une rémunération qui n'est pas fixe. Mais j'aime aussi dire que quand ta rémunération est fixe, t'es fixé et quand elle n'est pas fixe, au moins ça t'ouvre plus de possibilités.
Tristan: Ça peut se décupler, ouais, clairement. Après, c'est vrai que les revenus sont de fait irréguliers parce que parfois on peut signer un acte authentique notamment au début, c'est-à-dire qu'on va signer le premier au bout d'en moyenne six mois. Mais après, ça ne pas dire pour autant que déjà on n'est pas obligé de rentrer dans cette moyenne-là. peut faire bien avant et j'ai rencontré des agents qui ont fait bien avant. Moi le premier, j'ai eu la chance de les faire avant les six mois. Mais par contre, ça n'a rien à voir. C'est-à-dire qu'en termes de rémunération, par rapport à mon métier précédent, quand bien même il a des mois ou il a des années où je fais moins de chiffre d'affaires, je suis toujours au moins équivalent à ce que j'avais avant dans mon métier de professeur de PS. Donc finalement, c'est vrai que... j'ai quitté cette sécurité là mais en même temps je gagne un peu mieux ma vie quand même et en ayant le choix de travailler 7 jours sur 7 ou pas, travailler 12 heures par jour ou pas donc finalement c'est de pouvoir aller chercher mes enfants, de pouvoir faire des activités à côté ou quoi que je pouvais pas forcément faire auparavant donc moi j'avoue que En tout cas à titre perso, ce n'est pas du tout un regret, ça je pense qu'on l'avait compris. Mais en plus de ça, c'est vrai que c'est une véritable ouverture. Quand tu as envie d'être présent pour tes enfants, c'est vraiment quelque chose d'important. Ce qui ne pas dire que parce qu'on a envie de faire ça, alors de fait ça fonctionne du premier coup et ça fonctionne parfaitement à chaque fois.
Romain: Oui, tout à fait. tu vois, moi, j'avais démarré mon premier démarrage, j'avais mis je crois huit mois à faire ma première vente.
Tristan: Mmh.
Romain: Et là, mon redémarrage, du coup, lorsque j'ai repris l'activité en 2023, j'ai signé mon premier compromis, je crois en trois mois, Trois ou quatre mois.
Tristan: Alors que 2023, c'est quand même pas la meilleure année de l'immobilier. On est en pleine crise.
Romain: Oui alors, moi à ce propos tu vois, je... Si l'immobilie est en crise c'est ma faute parce que je t'explique que moi j'ai commencé donc j'ai fait mon BTS entre 2009 et 2011. là 2008, la première crise liée au subprime et tout c'était là. Ensuite quand j'étais mandataire bah voilà à partir de 2011 bah forcément on était encore en plein dedans. Des gens qui avaient acheté en 2008 quand les prix étaient anormalement hauts, qui devaient vendre à perte et tout. Puis 2012 où c'était compliqué aussi. Alors après pour le coup, donc en 2018, j'ai arrêté l'immobilier à ce moment là. Donc l'arrivée du Covid, j'ai pas connu, mais là après Covid où tout se vendait en deux semaines avec trois photos, j'ai pas connu non plus. Et je reviens 2023, c'est de nouveau le bordel. Moi, je peux pas connaître
Tristan: C'est de nouveau le bazar, c'est clair.
Romain: un marché fastieux, je peux pas connaître. Pour autant, m'a fallu un an pour... retrouver le même niveau de rémunération qu'auparavant en tant que gendarme. Et depuis, j'ai fait à peu près, un peu plus de un et demi, je dirais. Donc effectivement, je gagne mieux ma vie qu'avant et je pense que ça compense cette absence de sécurité parce qu'après, tu parlais de marché compliqué et d'irrégularité. C'est vrai que moi, je constate dans ma façon de faire, parce que je considère que mes résultats viennent de ma façon de faire. tu vois, j'ai toujours un peu un trimestre un peu creux et je pense que ça vient un peu de la routine que j'ai eue, tu vois, tu rentres tes mandats, tu fais tes ventes et quand tu plusieurs trucs en cours, forcément, tu es un peu moins alerte sur la rentrée de mandat, tu te sens un peu plus serein. Et après, quand finalement ça devient un peu plus chaud et qu'en stock, tu n'as plus que des biens qui ne pas encore mûrs pour être vendus parce que... encore trop chers ou parce que des biens un peu hors marché, très grands, beaucoup de travaux, très petits, très spécifiques. Quand il reste que ça, forcément là, tu n'as pas ton roulement habituel. donc moi, chaque fois, ça me remet un coup de pied là où il faut et je m'y remets et du coup, je rentre de nouveau des nouveaux mandats et après, je refais de nouveau un ou deux trimestres costauds. Et après, tu vois, c'est un peu ce cycle là qui se répète. Et d'ailleurs, personnellement, j'ai essayé de travailler là dessus. Je pense que si j'arrive à combler ce trimestre, Là, y a plus régulier tout au long de l'année. Je pense que je passe un cap en termes de résultats, mais pour autant, est-ce qu'en fait, c'est pas un peu une façon qui me convient ? Ça, ça reste à voir. Mais c'est vrai que je dois avouer que, tu vois, dans cette période de creux où tu vois que ça... Il a pas masse d'appels, il
Tristan: ça patine.
Romain: n'y a pas masse de contacts et qu'en fait, tu fais le point sur les mandats qui te restent, tu dis ben... Ouais, là, c'est un peu chaud. tu n'es pas serein serein tu vois même si tu de la treizeau d'avance tu n'es pas non plus dans le rouge mais tu quand même pas serein serein
Tristan: All
Romain: et ça te force un peu de manière presque désagréable à ressortir les antennes pour aller chercher du mandat et pour de nouveau remplir le stock tu vois et mine de rien ça ne me fait pas du tout regretter la vie d'homme mais ça c'est un sentiment totalement nouveau qui était inconnu auparavant tu
Tristan: Là en l'occurrence, dans le cas que tu expliques, ça veut dire qu'il a même des mois où il n'y a pas de rémunération. C'est-à-dire qu'il a des mois où quand tu fais ta déclaration d'URSAF, tu es plus proche de zéro que du salaire que tu avais avant. Donc quand tu fais une déclaration à zéro, t'as intérêt à avoir fait suffisamment de chiffres pour pouvoir vivre cette situation-là sans trop stresser quoi entre guillemets.
Romain: Et complètement.
Tristan: D'ailleurs je pense que c'est important d'expliquer peut-être aussi un peu comment ça marche pour celles et ceux des auditeurs qui seraient les moins alertes sur comment fonctionne notre métier parce qu'en fait on n'a pas donc de rémunération fixe ça c'était bien compris mais c'est que en fait tout le travail que l'on fait n'est pas forcément rémunéré, enfin n'est pas rémunéré dès le départ c'est dire que pour pouvoir encaisser de l'argent d'une vente, faut qu'elle soit passée officiellement chez le notaire. Donc il y a eu le véritable échange de clés. Sauf que entre le moment où on signe cet acte authentique et le moment où on a rencontré pour la première fois les propriétaires, il peut s'écouler un temps très, très long. Et notamment, toi, dans l'exemple que tu donnes ou quand tu as repris sur ta deuxième carrière, entre guillemets, tu as quand même réussi à faire une vente en trois mois. ce qui est vraiment proche de l'exploit parce que il faut rentrer le mandat, faut quasiment trouver quelqu'un directement et entre l'offre et le compromis, parfois il peut s'écouler une, deux semaines et entre le compromis et l'acte authentique, peut en moyenne s'écouler entre deux et trois mois. Donc c'est une belle perf. Oui, d'accord. Pas le premier acte.
Romain: Alors c'était trois mois pour le premier compromis. C'était le compromis en trois mois, pas l'acte authentique. Oui, oui, non, oui, ça aurait été exceptionnel.
Tristan: Oui, donc de fait, du coup, ta première rémunération quand tu es revenu. Elle s'est faite finalement quasiment au bout de 5-6 mois.
Romain: Ouais, même plus parce que c'était un
Tristan: en haut de longueur.
Romain: gros bien qui a été acheté par un marchand bien qui l'a divisé et tout.
Tristan: Merci.
Romain: Donc, si tu veux, ce premier compromis que j'ai signé, c'est même pas le premier que j'ai encaissé. Après,
Tristan: Décal, déco.
Romain: par la suite, j'ai signé deux autres compromis que j'ai encaissés avant celui-là. Mais c'est vrai que oui, c'est totalement un schéma, totalement différent. Mais pour autant, je pense à un agent là qui a... qui a démarré il y a quelques années, a deux ans à peu près,
Tristan: Mmh.
Romain: qui a fait son premier compromis assez rapidement, c'est-à-dire premier mandat, première visite, compromis. Tu vois ? Et quand il me l'a dit, alors il était super content, il était super content, j'étais forcément content pour lui aussi, je l'ai félicité, c'est génial et tout, mais pour autant, je lui dit, c'est cadeau empoisonné ça, parce que ça t'habitue mal et... Même si derrière tu te dis oui, non mais je sais que j'ai eu... Tu il le disait, oui je sais que j'ai eu un peu de chance, de la chance pas de la chance, il a été au bon endroit, il a fait ce qu'il fallait, voilà. C'est pas de la chance. Mais tu sais très bien que ça va pas se passer comme ça pour tous les trucs et tout, mais malgré tout, malgré tout, ça s'est passé comme ça, donc ton inconscient il l'imprime, tu vois. Il l'imprime. Donc c'est vraiment cadeau
Tristan: Tiens, on y va. Tiens, on
Romain: empoisonné et c'est... c'est... c'est apprendre vraiment avec des pincettes et faut pas s'habituer à ça parce que derrière... C'est pas la réalité.
Tristan: mais carrément, c'est marrant parce que j'ai deux exemples par rapport à ça et qui, tu vois, c'est la preuve qu'en fait, de toute façon, on réinvente pas l'histoire. Il se passe plus ou moins toujours la même chose. On a recruté un agent à un moment donné. Si Dimitri et Alex écoutent, ça leur rappellera des souvenirs. Dimitri recrute Alex dans l'équipe et Alex a doré la pige, la prospection téléphonique, pour ceux qui connaissent pas. Donc, appeler un propriétaire qui souhaite vendre. potentiellement par lui-même et lui proposer les services d'une agence pour essayer de compléter son offre ou de remplacer son offre. il adorait faire ça. en fait, en rentrant ses trois premiers mandats, il s'avère que pour un ou deux mandats, Dimitri avait déjà un acquéreur qui pouvait être intéressé et pour le troisième, première visite, première offre. Et en fait, il a rentré trois mandats, trois offres en une visite à chaque fois et donc trois fois du chiffre d'affaires réalisé au bout de trois mois du coup. Donc une vitesse grand V et en fait le problème c'est qu'il a adoré ce côté là. Sauf que c'est ce que tu disais c'est un petit peu le piège. C'est à dire qu'il s'est retrouvé à adorer l'adrénaline du j'appelle, je rentre, je signe, c'est vendu. Et en fait
Romain: Ouais.
Tristan: quand il s'est un peu plus confronté à la réalité, c'est à dire à une temporalité un peu plus classique, forcément c'est je pense quelque chose qu'il a... un peu moins apprécié, ça s'est complexifié un petit peu et donc de fait, voilà, il avait besoin d'une sécurité qui venait d'autres choses et il est reparti dans un travail plus classique. moi, quand j'ai démarré, donc je démarre de mémoire le 9 février 2019, je signe ma première offre sur un mandat qui était en agence puisque moi, j'ai démarré en agence. Je signe ma première offre d'achat le 21 février. la deuxième le 23 février et la troisième le 25 février. Donc, en l'espace
Romain: ...
Tristan: d'une semaine, je signe trois offres d'achat de biens qui étaient dont un qui m'appartenait, qui était un mandat à moi et de deux autres qui étaient des mandats qui faisaient partie de l'agence. Donc, un enchaînement quand même assez chanceux. va pas se mentir. Et les trois ventes se font donc, les trois offres se font en février. Signature donc du compromis début du mois de mars. et les trois voulaient absolument que ça se signe aux alentours de la moitié du mois de juin, de juillet, parce qu'en fait à chaque fois c'était un projet avec des enfants et donc des déménagements qui semblaient plus logiques de faire à la fin de l'année scolaire. Donc en plus
Romain: N'importe quoi.
Tristan: de ça, tu vois, moi ça a démarré très vite, l'adrénaline elle est montée très très vite. J'étais au Pôle emploi à l'époque avec 1000 euros par mois, très exactement de... je sais plus comment ça s'appelle en gros de PoloPlo Voilà,
Romain: d'ARO.
Tristan: d'ARE, voilà, merci, ça fait tellement longtemps que du coup je m'en souviens plus Et puis on me dit ouais en gros mais ce sera pas avant la moitié du mois de juillet Et donc là faut serrer un petit peu les dents et attendre parce que tu sais que quand ça va tomber bah c'est très très chouette mais si ça tombe pas de suite voilà ça peut parfois être un petit peu angoissant Pour la petite histoire quand j'ai touché donc mes trois premières on a le four, la machine à laver et le lave-vaisselle qui sont tombés en panne dans la même semaine.
Romain: Voilà, c'est les trois trois, vois, c'était l'équilibre était là.
Tristan: Voilà, c'était parfait. C'était
Romain: Ok.
Tristan: parfait. Mais oui, il a quand même... Il faut quand même comprendre qu'il a une temporalité à respecter dans une vente immobilière et c'est vrai que quand on arrive au départ... pense qu'il ne pas le cacher aux personnes qui rentrent dans l'immobilier. C'est vrai que les premières rémunérations ne se font pas de suite. Il faut quand même un petit matelas de souplesse financière pour pouvoir se lancer. par contre, après, c'est vrai que ça peut prendre, ça peut vraiment prendre très, très vite. Mais voilà, c'est beaucoup de travail en amont d'une potentielle rémunération qui n'est pas sûre d'arriver.
