Tristan: L'existence précède l'essence. Agent libre.
Romain: le terrain de l'immobilier.
Tristan: Salut Romain
Romain: Salut Tristan !
Tristan: Salut les agents libres ! Alors, aujourd'hui on se retrouve pour un épisode sur la légitimité dans l'immobilier, et surtout principalement de fait dans les débuts dans l'immobilier. Et j'ai choisi pour illustrer mon propos cette citation de Sartre dans l'existentialisme et un humanisme qui dit, l'existence précède l'essence. Est-ce que ça te parle autant que moi ça me parle ?
Romain: L'essence, comment tu l'écris ? Je connais pas cette situation, comment tu l'écris ? L'essence en un mot ou en deux mots ?
Tristan: comme l'essence
Romain: l'essence qui coûte un peu cher en ce moment. Ok, parfait, c'est citation du coup d'actualité.
Tristan: Exactement. L'existence précède l'essence. J'ai choisi cette citation parce que je trouve qu'elle est très très vraie. plein de raisons. que. On est du coup, alors c'est toujours un peu le même sujet avec moi, c'est comme avec l'histoire l'autre jour avec les fers. c'est qu'en fait on est dans une société, quand on arrive, on commence à se créer, mais on se crée toujours avec un point qui moi m'avait marqué quand j'ai fait mes études, quand j'étais en STAPS, on avait des cours de sociologie et on essayait toujours, dans chaque situation, on essayait toujours de remettre la situation dans trois points particuliers. La situation par rapport à soi. par rapport aux autres et par rapport à l'environnement. constitue le tout en fait d'une réflexion. c'est pour ça qu'elle me parle vraiment parce qu'en l'existence c'est ce qu'on est au départ sans qu'on se soit défini et puis après au fur et à mesure des autres et de l'environnement le soi il bouge parce qu'on va s'affiner, parce qu'on va comprendre, parce qu'on va commencer à se définir par rapport à certains traits et certaines valeurs qui sont plus importantes pour nous. Et je trouve que par rapport à la légitimité ça a beaucoup de sens parce qu'au départ quand on arrive on sait pas qu'on on est complètement inconscient de ce qu'on est et plus le temps va passer, plus ça va avancer, plus on va commencer à se resserrer soi-même et c'est là que va naître l'essence de la personne qu'on est dans notre métier, dans l'immobilier en l'occurrence là. où moi au départ j'ai voulu tout tester, tout essayer, location, recherche acquéreur, j'ai vraiment voulu tout faire, balayer, pareil avec les modes de prospection, avant de vraiment choisir ce dans quoi je me sentais en tout cas le plus légitime. Sauf qu'on est légitime que dans l'action, que quand on fait les choses et qu'on commence à comprendre et qu'à ce moment là on peut commencer à affiner. Tant qu'on ne fait pas pas vraiment savoir je trouve.
Romain: Par définition, l'essence, tu la vois comme ce qu'on devient une fois qu'on