Romain: Ouais, en fait, il a
Tristan: C'est pas simple de se lancer.
Romain: Oui, et puis en fait, il y a surtout ce volet là. C'est que non seulement tu fais un travail aujourd'hui là où tu sais que ce travail là va payer une fois que tu seras passé chez le notaire, mais ce travail là, quand c'est de la prospection d'aller rentrer des biens en vente, de contacter les gens autour de toi pour leur dire que tu es dans les mobiles, etc. Tu sais qui va payer dans 6, 8 mois. Donc déjà, faut réussir à regarder aussi loin. Mais en plus, même une fois que tu des mandats, que tu fais des visites, en plus de la temporalité, il a l'incertitude. Parce que même si avec le temps, tu maîtrises mieux tes dossiers et tu te couvres avec ce avec quoi tu peux te couvrir, jamais assuré à 100 % de toucher l'argent pour lequel tu en train de travailler aujourd'hui. Parce que des fois, ça
Tristan: Exactement.
Romain: peut arriver de rentrer un mandat, commencer à faire des visites et derrière, fait, pour une raison X ou Y, la vente. se fait sans toi ou ne se fait pas du tout. du coup, fait, tu as fait tout ça pour rien. ça, c'est quand même un truc assez fou. Et je ne pas s'il a beaucoup de métiers comme ça où tu
Tristan: Hmm.
Romain: travailles et tu es payé que tout à la fin du processus. C'est-à-dire qu'un artisan qui vient te refaire ta salle de bain, tu vas lui payer 30 % du devis en compte au moment de signer le devis. Ensuite, à la moitié des travaux, va devoir acheter du matériel, tu vas lui repayer 30 % et à la fin, tu lui payes à la livraison quand tout est ok.
Tristan: Allez.
Romain: Nous, non seulement, on est payé entièrement tout à la fin. Donc tout ce qu'on travaille avant, peut prendre des mois. plus, une vente immobilière, tu l'as dit, et on n'est pas payé. Mais en plus, il n'y a pas de certitude. C'est à dire que si tu prends un cas où vraiment c'est compliqué, par exemple, mandat simple, tu n'es pas le seul sur la vente. où le propriétaire essaie de vendre par lui-même aussi, ou des fois le propriétaire il change d'avis au dernier moment, ou enfin voilà tout un tas de choses qui font qu'au bout de cette temporalité déjà longue, bien ça se trouve, il a Ça se trouve, il n'y a rien. Et ça, il a le côté où il faut l'anticiper financièrement, mais même mentalement, c'est aussi quelque chose de totalement nouveau et totalement spécifique, j'ai envie de dire, parce que je pense même à l'exemple que tu avais donné dans l'épisode précédent. sur la liste de meubles ou le four dans la cuisine aménagée t'a coûté la vente. Si je dis pas de bêtises, au final, même après avoir eu ma vente, tu n'as pas du tout fait cette vente.
Tristan: Non, non, je ne l'ai pas du tout vendu. Exactement, je n'ai pas vendu cette maison là. j'ai fait tout ce travail là de la de prospection pour avoir le rendez-vous avec le client, du rendez-vous avec le client où j'ai réussi à négocier un contrat, etc. On a commencé à travailler, on a fait les photos, vidéos, visites virtuelles, surtout que moi, je m'amuse quand même à faire un package vraiment complet avec photos, vidéos, visites virtuelles à chaque fois pour chacun de mes mandats. Donc, c'est vrai que j'investis quand même pas mal de temps. puis il faut prendre la voiture, il y a quand même des frais. Quand bien même on n'est pas des restaurateurs qui achetons un stock où on n'est pas sûr de le vendre et potentiellement on peut avoir des pertes, on peut comparer quand même le fait de rentrer des biens. C'est du stock qui peut amener de la perte du fait d'avoir travaillé justement photo, vidéo, visite virtuelle, déplacement, publicité, etc. Et pour autant on ne le vend pas à la fin. Donc il y a un peu ce même côté là, même si c'est, on va pas se mentir, c'est peut-être pas le même risque. Il n'y a pas beaucoup d'argent, pas autant d'argent à investir dès le départ que quand on est restaurateur, par exemple. Mais c'est vrai que de fait, il y a quand même un investissement en temps, en outils aussi qu'il faut rentabiliser à un moment donné. Et on n'a pas forcément la certitude à la fin d'avoir et de finaliser la vente.
Romain: Oui, absolument. En plus, on le voit et on le vit de notre œil de bandataire où du coup, on a un certain nombre de frais qui sont réduits parce qu'on bénéficie d'outils qui sont inclus par le réseau et notamment les publications où la plupart sont en tout cas chez nous inclus avec le pack mensuel du réseau. Mais maintenant, tu te mets dans la peau d'une agence immobilière de quartier. où en plus, là ça fait maintenant plusieurs années que le bon coin à loger augmente les prix de manière totalement indécente. Dans une période en plus où c'est pas la période la plus faste en termes de transactions immobilières, tu dis là, t'es l'agence de quartier, tu dois aujourd'hui publier un bien sur le bon coin, ça va te coûter entre 80 et 120 euros par annonce par mois pour publier un bien.
Tristan: un bien.
Romain: Tu vois derrière... Après tu les vois, ils sont obligés de s'adapter et de faire des choix et forcément tu mets peut-être plus autant d'énergie, de moyens pour des biens où tu as moins de certitudes derrière de vendre. Après bien sûr qu'avec l'expérience et avec l'assise que tu as aussi, tu fais aussi un peu le... pas le tri mais tu arrives aussi à reconnaître les vendeurs qui sont vraiment en situation de vente et aussi tu te couves en signant mandat exclusif et en gardant la main sur la vente bien sûr. Mais malgré tout... T'as jamais de garantie, entière garantie que tu vas être payé pour l'énergie et le travail et l'investissement même financier que tu mets sur la table.
Tristan: Et quand bien même tu signes un mandat exclusif aujourd'hui qui semblerait être la meilleure des garanties pour pouvoir vendre le bien, ça veut strictement rien dire. Ça peut prendre plus de temps que prévu, peut y avoir un souci dans la relation à moment donné. Il y a tellement de facteurs et puis on travaille avec de l'humain. Donc qui dit qu'on travaille avec de l'humain, dit qu'on joue aussi avec les émotions des gens. Enfin, on travaille avec les émotions des gens. On travaille avec leurs envies. parfois d'avoir quelqu'un qui au bout de deux trois semaines dit bon bah non mais moi je regrette en fait d'avoir mis à la vente finalement j'ai plus envie. Est-ce que pour autant il faut bloquer en disant bah non moi c'est pas comme ça ça marche juridiquement parlant faut qu'on aille au bout des trois mois et si je vous trouve quelqu'un au prix il faut vendre parce que justement il y a le stress de pas avoir le résultat derrière ou alors est-ce qu'on doit garder le côté humain de dire bah non mais c'est bon vous voulez pas vendre vous voulez pas vendre on s'arrête là. Et puis parfois c'est ce qu'on nous dit et puis on voit le mandat dans une autre agence trois jours après. voilà, c'est quand même un métier particulier, naturellement par le fait qu'on travaille avec de l'humain. Mais c'est vrai qu'en plus de ça, l'incertitude, l'absence de garantie est quand même sacrément présent.
Romain: C'est c'est Après, pour autant, et tu abordé un peu le sujet avant, si on... Je pense qu'on peut quand même nuancer ça. Tu as fait un peu le comparatif avec le restaurateur qui doit acheter son stock. Après, ça peut être un restaurateur ou ça peut être juste un commerçant, tu vois, qui vend des choses qu'il a lui en stock et qui ne pas du dépôt au ventre. C'est vrai que si maintenant on cherche vraiment à nuancer sur l'aspect... sécurité et risque. Dans les risques qu'on prend, c'est sûr que la façon de travailler, la façon d'être rémunéré est particulière. Après, pour autant, à condition de travailler correctement, on le voit, on le vit. La rémunération suit. Et derrière, au niveau même des risques en eux-mêmes, effectivement, on est aujourd'hui entrepreneur, on s'offre cette voie-là qui offre de belles possibilités. financière oui mais aussi et même d'épanouissement et d'apprentissage, de grandir même soi personnellement c'est très enrichissant sur tous les plans et à côté de ça le prix à payer et ben on l'a vu avec un pli à faire et un sacrifice de sécurité apparente sécurité du moins mais derrière et ben on n'a pas besoin d'acheter de marchandises on n'a pas de gros frais fixe du moins nous en tant que mandataire on n'a pas de gros frais fixe c'est sûr que demain tu veux ouvrir une agence immobilière, voilà, t'as peut-être des droits d'entrée d'une franchise, t'as peut-être un local, des salariés. C'est encore un autre modèle. Mais après, celui qui ouvre son agence immobilière, il s'offre d'autres possibilités que nous, n'a pas en tant que mandataires. C'est
Tristan: bien sûr, c'est clair.
Romain: logique. Mais j'aime bien aussi prendre l'exemple suivant, tu vois. C'est qu'aujourd'hui, tu prends le prix moyen d'une maison individuelle habitable, tu vois en tout cas vers chez moi on peut prendre un grosso modo à 250 000 euros t'as une maison classique
Tristan: moyenne nationale.
Romain: ouais j'imagine que voilà c'est bien sûr sur les Champs-Elysées c'est différent mais
Tristan: C'est la moyenne nationale du bien moyen qui est acheté en France, voilà. Forcément pas sur les Champs-Élysées.
Romain: Voilà. C'est ça. Mais cette phrase, l'emploie. que... Non mais tu sais que je l'emploie quand il a des clients qui me disent, mais vous savez là, ma maison, si vous la mettez à tel endroit, c'est 500 000 euros. Je dis oui, bien sûr. Et aux Champs-Elysées, c'est 20 millions. Tu vois, vraiment, je le dis. Je le dis comme ça, on sort tout de suite de ce débat là de oui, en fait, elle est pas bon endroit. Oui, mais en fait, elle est là où elle est. Et donc, coup, si tu
Tristan: Exactement. Faux débat.
Romain: as... Exactement. Si... Si tu quatre maisons en mandat, et bien tu gères et tu jouis de l'influence d'un stock de 1 million d'euros. Quatre mandats de vente, quatre bouts de papier que tu as signé ou mandat électronique pour l'ère moderne, n'est-ce pas ? Mais du coup, un mandat à 250 000 x 4, 1 million d'euros de stock et pour autant tu ne portes pas du tout un million de stocks que tu as du toi à financer. et que tu dois payer des intérêts pendant tout temps sur ce stock là etc. Ça n'a rien à voir. Et ça pour le coup, c'est quand même assez puissant et c'est vrai que dans notre modèle c'est un avantage. C'est clairement un avantage. le modèle
Tristan: carrément.
Romain: en fait d'être intermédiaire, c'est là qu'on comprend tout notre avantage et surtout ça compense ce qu'on vient de dire tout à l'heure.
Tristan: Et puis il y a l'air d'y avoir moins de risques en tout cas de par an pour un mandataire que pour une agence immobilière qui comme tu le disais va être obligé de mettre en place des frais quand même assez importants dès le départ. Mais à contrario, c'est vrai que si on prend l'exemple du restaurateur, le restaurateur c'est vrai qu'il va acheter des denrées, qu'il va cuisiner, donc il va falloir payer tout un tas de choses dès le départ, plus le local, etc. Par contre, dès lors qu'il a commencé à cuisiner et qu'il a servi une assiette, L'argent rentre dès le premier jour en théorie. Alors dès le premier jour, façon de parler, ce que je veux dire c'est que dès l'ouverture du restaurant, une fois que les denrées ont été achetées, cuisinées, servies, de fait il a un paiement après qui arrive dans la journée. Alors que nous, quand bien même quelqu'un est intéressé et souhaite acquérir un bien, pas de problème, mais c'est dans quasiment un mois minimum quoi. Et la moyenne
Romain: C'est ça.
Tristan: est située plutôt aux alentours de deux mois et demi, trois mois puisque dans le cadre d'un financement par l'intermédiaire d'une banque, fait, le temps de monter le dossier et d'arriver à la délivrance des fonds pour aller chez le notaire, va quasiment s'écouler trois mois en moyenne. il y a des inconvénients, il y a des avantages, je pense de toute façon pour tout entrepreneur dans ce cas là, de toute façon. Mais c'est vrai qu'il a peut-être un petit peu moins de risques quand tu es mandataire, d'autant plus que de plus en plus de réseaux de mandataires ont des packs à 0 € dès le départ où finalement, c'est vrai qu'il n'y a pas d'investissement dès le départ. Tu as un petit peu moins de rémunération en termes de pourcentage pour contrebalancer le fait qu'il n'y a pas d'investissement dès le départ. Et puis après, quand tu es un peu plus à l'aise, tu peux passer sur un pack qui est... payant mensuellement mais avec une meilleure rémunération c'est souvent un peu ce modèle là pour démarrer et donc de fait c'est vrai qu'il a un petit peu moins de risques après dans tous les cas le risque il est contrebalancé par le fait qu'il a un vrai travail à fournir dès le départ et qu'il faut pas s'arrêter il faut vraiment entreprendre de faire des choses et plus on entreprend et plus en théorie on devrait avoir de retour en théorie c'est vrai que dans la pratique j'ai vu des agents entreprendre beaucoup de choses prospecter quasiment tous les jours, mettre en place des rendez-vous avec des vendeurs etc. Et pour autant il y a des petits blocages qui font que ça ne paye pas et ça ne pas au bout. Et des fois c'est vrai qu'il a un petit facteur chance quand même qui vient livrer son expertise. L'expertise, chance, c'est beau. Je sais pas, j'avoue qu'il y a une part de mystère pour moi dans ce métier quand même encore aujourd'hui.
Romain: Après, la chance existe dans la vie de tous les jours et elle n'est pas absente de notre métier. Ça, c'est évident. Maintenant, par rapport au vrai risque financier qu'on prend dans notre activité, j'aime bien le rappeler quand des fois je présente le métier, parce qu'on fait régulièrement des présentations à ceux qui veulent découvrir le métier, quand j'anime des présentations, j'aime bien, en fait, la fin, dire aux gens que souvent, quand ils vont dire à leur entourage, bah tiens... j'envisage de me lancer dans l'immobilier, souvent leur entourage pour les protéger parce qu'ils leur veulent du bien, l'entourage va leur dire, ouais mais t'es sûr, tu vas prendre des risques, en plus c'est la crise, machin, t'as vraiment bien réfléchi, c'est hyper risqué. Et en fait, quand on fait vraiment le point, quel est le risque ? C'est, on va dire que pour vraiment démarrer, le starter pack, va être entre 100 et 200 euros parce que tu vas prendre ta carte de collaborateur, lancer ton entreprise via l'INPI, ça. T'as ton assurance RCP, premières cartes de visite. Allez, je pense que maximum, si tu prends tout de suite un peu des panneaux, tout ça et tout, aller maximum 200, 300 euros. ton starter pack. Le reste, un ordinateur, souvent ton adjoint, téléphone, c'est pareil et tu peux y aller. Et après, mensuellement, du coup, a le prix de ton pack. Si tu as un pack qui est payant, y a les investissements que tu dois faire à savoir si tu payes des outils tous les mois, si tu payes, si tu rachètes des panneaux, etc. Mais pareil, mensuellement, ça va être entre 50 et 250 euros. j'ai envie de dire quand tu regardes un peu les cas que je connais autour de moi, tu vois. Après, bien sûr que Tu peux vite prendre tous les outils à tort ou à raison des YannPort, des tout ça. Si tu t'en sers et que ça te rapporte très bien, c'est un investissement de toute façon. Et c'est vrai que beaucoup de gens qui arrivent dans nos métiers suite à une reconversion doivent en plus faire une transition de salarié à entrepreneur en plus d'apprendre le métier de négociateur immobilier. Et d'ailleurs, à ce sujet, on m'a souvent parlé d'Arenardy qui a fait un Alors c'est une intervention audio qui s'appelle Effectuer la transition », qui apparemment est vraiment assez parlante pour les gens qui passent de salarié à entrepreneur. Et j'aime bien leur rappeler ça qu'au final, ce fameux risque, il pèse pas tant que ça. On parle pas là demain de se lancer et de sortir 200, 300 000 euros, 200 DT, et d'avoir derrière cet énorme boulet aux pieds de charge fixe. Voilà. Et surtout...
Tristan: En fait, tout dépend vraiment du moment où tu rentres en fait dans la volonté de démarrer. C'est-à-dire que quand tu démarres, si vraiment tu es à 0 €, tu es à sec tous les mois parce que tu n'as pas de Pôle emploi, parce que tu n'as pas constitué d'économie auparavant,
Romain: Oui.
Tristan: de fait, on vous conseillera peut-être pas forcément de démarrer à ce moment-là parce que c'est vrai que ça peut être compliqué. Après pour autant j'ai entendu des inepties où on nous disait ouais si t'as pas 10 000 euros sur ton compte c'est pas la peine de démarrer ça va te coûter... c'est pas la peine t'as pas assez quoi en gros. Non mais en fait non pas du tout ça n'a rien à voir moi j'ai démarré avec 1000 euros par mois de pôle emploi avec ma fille qui était à deux mois de naître et pour le coup voilà je vivais très bien après je vivais pas au dessus de mes moyens pour autant quoi donc c'est un peu au cas par cas après mais c'est vrai que je suis d'accord avec toi je... viens complètement à ce que tu dis, c'est que l'investissement finalement, c'est pas je vais voir une banque, je monte un business plan et je sais que j'ai 300 000 euros à rembourser pendant trois ans. C'est pas le cas, clairement. n'y a pas justement ce risque là de l'emprunt pendant trois ans, n'existe pas. On est vraiment sur des petites sommes et qui peuvent en plus de ça devenir dérisoires après par rapport à ce qu'on peut gagner. Après, voilà, c'est comme tout. Il y a aussi un facteur chance. Il y a pas mal de choses et il a surtout un facteur travail. parce qu'on le voit et d'ailleurs j'ai un exemple par chez toi d'un agent qui a pas démarré il a très très longtemps et qui pour autant a cartonné dès le départ et pour le coup c'est je pense en tout cas en le voyant de ce qui m'inspire en tout cas c'est juste du travail quoi et c'est incroyable ce qu'il fait est ce que la chance rentre là dedans dès lors que la quantité de travail est proportionnelle à sa réussite à ce qu'il a envie de réussir en tout cas. pense que la chance finalement parfois elle n'a pas toujours besoin d'être présente.
Romain: Oui et comme on dit la chance ça se provoque, si la chance c'est être au bon endroit au bon moment, en fait j'ai peut-être eu plus de chance que toi mais en fait t'as été à combien d'endroits à combien de moments et j'ai été à combien d'endroits et combien de moments. tu vois,
Tristan: exactement.
Romain: n'y a pas de... vois et puis la chance ça peut-être te toucher une fois de temps en temps comme ça mais si derrière
Tristan: Oui.
Romain: ça devient quelque chose de régulier c'est que c'est plus de la chance c'est juste du travail.
Tristan: Ça revient à ce qu'on me dit très souvent, oui mais toi t'as de la chance, c'est parce que t'es connu sur le secteur. Oui mais en fait je suis pas Leonardo DiCaprio, en fait si vous voulez je suis connu sur le secteur parce que j'ai démarré de zéro et que j'ai mis en place des outils et des choses pour être connu et reconnu sur le secteur mais le premier jour où j'ai démarré et les deux trois premières années c'était pas du tout le cas. et je le vois même en mettant un petit peu moins de choses sur les réseaux sociaux en étant un petit peu moins dehors. De fait, de fait, il n'y a pas de magie. J'ai moins d'appels. Donc ça ne veut rien dire. C'est pas forcément de la chance. C'est de mettre, c'est de placer ses billes au bon endroit au bon moment.
Romain: C'est ça, absolument, absolument.
Tristan: Après tout ça c'est mettre en place des choses qui vont te rapprocher d'une espèce de sécurité que tu construis à travers tous les outils, toutes les choses que tu mets en place. ce que tu construis aujourd'hui, c'est vrai que demain ce sera une espèce de socle de démarrage et peut-être d'apparente sécurité. dans le sens où ça y est j'ai démarré, je me suis fait connaître etc. Et donc bon bah voilà je fais des ventes fréquemment et puis on peut mettre en place des choses, en tout cas dans notre réseau c'est le cas, comme le marketing de réseau, donc le parrainage de personnes qui veulent se lancer dans l'immobilier ou qui viennent d'autres réseaux et qui veulent intégrer un nouveau réseau, qui permettent aussi de bénéficier d'une forme de sécurité quand bien même c'est toujours variable mais c'est toujours un peu plus sécuritaire que si on n'a pas cette source de revenus là du tout quoi, cette possibilité là.
Romain: Oui, tout à fait. J'y pense juste comme ça, mais faudra qu'on fasse, je pense, qu'on aborde ça dans un podcast. Parce que quand tu commences et que n'as que 1000 euros par mois ou que tu es un peu short et tout, tu la dalle. Parce qu'on dit, j'ai la dalle, tu vois.
Tristan: carrément.
Romain: Et il a un certain curseur où c'est bénéfique et un autre où tu commences à faire un peu des choix pas forcément les meilleurs parce que justement, tu as la dalle et tu prends tout ce que tu peux prendre et tu acceptes tout ce que tu acceptes. Mais je pense que ça mériterait un un podcast à part entière ou du moins une rubrique dans un autre podcast. Mais par rapport à...
Tristan: carrément et il a plein de sujets par rapport à ça c'est en train de fleurir dans ma tête je vais m'arrêter ça sera l'objet d'un autre podcast
Romain: Exactement. Et par rapport à ce que tu dis, en fait, ce qu'il faut, c'est rapidement, une fois qu'on a démarré, qu'on s'est inscrit dans ce nouvel écosystème et ce nouveau paradigme de sécurité et de liberté avec les règles qui sont différentes de ce qu'on a pu connaître avant dans une vie salariée ou dans un autre emploi. Il faut rapidement, comme tu disais, se construire sa propre sécurité. Et là, C'est pareil, tu as évoqué le MLM, c'est une première façon effectivement de réussir à contrer un petit peu cette incertitude et cette insécurité. Mais derrière, peux aussi, et c'est souvent ce que je répète, tu peux voir, surtout quand tu démarres aujourd'hui dans un réseau par exemple, tu peux voir les agents qui ont démarré avant toi, tu peux leur poser des questions. Moi, je sais que quand on a nos réunions et que je vois des agents débutants, qui toujours sur leur premier mandat ont des questions, c'est normal, c'est fait pour ça, ce qu'on appelle les debriefings. Je répète très très souvent aux agents quand ils me posent des questions sur un mandat, en fait, ils ont un mandat de vente où ça se passe bien ou moins bien et ils te demandent, ouais, mais là, comment je peux faire pour que ça aille mieux pour ce mandat ? Parce que tu vois, ce mandat, souvent c'est leur seul ou un de leur seul mandat. Et en fait, ils missent tout dessus, tu vois. Et
Tristan: Ouais... C'est le Graal. Ouais, Ouais, bien sûr.
Romain: je me revois très souvent répété, écoute, surtout rentre d'autres mandats de vente. Alors
Tristan: Oui.
Romain: je suis pas de ceux qui vont te dire qu'il faut que t'aies 25 mandats en stock parce que
Tristan: oui, bien sûr.
Romain: il y a différentes façons de travailler. Ça, ça, pourra l'aborder aussi, il a différentes façons de travailler. Mais pour autant, pour autant. Exactement.
Tristan: carrément il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises
Romain: Mais pour autant, tu peux pas avoir juste un ou deux mandats. Et en plus, souvent il a une corrélation, mais c'est aussi lié à ta façon d'être au début, d'accepter un peu tout. Les premiers mandats que tu rentres souvent c'est des mandats un peu un peu compliqués où le vendeur il t'impose certains trucs et toi t'as pas eu forcément l'expérience pour lui dire bah non en fait on peut pas faire ça on doit faire ça et t'es souvent sur les premiers mandats t'es pas sur les rails de la vente tu le sais pas mais t'es pas sur les rails de la vente et t'as des gens qui débutent qui s'accrochent à fond et moi je leur dis toujours c'est très bien là de faire de ton mieux sur ce mandat là c'est ce qu'il faut mais surtout
Tristan: C'est ce qu'il faut.
Romain: rentre d'autres mandats tu peux pas compter que sur ce mandat là Et j'ai même des fois, il a pas très longtemps encore, je me revois dire à une agent, je lui ai dit écoute, là c'est super toi, on a pris 20 minutes là pour voir la premièreatique que tu as sur ce mandat de vente. Mais si tu veux mon avis, je te le dis, je pense que ce mandat là, tu ne vas pas le vendre. Tu ne pas aller au bout là dessus. Je ne juge pas de tes capacités, je juge pas du vendeur, je ne les connais pas, mais au vu de ce que tu me dis, là tu n'es pas sur les rails de la vente. Ce n'est pas grave, c'est le jeu. Mais du coup... rentre aussi d'autres mandats, profite, rentre d'autres mandats et celui-là tu vas le mener au bout pourquoi ? Pour apprendre, pour te faire un peu les dents comme on dit et derrière si tu le vends c'est génial et tu peux le vendre mais moi je pense que là t'es pas du tout sur les rails de la vente. Pour te dire c'était un mandat où en fait elle avait signé un mandat exclusif et les vendeurs avaient voulu basculer sur un mandat simple parce qu'ils l'aiment bien mais qu'ils voulaient quand même ouvrir d'autres portes parce que ça traînait un petit peu etc tu vois. Donc le fait déjà d'avoir accepté de passer en mandat simple, tu vois, ça commence déjà à devenir glissant et à t'échapper des mains, tu Mais bon, c'est pas le...
Tristan: ...
Romain: Voilà, c'est pas le sujet. Mais en tout cas, le fait effectivement de faire de la trésorerie, de voir venir, de rentrer du stock de mandat, de faire du roulement aussi. En fait, faut que t'aies dans tes mandats. Moi, je tourne à entre 10 et 15 mandats. Je sais qu'en général, il y en a cinq qui bougent bien, tu vois, qui sont là, qui sont sur le grille, qui bougent bien. 5 ou voilà ça va un petit peu mais ils sont encore un peu trop chers ou alors il va falloir faire parfois juste un ou deux petits moves pour que ça soit plus propice et 5 d'autres où ça bouge beaucoup moins tu vois et le but c'est de comme un tapis de caisse tu de faire évoluer
Tristan: Exactement.
Romain: ton stock et évidemment d'avoir
Tristan: Ça se décoller.
Romain: de la treizeau d'avance ça c'est ça c'est indéniable que c'est obligatoire tu peux pas te retrouver à vivre au mois le mois quand t'es pas sûr de
Tristan: oui.
Romain: de quand tu seras payé et de si tu seras payé sur certains dossiers.
Tristan: ça peut être compliqué, c'est à apprendre dès le départ, parce que c'est vraiment un camion que tu prends en pleine figure, c'est vraiment compliqué. Et en plus, souvent, y a cette volonté de n'avoir que quelques mandats parce qu'on a peur de mal les travailler, de décevoir, etc. Mais on est dans un métier où la petite modification de paramètres, changer une photo, changer un titre, changer une partie dans le texte, etc. n'amènera pas de changement majeur, n'amènera pas de révolution. en fait, malheureusement, il faut faire l'expérience d'un mandat qui est rentré, etc. et que maintenant, il faut attendre. C'est surtout les sites. Maintenant, il faut voir comment le marché répond. Si le marché répond, tant mieux. Si le marché ne répond pas, en fait, c'est un peu normal. Il faut un peu passer par là. Donc c'est vrai que c'est ce qui fait que parfois au départ on a vraiment envie de dire ouais mais j'ai envie vraiment de me concentrer sur deux trois mandats et les vendre et puis on verra après mais en fait c'est presque le piège dans lequel il faudrait pas tomber parce que déjà un agent doit pouvoir savoir tout vendre des biens de n'importe quel type etc même s'il des agents qui se spécialisent et c'est très bien mais je pense que ce spécialisé vient après avec l'expertise et avec l'envie et avec la... la sérénité au niveau de la trésorerie, etc. Mais il faut quand même rentrer, avoir un certain stock parce qu'ils ne pas tous au même état de maturation et ça, n'est pas lié à l'agent directement, c'est lié au projet de vente des gens. De fait, y a des biens qui vont se vendre, que tu vas rentrer maintenant, qui vont se vendre dans un an parfois. Donc, il n'y a pas vraiment le choix que de tester le marché à différentes entreprises. voilà, ça après, bon. Bien sûr, c'est aussi une question de stratégie dès le départ. y a des agences, il y a notamment une agence que je connais qui, à un moment donné, faisait des estimations moins chères que celles du marché pour essayer de vendre rapidement parce que c'était la crise et qu'il fallait rentrer rapidement de l'argent. bon, malheureusement, quand les gens passent avec d'autres agents qui ne proposent plus et que ça marche. la réputation de l'agence elle descend un petit peu donc faut aussi faire un peu attention à ça à pas vouloir trop se précipiter sur de la baisse de prix et tout ça faut quand même tester le marché il faut laisser un peu autant un peu le temps autant quoi il ya une grosse partie comme ça malheureusement dans notre job où bon c'est sûr qu'au départ c'est un peu compliqué à comprendre mais voilà ça fait partie ça fait partie intégrante du métier je crois
Romain: Oui, on le dit souvent, il n'y a pas vraiment de raccourci. Quand tu essayes un raccourci, souvent derrière, ça mène pas là où tu voulais.
Tristan: Non et puis c'est pas parce que tu donnes une... Oui bah maintenant faut vendre de manière urgente donc on va baisser le prix, on va le mettre directement soit au prix du marché réel de ce qu'on pense soit on va même le mettre 10 % en dessous et puis si ça se trouve ça va pas répondre mais parce que il y a des marchés aussi qui fonctionnent avec une certaine temporalité. Moi je parle pour moi parce que j'habite dans un secteur de station balnéaire à Saint-Cyprien. dans les Pyrénées Orientales où c'est vrai que novembre, décembre, janvier et même juillet, août étant une période de vacances pour les gens qui sont ici. puis, bon, novembre, décembre, janvier, une fois qu'on a été, qu'on a pris la taxoncière dans les jambes et les autres impôts dans l'autre jambe, etc. plus Noël dans le rein. Bon, de fait, on est un peu moins armé pour lancer un projet immobilier. Donc il y a des temporalités aussi qui fonctionnent, qui fonctionnent pas, il a des spécificités de secteur quand bien même. ben voilà, limo c'est limo et une vente c'est une vente. Je pense quand même qu'il y a des spécificités de secteur à prendre en compte, clairement. Aussi, en tout cas.
Romain: Ça joue, on pourra en parler même dans un épisode.
Tristan: Donc là, on va attaquer la rubrique, dernière rubrique de notre podcast. C'est quelque chose qu'on va faire à chaque fois. On a l'habitude avec Romain de s'envoyer des vocaux entre deux visites et on s'est dit que ça pouvait être rigolo à force d'entendre les bruits de clignotants de l'un ou de l'autre quand on est en voiture et qu'on enregistre des vocaux pour éviter, pour garder les yeux sur la route surtout. On s'est dit que ça pouvait faire une rubrique intéressante qu'on a appelé du coup. entre deux visites. Et dans
Romain: Exactement.
Tristan: ce entre deux visites, voilà, le but, c'est de se mettre un petit peu dans la sauce, de se poser des questions un peu piège, etc. pour voir. Donc, ce n'est pas des choses qu'on a préparées au préalable. C'est la première fois qu'on va le faire à travers ce podcast. c'est un format qui est amené à évoluer après en fonction, si jamais il a besoin. Et du coup, j'ai préparé une première question pour toi. Est-ce que tu préfères qu'on te dise C'est bien tu as la sécurité, liée à ton précédent métier, ou est-ce que tu préfères qu'on te dise c'est bien tu es libre ?
Romain: Je pense que c'est bien tu es libre parce que pour moi être libre ça veut aussi dire que je suis serein dans un certain sens.
Tristan: attendez un peu à la réponse du fait de ton métier actuel.
Romain: Ha ha
Tristan: À toi ? Ouais ? Aïe aïe aïe.
Romain: Ma question pour toi, entre deux visites, qui dirige vraiment ton agenda ? Toi ou tes clients ?
Tristan: Je pense qu'au départ c'était mes clients et que maintenant c'est Mais qu'il y a forcément une part d'adaptation. Je sais pas si c'est le fait d'être sur un secteur de station balnéaire, donc un peu saisonnier, mais quand on me dit écoutez on est là ce week-end, on vient samedi, dimanche, on a déjà 12 visites de Calais, j'ai pas vraiment le choix que de m'adapter à eux aussi. Même si je le fais un peu moins que quand j'étais débutant. Tu préfères être mal payé et admiré ou bien payé et jalousé
Romain: bien payés et jalousés tous les jours.
Tristan: Pas de débat.
Romain: Est-ce que ta liberté t'a déjà coûté une vente ?
Tristan: Est-ce que ma liberté m'a déjà coûté une vente ? Alors en tout cas j'ai pas le souvenir. Je crois que pour l'instant non. En plus j'avoue que j'ai un bon pourcentage de réussite sur des mandats simples. Donc je vends l'exclusivité à tout prix et c'est hyper important pour moi et pour ce que je crois vraiment de notre métier. Mais pour autant les mandats simples je suis toujours très bien positionné. Donc je crois pas. Pas pour l'instant en tout cas.
Romain: Ok. Ok.
Tristan: Dernière question pour ma part. Est-ce que tu préfères qu'on te respecte pour ton uniforme ou qu'on se méfie de toi pour ta commission ? Je rappelle quand même que le
Romain: Ou alors...
Tristan: métier d'agent immobilier, c'est pas forcément très très bien vu. En gros, est-ce que ce côté-là, t'arrive à jouer avec facilement ou c'était plus facile quand tu étais en uniforme
Romain: Oui, je préfère qu'on se méfie de moi pour ma commission. Premièrement parce que aujourd'hui l'uniforme est plutôt en respecté que ça. Et
Tristan: Oui.
Romain: deuxièmement parce que du coup, c'est un challenge pour moi de passer au delà de cette méfiance et en général, j'y arrive plutôt bien.
Tristan: Ouais, Je me doute.
Romain: Dernière question pour moi. Un mandat à 50 000 dons horaires mais où tu dois travailler comme le vendeur l'exige. Tu signes
Tristan: tout dépend de ce qu'il exige.
Romain: Par exemple, tu utilises ces photos.
Tristan: On peut tester. On peut tester, oui c'est possible. Mais pas forcément lié avec les honoraires, mais parce que je pense que c'est bien aussi de prouver parfois à un client que ce qu'il a fait c'est pas non plus extraordinaire parfois. Et puis je pense qu'il a des fois où on peut avoir une très bonne surprise. Donc oui. En tout cas cette exigence là, oui. D'autres choses un peu limite, non. Mais ça en tout cas ça me dérangerait pas ça. Il n'y aurait pas de problème.
Romain: ça marche.
Tristan: Parfait, bon pour l'instant c'est pas trop mis dans la sauce. On était encore un peu gentillés, je pense que ça prendrait un peu
Romain: Ça va. Salut.
Tristan: plus d'ampleur dans les prochains épisodes.
Romain: C'est la courtoisie des débuts.
Tristan: Exactement. Et bien voilà du coup pour cet épisode sur la sécurité pour cette deuxième partie. Si jamais vous avez des questions, si jamais vous avez envie de parler collaboration ou quoi que ce soit, n'hésitez surtout pas à aller voir directement sur notre site Internet. Donc agent libre tiré le podcast. Et bien évidemment, pouvez nous retrouver sur toutes les plateformes de podcast et y compris sur YouTube, LinkedIn, Facebook et Instagram. sur lesquels on est relativement réactif donc si jamais vous avez la moindre question ou quoi que ce soit des sujets que vous voulez qu'on aborde ou qu'on revienne sur un sujet sur un point en particulier il faudra vraiment pas hésiter et pareil pour les collaborations si jamais ça peut vous intéresser on est complètement ouvert à tout ça
Romain: Exactement. Alors collaboration, on entend des invités qui veulent passer dans le podcast. Ce n'est pas des collaborations. Le sponsoring NordVPN, n'est pas ce qu'on entend par collaboration. Et par ailleurs, mettra...
Tristan: Voilà, Exactement, ça pourra venir avec le temps mais c'est pas prévu pour l'instant.
Romain: Par ailleurs, on mettra la liste des prochains sujets sur le site. Donc logiquement, ce sera fait en sorte à ce que si un sujet qui vous interpelle et qui vous évoque une anecdote ou une réflexion, n'hésitez pas, balancez. Et nous derrière, si on peut l'incorporer dans le podcast et rebondir dessus, on le fait. Et si même ça peut permettre de vous inviter dans le podcast pour que, du coup, vous veniez dans le podcast dire un petit peu ce que vous avez à dire. Nous, est preneurs. On est totalement preneurs.
Tristan: carrément carrément et ben
Romain: Très bien.
Tristan: voilà du coup pour cet épisode merci beaucoup romain
Romain: Merci à toi.
Tristan: et puis salut les agents libres !
Romain: Salut les agents libres.
Tristan: Agent libre.
Romain: le terrain de l'immobilier. Salut Tristan !
Tristan: Salut Romain
Romain: Salut les agents libres. Pour démarrer cette deuxième partie de l'épisode sur la sécurité, qui va être plutôt dédiée à la sécurité financière, j'ai choisi cette citation de Peter Drucker, qui est donc un auteur économiste américain. Toute activité économique est par définition à haut risque et défendre le passé. Il précise même, c'est-à-dire ne pas innover. est bien plus risqué que construire demain. Je la trouve très parlante, surtout dans notre cas où toi et moi, a fait un choix de sacrifice d'une certaine sécurité au profit justement d'une activité économique et d'innovation dans nos vies professionnelles dont je la trouvais particulièrement appropriée.
Tristan: Carrément, carrément, carrément. De toute façon, dès lors qu'on engage des frais, dès lors qu'effectivement il a une partie économie qui rentre dans l'activité, de fait, tu es obligé de remettre tes économies un petit peu sur la table pour pouvoir développer ta société. Et puis c'est vrai que l'innovation, c'est surtout qu'on est quand même à une ère à laquelle l'évolution se fait très, très, très, très vite. la preuve avec tous les téléphones qui sortent. Avant c'était tous les trois ans, maintenant c'est passé à tous les ans, puis là c'est presque tous les six mois quoi, donc tellement ça va vite. Donc
Romain: C'est clair.
Tristan: ça va vite et puis il a besoin de consommer. Mais donc ouais c'est vrai que je la trouve très juste. Je la trouve très juste, un peu angoissante mais juste.
Romain: Mais après, tu vois, si on va un cran plus vraiment dans la comparaison avec nos situations personnelles, c'est que dans notre ancienne vie, était un peu, en tout cas moi, je me sentais vraiment dans tout le contraire de l'innovation et de l'activité économique. C'est à que j'étais dans un cadre.
Tristan: Ben je ne vais pas.
Romain: Exactement, exactement. J'étais dans un cadre très strict où j'appliquais ce qu'on me disait de faire. Tu pouvais pas sortir du cadre pour essayer de faire mieux ou autre. Au contraire, tu appliquais ce qui fonctionne. Les 5C c'est con mais c'est comme ça. ce cadre-là en tout cas me paraissait difficilement propice à innover, même pour moi personnellement. Et c'est vrai que même les gens qui sont employés au service de l'État, ce soit fonctionnaires, gendarmes, militaires, n'importe, il en a qui réussissent à se bâtir de très beaux patrimoines personnels ou autres, mais c'est toujours... par le biais de l'investissement immobilier ou de l'investissement en bourse, c'est en dehors du cadre professionnel mais qui pour autant l'aurait permis par leur sécurité de l'emploi.
Tristan: et en prenant un risque, mais c'est pas l'emploi lui-même dès le départ qui est une activité économique qui va permettre de faire fleurir ou en tout cas de prendre un risque.
Romain: Exactement.
Tristan: Par contre, c'est vrai que c'est à la tête justement de toi, la gendarmerie, ou moi à la tête de l'éducation nationale, le fait d'investir plus d'argent dans certaines choses, comme par exemple les écrans qui ont remplacé petit à petit les tableaux dans les classes, etc. Ça a été un véritable investissement et pour le coup, c'est vers l'innovation. Je trouve que ça va bien vers ce que tu étais en train de faire de ce que tu avais dans ta citation. Je trouve que c'est un marqueur qui montre qu'effectivement, l'aspect économique, c'est prendre un risque. Mais si on tend vers l'innovation, en théorie, c'est pas tant un risque que ça, quoi, si c'est vraiment en lien avec le développement de l'activité que tu as envie de développer, quoi, en théorie. Et en pratique.
Romain: et en pratique. Et du coup, j'ai hâte de découvrir la citation que tu as pu choisir.
Tristan: Et écoute, une citation un peu plus... Comment dire ? D'habitude, j'aime bien les citations qui sont nuancées. Là, on a un peu moins de nuances. On est sur quelque chose d'un peu plus droit. Tu vas comprendre pourquoi. Je ne pas tout à fait d'accord avec la traduction. bon, c'est embêtant. vais quand même la livrer en français parce que je compte pas faire une dissertation sur l'explication de la traduction. C'est une citation qui est attribuée à Benjamin Franklin. Celui qui sacrifie sa liberté pour sa sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre. Elle est un peu violente alors que moi ce que j'en comprends réellement dans cette citation c'est plutôt ceux qui, donc je les retraduis personnellement parce que du coup je la trouvais trop violente comme ça, ceux qui renonceraient à une liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire ne méritent ni l'une ni l'autre. Si tu veux la liberté, t'es forcé à un moment donné de perdre un petit peu de sécurité de fait, je pense. Ça revient un petit peu à ce qu'on disait sur le podcast précédent avec les fers. C'est qu'en fait on ne perd pas, on n'a pas de fers. On a moins de fers et on a des fers qu'on a un peu plus choisi.
Romain: Oui, tout à fait. Je l'ai vu aussi, celle-ci, j'ai préparé l'épisode de mon côté. l'ai... En tout cas, moi, je l'ai passé parce que je l'ai trouvé un peu trop politique. Parce qu'il même, je crois, une autre citation où il disait qu'il ne fallait pas sacrifier sa liberté pour de l'argent et pour le pouvoir, etc. Donc je l'ai trouvé un peu trop politique mais non, elle est carrément parlante. Et c'est vrai que bon tu peux passer une heure dessus.
Tristan: ça c'est clair. Qu'est que c'est renoncer sa liberté ? Qu'est qu'on appelle une liberté essentielle ? Qu'est que c'est que la sécurité ? sécurité temporaire ? C'est un vaste sujet de toute façon. On s'en est rendu compte en enregistrant l'épisode de toute façon que la sécurité ça pouvait être un vaste sujet.
Romain: Oui, absolument. Et d'ailleurs, je pense que le moment d'attaquer vraiment la deuxième partie de ce volet sur la sécurité, puisque je pense que ceux qui nous écoutent ont hâte aussi qu'on aborde cette partie-là, puisque c'est vrai que quand on parle de sécurité de l'emploi, c'est souvent empreint d'un côté financier avant toute chose et sécurité de l'emploi dans la mesure où... tu vas pas perdre ton emploi. Mais quand on parle de perdre son emploi, ce qui importe surtout, c'est de perdre sa rémunération et sa sécurité financière. Et pour le coup, là clairement, nous, est passé de presque d'un extrême à l'autre puisque auparavant, avait notre situation, on était en situation de salarié, mais dans un cran extrême de sécurité d'emploi puisque quand t'es militaire de carrière ou que t'es fonctionnaire, tu sais que tu vas pas te faire... licenciés économiquement du jour au lendemain puisque même quand en politique ils annoncent qu'ils vont supprimer des postes de fonctionnaires ou autres ils ne virent jamais des fonctionnaires qui sont en train d'exercer, ne renouvellent pas des postes quand il a des départs à la retraite ou des départs tout court. Mais donc tu sais que tu vas pas te faire virer du jour au lendemain et donc on a quitté cette belle sécurité qui représentait sûrement trop de fer pour nous pour l'aventure entreprenariale et donc on a quitté aussi un salaire pour une rémunération. Je ne pas si aléatoire c'est le mot parce que le but c'est qu'elle ne le soit pas et que ça dépend de nous. Mais pour autant pour une rémunération qui n'est pas fixe. Mais j'aime aussi dire que quand ta rémunération est fixe, t'es fixé et quand elle n'est pas fixe, au moins ça t'ouvre plus de possibilités.
Tristan: Ça peut se décupler, ouais, clairement. Après, c'est vrai que les revenus sont de fait irréguliers parce que parfois on peut signer un acte authentique notamment au début, c'est-à-dire qu'on va signer le premier au bout d'en moyenne six mois. Mais après, ça ne pas dire pour autant que déjà on n'est pas obligé de rentrer dans cette moyenne-là. peut faire bien avant et j'ai rencontré des agents qui ont fait bien avant. Moi le premier, j'ai eu la chance de les faire avant les six mois. Mais par contre, ça n'a rien à voir. C'est-à-dire qu'en termes de rémunération, par rapport à mon métier précédent, quand bien même il a des mois ou il a des années où je fais moins de chiffre d'affaires, je suis toujours au moins équivalent à ce que j'avais avant dans mon métier de professeur de PS. Donc finalement, c'est vrai que... j'ai quitté cette sécurité là mais en même temps je gagne un peu mieux ma vie quand même et en ayant le choix de travailler 7 jours sur 7 ou pas, travailler 12 heures par jour ou pas donc finalement c'est de pouvoir aller chercher mes enfants, de pouvoir faire des activités à côté ou quoi que je pouvais pas forcément faire auparavant donc moi j'avoue que En tout cas à titre perso, ce n'est pas du tout un regret, ça je pense qu'on l'avait compris. Mais en plus de ça, c'est vrai que c'est une véritable ouverture. Quand tu as envie d'être présent pour tes enfants, c'est vraiment quelque chose d'important. Ce qui ne pas dire que parce qu'on a envie de faire ça, alors de fait ça fonctionne du premier coup et ça fonctionne parfaitement à chaque fois.
Romain: Oui, tout à fait. tu vois, moi, j'avais démarré mon premier démarrage, j'avais mis je crois huit mois à faire ma première vente.
Tristan: Mmh.
Romain: Et là, mon redémarrage, du coup, lorsque j'ai repris l'activité en 2023, j'ai signé mon premier compromis, je crois en trois mois, Trois ou quatre mois.
Tristan: Alors que 2023, c'est quand même pas la meilleure année de l'immobilier. On est en pleine crise.
Romain: Oui alors, moi à ce propos tu vois, je... Si l'immobilie est en crise c'est ma faute parce que je t'explique que moi j'ai commencé donc j'ai fait mon BTS entre 2009 et 2011. là 2008, la première crise liée au subprime et tout c'était là. Ensuite quand j'étais mandataire bah voilà à partir de 2011 bah forcément on était encore en plein dedans. Des gens qui avaient acheté en 2008 quand les prix étaient anormalement hauts, qui devaient vendre à perte et tout. Puis 2012 où c'était compliqué aussi. Alors après pour le coup, donc en 2018, j'ai arrêté l'immobilier à ce moment là. Donc l'arrivée du Covid, j'ai pas connu, mais là après Covid où tout se vendait en deux semaines avec trois photos, j'ai pas connu non plus. Et je reviens 2023, c'est de nouveau le bordel. Moi, je peux pas connaître
Tristan: C'est de nouveau le bazar, c'est clair.
Romain: un marché fastieux, je peux pas connaître. Pour autant, m'a fallu un an pour... retrouver le même niveau de rémunération qu'auparavant en tant que gendarme. Et depuis, j'ai fait à peu près, un peu plus de un et demi, je dirais. Donc effectivement, je gagne mieux ma vie qu'avant et je pense que ça compense cette absence de sécurité parce qu'après, tu parlais de marché compliqué et d'irrégularité. C'est vrai que moi, je constate dans ma façon de faire, parce que je considère que mes résultats viennent de ma façon de faire. tu vois, j'ai toujours un peu un trimestre un peu creux et je pense que ça vient un peu de la routine que j'ai eue, tu vois, tu rentres tes mandats, tu fais tes ventes et quand tu plusieurs trucs en cours, forcément, tu es un peu moins alerte sur la rentrée de mandat, tu te sens un peu plus serein. Et après, quand finalement ça devient un peu plus chaud et qu'en stock, tu n'as plus que des biens qui ne pas encore mûrs pour être vendus parce que... encore trop chers ou parce que des biens un peu hors marché, très grands, beaucoup de travaux, très petits, très spécifiques. Quand il reste que ça, forcément là, tu n'as pas ton roulement habituel. donc moi, chaque fois, ça me remet un coup de pied là où il faut et je m'y remets et du coup, je rentre de nouveau des nouveaux mandats et après, je refais de nouveau un ou deux trimestres costauds. Et après, tu vois, c'est un peu ce cycle là qui se répète. Et d'ailleurs, personnellement, j'ai essayé de travailler là dessus. Je pense que si j'arrive à combler ce trimestre, Là, y a plus régulier tout au long de l'année. Je pense que je passe un cap en termes de résultats, mais pour autant, est-ce qu'en fait, c'est pas un peu une façon qui me convient ? Ça, ça reste à voir. Mais c'est vrai que je dois avouer que, tu vois, dans cette période de creux où tu vois que ça... Il a pas masse d'appels, il
Tristan: ça patine.
Romain: n'y a pas masse de contacts et qu'en fait, tu fais le point sur les mandats qui te restent, tu dis ben... Ouais, là, c'est un peu chaud. tu n'es pas serein serein tu vois même si tu de la treizeau d'avance tu n'es pas non plus dans le rouge mais tu quand même pas serein serein
Tristan: All
Romain: et ça te force un peu de manière presque désagréable à ressortir les antennes pour aller chercher du mandat et pour de nouveau remplir le stock tu vois et mine de rien ça ne me fait pas du tout regretter la vie d'homme mais ça c'est un sentiment totalement nouveau qui était inconnu auparavant tu
Tristan: Là en l'occurrence, dans le cas que tu expliques, ça veut dire qu'il a même des mois où il n'y a pas de rémunération. C'est-à-dire qu'il a des mois où quand tu fais ta déclaration d'URSAF, tu es plus proche de zéro que du salaire que tu avais avant. Donc quand tu fais une déclaration à zéro, t'as intérêt à avoir fait suffisamment de chiffres pour pouvoir vivre cette situation-là sans trop stresser quoi entre guillemets.
Romain: Et complètement.
Tristan: D'ailleurs je pense que c'est important d'expliquer peut-être aussi un peu comment ça marche pour celles et ceux des auditeurs qui seraient les moins alertes sur comment fonctionne notre métier parce qu'en fait on n'a pas donc de rémunération fixe ça c'était bien compris mais c'est que en fait tout le travail que l'on fait n'est pas forcément rémunéré, enfin n'est pas rémunéré dès le départ c'est dire que pour pouvoir encaisser de l'argent d'une vente, faut qu'elle soit passée officiellement chez le notaire. Donc il y a eu le véritable échange de clés. Sauf que entre le moment où on signe cet acte authentique et le moment où on a rencontré pour la première fois les propriétaires, il peut s'écouler un temps très, très long. Et notamment, toi, dans l'exemple que tu donnes ou quand tu as repris sur ta deuxième carrière, entre guillemets, tu as quand même réussi à faire une vente en trois mois. ce qui est vraiment proche de l'exploit parce que il faut rentrer le mandat, faut quasiment trouver quelqu'un directement et entre l'offre et le compromis, parfois il peut s'écouler une, deux semaines et entre le compromis et l'acte authentique, peut en moyenne s'écouler entre deux et trois mois. Donc c'est une belle perf. Oui, d'accord. Pas le premier acte.
Romain: Alors c'était trois mois pour le premier compromis. C'était le compromis en trois mois, pas l'acte authentique. Oui, oui, non, oui, ça aurait été exceptionnel.
Tristan: Oui, donc de fait, du coup, ta première rémunération quand tu es revenu. Elle s'est faite finalement quasiment au bout de 5-6 mois.
Romain: Ouais, même plus parce que c'était un
Tristan: en haut de longueur.
Romain: gros bien qui a été acheté par un marchand bien qui l'a divisé et tout.
Tristan: Merci.
Romain: Donc, si tu veux, ce premier compromis que j'ai signé, c'est même pas le premier que j'ai encaissé. Après,
Tristan: Décal, déco.
Romain: par la suite, j'ai signé deux autres compromis que j'ai encaissés avant celui-là. Mais c'est vrai que oui, c'est totalement un schéma, totalement différent. Mais pour autant, je pense à un agent là qui a... qui a démarré il y a quelques années, a deux ans à peu près,
Tristan: Mmh.
Romain: qui a fait son premier compromis assez rapidement, c'est-à-dire premier mandat, première visite, compromis. Tu vois ? Et quand il me l'a dit, alors il était super content, il était super content, j'étais forcément content pour lui aussi, je l'ai félicité, c'est génial et tout, mais pour autant, je lui dit, c'est cadeau empoisonné ça, parce que ça t'habitue mal et... Même si derrière tu te dis oui, non mais je sais que j'ai eu... Tu il le disait, oui je sais que j'ai eu un peu de chance, de la chance pas de la chance, il a été au bon endroit, il a fait ce qu'il fallait, voilà. C'est pas de la chance. Mais tu sais très bien que ça va pas se passer comme ça pour tous les trucs et tout, mais malgré tout, malgré tout, ça s'est passé comme ça, donc ton inconscient il l'imprime, tu vois. Il l'imprime. Donc c'est vraiment cadeau
Tristan: Tiens, on y va. Tiens, on
Romain: empoisonné et c'est... c'est... c'est apprendre vraiment avec des pincettes et faut pas s'habituer à ça parce que derrière... C'est pas la réalité.
Tristan: mais carrément, c'est marrant parce que j'ai deux exemples par rapport à ça et qui, tu vois, c'est la preuve qu'en fait, de toute façon, on réinvente pas l'histoire. Il se passe plus ou moins toujours la même chose. On a recruté un agent à un moment donné. Si Dimitri et Alex écoutent, ça leur rappellera des souvenirs. Dimitri recrute Alex dans l'équipe et Alex a doré la pige, la prospection téléphonique, pour ceux qui connaissent pas. Donc, appeler un propriétaire qui souhaite vendre. potentiellement par lui-même et lui proposer les services d'une agence pour essayer de compléter son offre ou de remplacer son offre. il adorait faire ça. en fait, en rentrant ses trois premiers mandats, il s'avère que pour un ou deux mandats, Dimitri avait déjà un acquéreur qui pouvait être intéressé et pour le troisième, première visite, première offre. Et en fait, il a rentré trois mandats, trois offres en une visite à chaque fois et donc trois fois du chiffre d'affaires réalisé au bout de trois mois du coup. Donc une vitesse grand V et en fait le problème c'est qu'il a adoré ce côté là. Sauf que c'est ce que tu disais c'est un petit peu le piège. C'est à dire qu'il s'est retrouvé à adorer l'adrénaline du j'appelle, je rentre, je signe, c'est vendu. Et en fait
Romain: Ouais.
Tristan: quand il s'est un peu plus confronté à la réalité, c'est à dire à une temporalité un peu plus classique, forcément c'est je pense quelque chose qu'il a... un peu moins apprécié, ça s'est complexifié un petit peu et donc de fait, voilà, il avait besoin d'une sécurité qui venait d'autres choses et il est reparti dans un travail plus classique. moi, quand j'ai démarré, donc je démarre de mémoire le 9 février 2019, je signe ma première offre sur un mandat qui était en agence puisque moi, j'ai démarré en agence. Je signe ma première offre d'achat le 21 février. la deuxième le 23 février et la troisième le 25 février. Donc, en l'espace
Romain: ...
Tristan: d'une semaine, je signe trois offres d'achat de biens qui étaient dont un qui m'appartenait, qui était un mandat à moi et de deux autres qui étaient des mandats qui faisaient partie de l'agence. Donc, un enchaînement quand même assez chanceux. va pas se mentir. Et les trois ventes se font donc, les trois offres se font en février. Signature donc du compromis début du mois de mars. et les trois voulaient absolument que ça se signe aux alentours de la moitié du mois de juin, de juillet, parce qu'en fait à chaque fois c'était un projet avec des enfants et donc des déménagements qui semblaient plus logiques de faire à la fin de l'année scolaire. Donc en plus
Romain: N'importe quoi.
Tristan: de ça, tu vois, moi ça a démarré très vite, l'adrénaline elle est montée très très vite. J'étais au Pôle emploi à l'époque avec 1000 euros par mois, très exactement de... je sais plus comment ça s'appelle en gros de PoloPlo Voilà,
Romain: d'ARO.
Tristan: d'ARE, voilà, merci, ça fait tellement longtemps que du coup je m'en souviens plus Et puis on me dit ouais en gros mais ce sera pas avant la moitié du mois de juillet Et donc là faut serrer un petit peu les dents et attendre parce que tu sais que quand ça va tomber bah c'est très très chouette mais si ça tombe pas de suite voilà ça peut parfois être un petit peu angoissant Pour la petite histoire quand j'ai touché donc mes trois premières on a le four, la machine à laver et le lave-vaisselle qui sont tombés en panne dans la même semaine.
Romain: Voilà, c'est les trois trois, vois, c'était l'équilibre était là.
Tristan: Voilà, c'était parfait. C'était
Romain: Ok.
Tristan: parfait. Mais oui, il a quand même... Il faut quand même comprendre qu'il a une temporalité à respecter dans une vente immobilière et c'est vrai que quand on arrive au départ... pense qu'il ne pas le cacher aux personnes qui rentrent dans l'immobilier. C'est vrai que les premières rémunérations ne se font pas de suite. Il faut quand même un petit matelas de souplesse financière pour pouvoir se lancer. par contre, après, c'est vrai que ça peut prendre, ça peut vraiment prendre très, très vite. Mais voilà, c'est beaucoup de travail en amont d'une potentielle rémunération qui n'est pas sûre d'arriver.
Romain: Ouais, en fait, il a
Tristan: C'est pas simple de se lancer.
Romain: Oui, et puis en fait, il y a surtout ce volet là. C'est que non seulement tu fais un travail aujourd'hui là où tu sais que ce travail là va payer une fois que tu seras passé chez le notaire, mais ce travail là, quand c'est de la prospection d'aller rentrer des biens en vente, de contacter les gens autour de toi pour leur dire que tu es dans les mobiles, etc. Tu sais qui va payer dans 6, 8 mois. Donc déjà, faut réussir à regarder aussi loin. Mais en plus, même une fois que tu des mandats, que tu fais des visites, en plus de la temporalité, il a l'incertitude. Parce que même si avec le temps, tu maîtrises mieux tes dossiers et tu te couvres avec ce avec quoi tu peux te couvrir, jamais assuré à 100 % de toucher l'argent pour lequel tu en train de travailler aujourd'hui. Parce que des fois, ça
Tristan: Exactement.
Romain: peut arriver de rentrer un mandat, commencer à faire des visites et derrière, fait, pour une raison X ou Y, la vente. se fait sans toi ou ne se fait pas du tout. du coup, fait, tu as fait tout ça pour rien. ça, c'est quand même un truc assez fou. Et je ne pas s'il a beaucoup de métiers comme ça où tu
Tristan: Hmm.
Romain: travailles et tu es payé que tout à la fin du processus. C'est-à-dire qu'un artisan qui vient te refaire ta salle de bain, tu vas lui payer 30 % du devis en compte au moment de signer le devis. Ensuite, à la moitié des travaux, va devoir acheter du matériel, tu vas lui repayer 30 % et à la fin, tu lui payes à la livraison quand tout est ok.
Tristan: Allez.
Romain: Nous, non seulement, on est payé entièrement tout à la fin. Donc tout ce qu'on travaille avant, peut prendre des mois. plus, une vente immobilière, tu l'as dit, et on n'est pas payé. Mais en plus, il n'y a pas de certitude. C'est à dire que si tu prends un cas où vraiment c'est compliqué, par exemple, mandat simple, tu n'es pas le seul sur la vente. où le propriétaire essaie de vendre par lui-même aussi, ou des fois le propriétaire il change d'avis au dernier moment, ou enfin voilà tout un tas de choses qui font qu'au bout de cette temporalité déjà longue, bien ça se trouve, il a Ça se trouve, il n'y a rien. Et ça, il a le côté où il faut l'anticiper financièrement, mais même mentalement, c'est aussi quelque chose de totalement nouveau et totalement spécifique, j'ai envie de dire, parce que je pense même à l'exemple que tu avais donné dans l'épisode précédent. sur la liste de meubles ou le four dans la cuisine aménagée t'a coûté la vente. Si je dis pas de bêtises, au final, même après avoir eu ma vente, tu n'as pas du tout fait cette vente.
Tristan: Non, non, je ne l'ai pas du tout vendu. Exactement, je n'ai pas vendu cette maison là. j'ai fait tout ce travail là de la de prospection pour avoir le rendez-vous avec le client, du rendez-vous avec le client où j'ai réussi à négocier un contrat, etc. On a commencé à travailler, on a fait les photos, vidéos, visites virtuelles, surtout que moi, je m'amuse quand même à faire un package vraiment complet avec photos, vidéos, visites virtuelles à chaque fois pour chacun de mes mandats. Donc, c'est vrai que j'investis quand même pas mal de temps. puis il faut prendre la voiture, il y a quand même des frais. Quand bien même on n'est pas des restaurateurs qui achetons un stock où on n'est pas sûr de le vendre et potentiellement on peut avoir des pertes, on peut comparer quand même le fait de rentrer des biens. C'est du stock qui peut amener de la perte du fait d'avoir travaillé justement photo, vidéo, visite virtuelle, déplacement, publicité, etc. Et pour autant on ne le vend pas à la fin. Donc il y a un peu ce même côté là, même si c'est, on va pas se mentir, c'est peut-être pas le même risque. Il n'y a pas beaucoup d'argent, pas autant d'argent à investir dès le départ que quand on est restaurateur, par exemple. Mais c'est vrai que de fait, il y a quand même un investissement en temps, en outils aussi qu'il faut rentabiliser à un moment donné. Et on n'a pas forcément la certitude à la fin d'avoir et de finaliser la vente.
Romain: Oui, absolument. En plus, on le voit et on le vit de notre œil de bandataire où du coup, on a un certain nombre de frais qui sont réduits parce qu'on bénéficie d'outils qui sont inclus par le réseau et notamment les publications où la plupart sont en tout cas chez nous inclus avec le pack mensuel du réseau. Mais maintenant, tu te mets dans la peau d'une agence immobilière de quartier. où en plus, là ça fait maintenant plusieurs années que le bon coin à loger augmente les prix de manière totalement indécente. Dans une période en plus où c'est pas la période la plus faste en termes de transactions immobilières, tu dis là, t'es l'agence de quartier, tu dois aujourd'hui publier un bien sur le bon coin, ça va te coûter entre 80 et 120 euros par annonce par mois pour publier un bien.
Tristan: un bien.
Romain: Tu vois derrière... Après tu les vois, ils sont obligés de s'adapter et de faire des choix et forcément tu mets peut-être plus autant d'énergie, de moyens pour des biens où tu as moins de certitudes derrière de vendre. Après bien sûr qu'avec l'expérience et avec l'assise que tu as aussi, tu fais aussi un peu le... pas le tri mais tu arrives aussi à reconnaître les vendeurs qui sont vraiment en situation de vente et aussi tu te couves en signant mandat exclusif et en gardant la main sur la vente bien sûr. Mais malgré tout... T'as jamais de garantie, entière garantie que tu vas être payé pour l'énergie et le travail et l'investissement même financier que tu mets sur la table.
Tristan: Et quand bien même tu signes un mandat exclusif aujourd'hui qui semblerait être la meilleure des garanties pour pouvoir vendre le bien, ça veut strictement rien dire. Ça peut prendre plus de temps que prévu, peut y avoir un souci dans la relation à moment donné. Il y a tellement de facteurs et puis on travaille avec de l'humain. Donc qui dit qu'on travaille avec de l'humain, dit qu'on joue aussi avec les émotions des gens. Enfin, on travaille avec les émotions des gens. On travaille avec leurs envies. parfois d'avoir quelqu'un qui au bout de deux trois semaines dit bon bah non mais moi je regrette en fait d'avoir mis à la vente finalement j'ai plus envie. Est-ce que pour autant il faut bloquer en disant bah non moi c'est pas comme ça ça marche juridiquement parlant faut qu'on aille au bout des trois mois et si je vous trouve quelqu'un au prix il faut vendre parce que justement il y a le stress de pas avoir le résultat derrière ou alors est-ce qu'on doit garder le côté humain de dire bah non mais c'est bon vous voulez pas vendre vous voulez pas vendre on s'arrête là. Et puis parfois c'est ce qu'on nous dit et puis on voit le mandat dans une autre agence trois jours après. voilà, c'est quand même un métier particulier, naturellement par le fait qu'on travaille avec de l'humain. Mais c'est vrai qu'en plus de ça, l'incertitude, l'absence de garantie est quand même sacrément présent.
Romain: C'est c'est Après, pour autant, et tu abordé un peu le sujet avant, si on... Je pense qu'on peut quand même nuancer ça. Tu as fait un peu le comparatif avec le restaurateur qui doit acheter son stock. Après, ça peut être un restaurateur ou ça peut être juste un commerçant, tu vois, qui vend des choses qu'il a lui en stock et qui ne pas du dépôt au ventre. C'est vrai que si maintenant on cherche vraiment à nuancer sur l'aspect... sécurité et risque. Dans les risques qu'on prend, c'est sûr que la façon de travailler, la façon d'être rémunéré est particulière. Après, pour autant, à condition de travailler correctement, on le voit, on le vit. La rémunération suit. Et derrière, au niveau même des risques en eux-mêmes, effectivement, on est aujourd'hui entrepreneur, on s'offre cette voie-là qui offre de belles possibilités. financière oui mais aussi et même d'épanouissement et d'apprentissage, de grandir même soi personnellement c'est très enrichissant sur tous les plans et à côté de ça le prix à payer et ben on l'a vu avec un pli à faire et un sacrifice de sécurité apparente sécurité du moins mais derrière et ben on n'a pas besoin d'acheter de marchandises on n'a pas de gros frais fixe du moins nous en tant que mandataire on n'a pas de gros frais fixe c'est sûr que demain tu veux ouvrir une agence immobilière, voilà, t'as peut-être des droits d'entrée d'une franchise, t'as peut-être un local, des salariés. C'est encore un autre modèle. Mais après, celui qui ouvre son agence immobilière, il s'offre d'autres possibilités que nous, n'a pas en tant que mandataires. C'est
Tristan: bien sûr, c'est clair.
Romain: logique. Mais j'aime bien aussi prendre l'exemple suivant, tu vois. C'est qu'aujourd'hui, tu prends le prix moyen d'une maison individuelle habitable, tu vois en tout cas vers chez moi on peut prendre un grosso modo à 250 000 euros t'as une maison classique
Tristan: moyenne nationale.
Romain: ouais j'imagine que voilà c'est bien sûr sur les Champs-Elysées c'est différent mais
Tristan: C'est la moyenne nationale du bien moyen qui est acheté en France, voilà. Forcément pas sur les Champs-Élysées.
Romain: Voilà. C'est ça. Mais cette phrase, l'emploie. que... Non mais tu sais que je l'emploie quand il a des clients qui me disent, mais vous savez là, ma maison, si vous la mettez à tel endroit, c'est 500 000 euros. Je dis oui, bien sûr. Et aux Champs-Elysées, c'est 20 millions. Tu vois, vraiment, je le dis. Je le dis comme ça, on sort tout de suite de ce débat là de oui, en fait, elle est pas bon endroit. Oui, mais en fait, elle est là où elle est. Et donc, coup, si tu
Tristan: Exactement. Faux débat.
Romain: as... Exactement. Si... Si tu quatre maisons en mandat, et bien tu gères et tu jouis de l'influence d'un stock de 1 million d'euros. Quatre mandats de vente, quatre bouts de papier que tu as signé ou mandat électronique pour l'ère moderne, n'est-ce pas ? Mais du coup, un mandat à 250 000 x 4, 1 million d'euros de stock et pour autant tu ne portes pas du tout un million de stocks que tu as du toi à financer. et que tu dois payer des intérêts pendant tout temps sur ce stock là etc. Ça n'a rien à voir. Et ça pour le coup, c'est quand même assez puissant et c'est vrai que dans notre modèle c'est un avantage. C'est clairement un avantage. le modèle
Tristan: carrément.
Romain: en fait d'être intermédiaire, c'est là qu'on comprend tout notre avantage et surtout ça compense ce qu'on vient de dire tout à l'heure.
Tristan: Et puis il y a l'air d'y avoir moins de risques en tout cas de par an pour un mandataire que pour une agence immobilière qui comme tu le disais va être obligé de mettre en place des frais quand même assez importants dès le départ. Mais à contrario, c'est vrai que si on prend l'exemple du restaurateur, le restaurateur c'est vrai qu'il va acheter des denrées, qu'il va cuisiner, donc il va falloir payer tout un tas de choses dès le départ, plus le local, etc. Par contre, dès lors qu'il a commencé à cuisiner et qu'il a servi une assiette, L'argent rentre dès le premier jour en théorie. Alors dès le premier jour, façon de parler, ce que je veux dire c'est que dès l'ouverture du restaurant, une fois que les denrées ont été achetées, cuisinées, servies, de fait il a un paiement après qui arrive dans la journée. Alors que nous, quand bien même quelqu'un est intéressé et souhaite acquérir un bien, pas de problème, mais c'est dans quasiment un mois minimum quoi. Et la moyenne
Romain: C'est ça.
Tristan: est située plutôt aux alentours de deux mois et demi, trois mois puisque dans le cadre d'un financement par l'intermédiaire d'une banque, fait, le temps de monter le dossier et d'arriver à la délivrance des fonds pour aller chez le notaire, va quasiment s'écouler trois mois en moyenne. il y a des inconvénients, il y a des avantages, je pense de toute façon pour tout entrepreneur dans ce cas là, de toute façon. Mais c'est vrai qu'il a peut-être un petit peu moins de risques quand tu es mandataire, d'autant plus que de plus en plus de réseaux de mandataires ont des packs à 0 € dès le départ où finalement, c'est vrai qu'il n'y a pas d'investissement dès le départ. Tu as un petit peu moins de rémunération en termes de pourcentage pour contrebalancer le fait qu'il n'y a pas d'investissement dès le départ. Et puis après, quand tu es un peu plus à l'aise, tu peux passer sur un pack qui est... payant mensuellement mais avec une meilleure rémunération c'est souvent un peu ce modèle là pour démarrer et donc de fait c'est vrai qu'il a un petit peu moins de risques après dans tous les cas le risque il est contrebalancé par le fait qu'il a un vrai travail à fournir dès le départ et qu'il faut pas s'arrêter il faut vraiment entreprendre de faire des choses et plus on entreprend et plus en théorie on devrait avoir de retour en théorie c'est vrai que dans la pratique j'ai vu des agents entreprendre beaucoup de choses prospecter quasiment tous les jours, mettre en place des rendez-vous avec des vendeurs etc. Et pour autant il y a des petits blocages qui font que ça ne paye pas et ça ne pas au bout. Et des fois c'est vrai qu'il a un petit facteur chance quand même qui vient livrer son expertise. L'expertise, chance, c'est beau. Je sais pas, j'avoue qu'il y a une part de mystère pour moi dans ce métier quand même encore aujourd'hui.
Romain: Après, la chance existe dans la vie de tous les jours et elle n'est pas absente de notre métier. Ça, c'est évident. Maintenant, par rapport au vrai risque financier qu'on prend dans notre activité, j'aime bien le rappeler quand des fois je présente le métier, parce qu'on fait régulièrement des présentations à ceux qui veulent découvrir le métier, quand j'anime des présentations, j'aime bien, en fait, la fin, dire aux gens que souvent, quand ils vont dire à leur entourage, bah tiens... j'envisage de me lancer dans l'immobilier, souvent leur entourage pour les protéger parce qu'ils leur veulent du bien, l'entourage va leur dire, ouais mais t'es sûr, tu vas prendre des risques, en plus c'est la crise, machin, t'as vraiment bien réfléchi, c'est hyper risqué. Et en fait, quand on fait vraiment le point, quel est le risque ? C'est, on va dire que pour vraiment démarrer, le starter pack, va être entre 100 et 200 euros parce que tu vas prendre ta carte de collaborateur, lancer ton entreprise via l'INPI, ça. T'as ton assurance RCP, premières cartes de visite. Allez, je pense que maximum, si tu prends tout de suite un peu des panneaux, tout ça et tout, aller maximum 200, 300 euros. ton starter pack. Le reste, un ordinateur, souvent ton adjoint, téléphone, c'est pareil et tu peux y aller. Et après, mensuellement, du coup, a le prix de ton pack. Si tu as un pack qui est payant, y a les investissements que tu dois faire à savoir si tu payes des outils tous les mois, si tu payes, si tu rachètes des panneaux, etc. Mais pareil, mensuellement, ça va être entre 50 et 250 euros. j'ai envie de dire quand tu regardes un peu les cas que je connais autour de moi, tu vois. Après, bien sûr que Tu peux vite prendre tous les outils à tort ou à raison des YannPort, des tout ça. Si tu t'en sers et que ça te rapporte très bien, c'est un investissement de toute façon. Et c'est vrai que beaucoup de gens qui arrivent dans nos métiers suite à une reconversion doivent en plus faire une transition de salarié à entrepreneur en plus d'apprendre le métier de négociateur immobilier. Et d'ailleurs, à ce sujet, on m'a souvent parlé d'Arenardy qui a fait un Alors c'est une intervention audio qui s'appelle Effectuer la transition », qui apparemment est vraiment assez parlante pour les gens qui passent de salarié à entrepreneur. Et j'aime bien leur rappeler ça qu'au final, ce fameux risque, il pèse pas tant que ça. On parle pas là demain de se lancer et de sortir 200, 300 000 euros, 200 DT, et d'avoir derrière cet énorme boulet aux pieds de charge fixe. Voilà. Et surtout...
Tristan: En fait, tout dépend vraiment du moment où tu rentres en fait dans la volonté de démarrer. C'est-à-dire que quand tu démarres, si vraiment tu es à 0 €, tu es à sec tous les mois parce que tu n'as pas de Pôle emploi, parce que tu n'as pas constitué d'économie auparavant,
Romain: Oui.
Tristan: de fait, on vous conseillera peut-être pas forcément de démarrer à ce moment-là parce que c'est vrai que ça peut être compliqué. Après pour autant j'ai entendu des inepties où on nous disait ouais si t'as pas 10 000 euros sur ton compte c'est pas la peine de démarrer ça va te coûter... c'est pas la peine t'as pas assez quoi en gros. Non mais en fait non pas du tout ça n'a rien à voir moi j'ai démarré avec 1000 euros par mois de pôle emploi avec ma fille qui était à deux mois de naître et pour le coup voilà je vivais très bien après je vivais pas au dessus de mes moyens pour autant quoi donc c'est un peu au cas par cas après mais c'est vrai que je suis d'accord avec toi je... viens complètement à ce que tu dis, c'est que l'investissement finalement, c'est pas je vais voir une banque, je monte un business plan et je sais que j'ai 300 000 euros à rembourser pendant trois ans. C'est pas le cas, clairement. n'y a pas justement ce risque là de l'emprunt pendant trois ans, n'existe pas. On est vraiment sur des petites sommes et qui peuvent en plus de ça devenir dérisoires après par rapport à ce qu'on peut gagner. Après, voilà, c'est comme tout. Il y a aussi un facteur chance. Il y a pas mal de choses et il a surtout un facteur travail. parce qu'on le voit et d'ailleurs j'ai un exemple par chez toi d'un agent qui a pas démarré il a très très longtemps et qui pour autant a cartonné dès le départ et pour le coup c'est je pense en tout cas en le voyant de ce qui m'inspire en tout cas c'est juste du travail quoi et c'est incroyable ce qu'il fait est ce que la chance rentre là dedans dès lors que la quantité de travail est proportionnelle à sa réussite à ce qu'il a envie de réussir en tout cas. pense que la chance finalement parfois elle n'a pas toujours besoin d'être présente.
Romain: Oui et comme on dit la chance ça se provoque, si la chance c'est être au bon endroit au bon moment, en fait j'ai peut-être eu plus de chance que toi mais en fait t'as été à combien d'endroits à combien de moments et j'ai été à combien d'endroits et combien de moments. tu vois,
Tristan: exactement.
Romain: n'y a pas de... vois et puis la chance ça peut-être te toucher une fois de temps en temps comme ça mais si derrière
Tristan: Oui.
Romain: ça devient quelque chose de régulier c'est que c'est plus de la chance c'est juste du travail.
Tristan: Ça revient à ce qu'on me dit très souvent, oui mais toi t'as de la chance, c'est parce que t'es connu sur le secteur. Oui mais en fait je suis pas Leonardo DiCaprio, en fait si vous voulez je suis connu sur le secteur parce que j'ai démarré de zéro et que j'ai mis en place des outils et des choses pour être connu et reconnu sur le secteur mais le premier jour où j'ai démarré et les deux trois premières années c'était pas du tout le cas. et je le vois même en mettant un petit peu moins de choses sur les réseaux sociaux en étant un petit peu moins dehors. De fait, de fait, il n'y a pas de magie. J'ai moins d'appels. Donc ça ne veut rien dire. C'est pas forcément de la chance. C'est de mettre, c'est de placer ses billes au bon endroit au bon moment.
Romain: C'est ça, absolument, absolument.
Tristan: Après tout ça c'est mettre en place des choses qui vont te rapprocher d'une espèce de sécurité que tu construis à travers tous les outils, toutes les choses que tu mets en place. ce que tu construis aujourd'hui, c'est vrai que demain ce sera une espèce de socle de démarrage et peut-être d'apparente sécurité. dans le sens où ça y est j'ai démarré, je me suis fait connaître etc. Et donc bon bah voilà je fais des ventes fréquemment et puis on peut mettre en place des choses, en tout cas dans notre réseau c'est le cas, comme le marketing de réseau, donc le parrainage de personnes qui veulent se lancer dans l'immobilier ou qui viennent d'autres réseaux et qui veulent intégrer un nouveau réseau, qui permettent aussi de bénéficier d'une forme de sécurité quand bien même c'est toujours variable mais c'est toujours un peu plus sécuritaire que si on n'a pas cette source de revenus là du tout quoi, cette possibilité là.
Romain: Oui, tout à fait. J'y pense juste comme ça, mais faudra qu'on fasse, je pense, qu'on aborde ça dans un podcast. Parce que quand tu commences et que n'as que 1000 euros par mois ou que tu es un peu short et tout, tu la dalle. Parce qu'on dit, j'ai la dalle, tu vois.
Tristan: carrément.
Romain: Et il a un certain curseur où c'est bénéfique et un autre où tu commences à faire un peu des choix pas forcément les meilleurs parce que justement, tu as la dalle et tu prends tout ce que tu peux prendre et tu acceptes tout ce que tu acceptes. Mais je pense que ça mériterait un un podcast à part entière ou du moins une rubrique dans un autre podcast. Mais par rapport à...
Tristan: carrément et il a plein de sujets par rapport à ça c'est en train de fleurir dans ma tête je vais m'arrêter ça sera l'objet d'un autre podcast
Romain: Exactement. Et par rapport à ce que tu dis, en fait, ce qu'il faut, c'est rapidement, une fois qu'on a démarré, qu'on s'est inscrit dans ce nouvel écosystème et ce nouveau paradigme de sécurité et de liberté avec les règles qui sont différentes de ce qu'on a pu connaître avant dans une vie salariée ou dans un autre emploi. Il faut rapidement, comme tu disais, se construire sa propre sécurité. Et là, C'est pareil, tu as évoqué le MLM, c'est une première façon effectivement de réussir à contrer un petit peu cette incertitude et cette insécurité. Mais derrière, peux aussi, et c'est souvent ce que je répète, tu peux voir, surtout quand tu démarres aujourd'hui dans un réseau par exemple, tu peux voir les agents qui ont démarré avant toi, tu peux leur poser des questions. Moi, je sais que quand on a nos réunions et que je vois des agents débutants, qui toujours sur leur premier mandat ont des questions, c'est normal, c'est fait pour ça, ce qu'on appelle les debriefings. Je répète très très souvent aux agents quand ils me posent des questions sur un mandat, en fait, ils ont un mandat de vente où ça se passe bien ou moins bien et ils te demandent, ouais, mais là, comment je peux faire pour que ça aille mieux pour ce mandat ? Parce que tu vois, ce mandat, souvent c'est leur seul ou un de leur seul mandat. Et en fait, ils missent tout dessus, tu vois. Et
Tristan: Ouais... C'est le Graal. Ouais, Ouais, bien sûr.
Romain: je me revois très souvent répété, écoute, surtout rentre d'autres mandats de vente. Alors
Tristan: Oui.
Romain: je suis pas de ceux qui vont te dire qu'il faut que t'aies 25 mandats en stock parce que
Tristan: oui, bien sûr.
Romain: il y a différentes façons de travailler. Ça, ça, pourra l'aborder aussi, il a différentes façons de travailler. Mais pour autant, pour autant. Exactement.
Tristan: carrément il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises
Romain: Mais pour autant, tu peux pas avoir juste un ou deux mandats. Et en plus, souvent il a une corrélation, mais c'est aussi lié à ta façon d'être au début, d'accepter un peu tout. Les premiers mandats que tu rentres souvent c'est des mandats un peu un peu compliqués où le vendeur il t'impose certains trucs et toi t'as pas eu forcément l'expérience pour lui dire bah non en fait on peut pas faire ça on doit faire ça et t'es souvent sur les premiers mandats t'es pas sur les rails de la vente tu le sais pas mais t'es pas sur les rails de la vente et t'as des gens qui débutent qui s'accrochent à fond et moi je leur dis toujours c'est très bien là de faire de ton mieux sur ce mandat là c'est ce qu'il faut mais surtout
Tristan: C'est ce qu'il faut.
Romain: rentre d'autres mandats tu peux pas compter que sur ce mandat là Et j'ai même des fois, il a pas très longtemps encore, je me revois dire à une agent, je lui ai dit écoute, là c'est super toi, on a pris 20 minutes là pour voir la premièreatique que tu as sur ce mandat de vente. Mais si tu veux mon avis, je te le dis, je pense que ce mandat là, tu ne vas pas le vendre. Tu ne pas aller au bout là dessus. Je ne juge pas de tes capacités, je juge pas du vendeur, je ne les connais pas, mais au vu de ce que tu me dis, là tu n'es pas sur les rails de la vente. Ce n'est pas grave, c'est le jeu. Mais du coup... rentre aussi d'autres mandats, profite, rentre d'autres mandats et celui-là tu vas le mener au bout pourquoi ? Pour apprendre, pour te faire un peu les dents comme on dit et derrière si tu le vends c'est génial et tu peux le vendre mais moi je pense que là t'es pas du tout sur les rails de la vente. Pour te dire c'était un mandat où en fait elle avait signé un mandat exclusif et les vendeurs avaient voulu basculer sur un mandat simple parce qu'ils l'aiment bien mais qu'ils voulaient quand même ouvrir d'autres portes parce que ça traînait un petit peu etc tu vois. Donc le fait déjà d'avoir accepté de passer en mandat simple, tu vois, ça commence déjà à devenir glissant et à t'échapper des mains, tu Mais bon, c'est pas le...
Tristan: ...
Romain: Voilà, c'est pas le sujet. Mais en tout cas, le fait effectivement de faire de la trésorerie, de voir venir, de rentrer du stock de mandat, de faire du roulement aussi. En fait, faut que t'aies dans tes mandats. Moi, je tourne à entre 10 et 15 mandats. Je sais qu'en général, il y en a cinq qui bougent bien, tu vois, qui sont là, qui sont sur le grille, qui bougent bien. 5 ou voilà ça va un petit peu mais ils sont encore un peu trop chers ou alors il va falloir faire parfois juste un ou deux petits moves pour que ça soit plus propice et 5 d'autres où ça bouge beaucoup moins tu vois et le but c'est de comme un tapis de caisse tu de faire évoluer
Tristan: Exactement.
Romain: ton stock et évidemment d'avoir
Tristan: Ça se décoller.
Romain: de la treizeau d'avance ça c'est ça c'est indéniable que c'est obligatoire tu peux pas te retrouver à vivre au mois le mois quand t'es pas sûr de
Tristan: oui.
Romain: de quand tu seras payé et de si tu seras payé sur certains dossiers.
Tristan: ça peut être compliqué, c'est à apprendre dès le départ, parce que c'est vraiment un camion que tu prends en pleine figure, c'est vraiment compliqué. Et en plus, souvent, y a cette volonté de n'avoir que quelques mandats parce qu'on a peur de mal les travailler, de décevoir, etc. Mais on est dans un métier où la petite modification de paramètres, changer une photo, changer un titre, changer une partie dans le texte, etc. n'amènera pas de changement majeur, n'amènera pas de révolution. en fait, malheureusement, il faut faire l'expérience d'un mandat qui est rentré, etc. et que maintenant, il faut attendre. C'est surtout les sites. Maintenant, il faut voir comment le marché répond. Si le marché répond, tant mieux. Si le marché ne répond pas, en fait, c'est un peu normal. Il faut un peu passer par là. Donc c'est vrai que c'est ce qui fait que parfois au départ on a vraiment envie de dire ouais mais j'ai envie vraiment de me concentrer sur deux trois mandats et les vendre et puis on verra après mais en fait c'est presque le piège dans lequel il faudrait pas tomber parce que déjà un agent doit pouvoir savoir tout vendre des biens de n'importe quel type etc même s'il des agents qui se spécialisent et c'est très bien mais je pense que ce spécialisé vient après avec l'expertise et avec l'envie et avec la... la sérénité au niveau de la trésorerie, etc. Mais il faut quand même rentrer, avoir un certain stock parce qu'ils ne pas tous au même état de maturation et ça, n'est pas lié à l'agent directement, c'est lié au projet de vente des gens. De fait, y a des biens qui vont se vendre, que tu vas rentrer maintenant, qui vont se vendre dans un an parfois. Donc, il n'y a pas vraiment le choix que de tester le marché à différentes entreprises. voilà, ça après, bon. Bien sûr, c'est aussi une question de stratégie dès le départ. y a des agences, il y a notamment une agence que je connais qui, à un moment donné, faisait des estimations moins chères que celles du marché pour essayer de vendre rapidement parce que c'était la crise et qu'il fallait rentrer rapidement de l'argent. bon, malheureusement, quand les gens passent avec d'autres agents qui ne proposent plus et que ça marche. la réputation de l'agence elle descend un petit peu donc faut aussi faire un peu attention à ça à pas vouloir trop se précipiter sur de la baisse de prix et tout ça faut quand même tester le marché il faut laisser un peu autant un peu le temps autant quoi il ya une grosse partie comme ça malheureusement dans notre job où bon c'est sûr qu'au départ c'est un peu compliqué à comprendre mais voilà ça fait partie ça fait partie intégrante du métier je crois
Romain: Oui, on le dit souvent, il n'y a pas vraiment de raccourci. Quand tu essayes un raccourci, souvent derrière, ça mène pas là où tu voulais.
Tristan: Non et puis c'est pas parce que tu donnes une... Oui bah maintenant faut vendre de manière urgente donc on va baisser le prix, on va le mettre directement soit au prix du marché réel de ce qu'on pense soit on va même le mettre 10 % en dessous et puis si ça se trouve ça va pas répondre mais parce que il y a des marchés aussi qui fonctionnent avec une certaine temporalité. Moi je parle pour moi parce que j'habite dans un secteur de station balnéaire à Saint-Cyprien. dans les Pyrénées Orientales où c'est vrai que novembre, décembre, janvier et même juillet, août étant une période de vacances pour les gens qui sont ici. puis, bon, novembre, décembre, janvier, une fois qu'on a été, qu'on a pris la taxoncière dans les jambes et les autres impôts dans l'autre jambe, etc. plus Noël dans le rein. Bon, de fait, on est un peu moins armé pour lancer un projet immobilier. Donc il y a des temporalités aussi qui fonctionnent, qui fonctionnent pas, il a des spécificités de secteur quand bien même. ben voilà, limo c'est limo et une vente c'est une vente. Je pense quand même qu'il y a des spécificités de secteur à prendre en compte, clairement. Aussi, en tout cas.
Romain: Ça joue, on pourra en parler même dans un épisode.
Tristan: Donc là, on va attaquer la rubrique, dernière rubrique de notre podcast. C'est quelque chose qu'on va faire à chaque fois. On a l'habitude avec Romain de s'envoyer des vocaux entre deux visites et on s'est dit que ça pouvait être rigolo à force d'entendre les bruits de clignotants de l'un ou de l'autre quand on est en voiture et qu'on enregistre des vocaux pour éviter, pour garder les yeux sur la route surtout. On s'est dit que ça pouvait faire une rubrique intéressante qu'on a appelé du coup. entre deux visites. Et dans
Romain: Exactement.
Tristan: ce entre deux visites, voilà, le but, c'est de se mettre un petit peu dans la sauce, de se poser des questions un peu piège, etc. pour voir. Donc, ce n'est pas des choses qu'on a préparées au préalable. C'est la première fois qu'on va le faire à travers ce podcast. c'est un format qui est amené à évoluer après en fonction, si jamais il a besoin. Et du coup, j'ai préparé une première question pour toi. Est-ce que tu préfères qu'on te dise C'est bien tu as la sécurité, liée à ton précédent métier, ou est-ce que tu préfères qu'on te dise c'est bien tu es libre ?
Romain: Je pense que c'est bien tu es libre parce que pour moi être libre ça veut aussi dire que je suis serein dans un certain sens.
Tristan: attendez un peu à la réponse du fait de ton métier actuel.
Romain: Ha ha
Tristan: À toi ? Ouais ? Aïe aïe aïe.
Romain: Ma question pour toi, entre deux visites, qui dirige vraiment ton agenda ? Toi ou tes clients ?
Tristan: Je pense qu'au départ c'était mes clients et que maintenant c'est Mais qu'il y a forcément une part d'adaptation. Je sais pas si c'est le fait d'être sur un secteur de station balnéaire, donc un peu saisonnier, mais quand on me dit écoutez on est là ce week-end, on vient samedi, dimanche, on a déjà 12 visites de Calais, j'ai pas vraiment le choix que de m'adapter à eux aussi. Même si je le fais un peu moins que quand j'étais débutant. Tu préfères être mal payé et admiré ou bien payé et jalousé
Romain: bien payés et jalousés tous les jours.
Tristan: Pas de débat.
Romain: Est-ce que ta liberté t'a déjà coûté une vente ?
Tristan: Est-ce que ma liberté m'a déjà coûté une vente ? Alors en tout cas j'ai pas le souvenir. Je crois que pour l'instant non. En plus j'avoue que j'ai un bon pourcentage de réussite sur des mandats simples. Donc je vends l'exclusivité à tout prix et c'est hyper important pour moi et pour ce que je crois vraiment de notre métier. Mais pour autant les mandats simples je suis toujours très bien positionné. Donc je crois pas. Pas pour l'instant en tout cas.
Romain: Ok. Ok.
Tristan: Dernière question pour ma part. Est-ce que tu préfères qu'on te respecte pour ton uniforme ou qu'on se méfie de toi pour ta commission ? Je rappelle quand même que le
Romain: Ou alors...
Tristan: métier d'agent immobilier, c'est pas forcément très très bien vu. En gros, est-ce que ce côté-là, t'arrive à jouer avec facilement ou c'était plus facile quand tu étais en uniforme
Romain: Oui, je préfère qu'on se méfie de moi pour ma commission. Premièrement parce que aujourd'hui l'uniforme est plutôt en respecté que ça. Et
Tristan: Oui.
Romain: deuxièmement parce que du coup, c'est un challenge pour moi de passer au delà de cette méfiance et en général, j'y arrive plutôt bien.
Tristan: Ouais, Je me doute.
Romain: Dernière question pour moi. Un mandat à 50 000 dons horaires mais où tu dois travailler comme le vendeur l'exige. Tu signes
Tristan: tout dépend de ce qu'il exige.
Romain: Par exemple, tu utilises ces photos.
Tristan: On peut tester. On peut tester, oui c'est possible. Mais pas forcément lié avec les honoraires, mais parce que je pense que c'est bien aussi de prouver parfois à un client que ce qu'il a fait c'est pas non plus extraordinaire parfois. Et puis je pense qu'il a des fois où on peut avoir une très bonne surprise. Donc oui. En tout cas cette exigence là, oui. D'autres choses un peu limite, non. Mais ça en tout cas ça me dérangerait pas ça. Il n'y aurait pas de problème.
Romain: ça marche.
Tristan: Parfait, bon pour l'instant c'est pas trop mis dans la sauce. On était encore un peu gentillés, je pense que ça prendrait un peu
Romain: Ça va. Salut.
Tristan: plus d'ampleur dans les prochains épisodes.
Romain: C'est la courtoisie des débuts.
Tristan: Exactement. Et bien voilà du coup pour cet épisode sur la sécurité pour cette deuxième partie. Si jamais vous avez des questions, si jamais vous avez envie de parler collaboration ou quoi que ce soit, n'hésitez surtout pas à aller voir directement sur notre site Internet. Donc agent libre tiré le podcast. Et bien évidemment, pouvez nous retrouver sur toutes les plateformes de podcast et y compris sur YouTube, LinkedIn, Facebook et Instagram. sur lesquels on est relativement réactif donc si jamais vous avez la moindre question ou quoi que ce soit des sujets que vous voulez qu'on aborde ou qu'on revienne sur un sujet sur un point en particulier il faudra vraiment pas hésiter et pareil pour les collaborations si jamais ça peut vous intéresser on est complètement ouvert à tout ça
Romain: Exactement. Alors collaboration, on entend des invités qui veulent passer dans le podcast. Ce n'est pas des collaborations. Le sponsoring NordVPN, n'est pas ce qu'on entend par collaboration. Et par ailleurs, mettra...
Tristan: Voilà, Exactement, ça pourra venir avec le temps mais c'est pas prévu pour l'instant.
Romain: Par ailleurs, on mettra la liste des prochains sujets sur le site. Donc logiquement, ce sera fait en sorte à ce que si un sujet qui vous interpelle et qui vous évoque une anecdote ou une réflexion, n'hésitez pas, balancez. Et nous derrière, si on peut l'incorporer dans le podcast et rebondir dessus, on le fait. Et si même ça peut permettre de vous inviter dans le podcast pour que, du coup, vous veniez dans le podcast dire un petit peu ce que vous avez à dire. Nous, est preneurs. On est totalement preneurs.
Tristan: carrément carrément et ben
Romain: Très bien.
Tristan: voilà du coup pour cet épisode merci beaucoup romain
Romain: Merci à toi.
Tristan: et puis salut les agents libres !
Romain: Salut les agents libres.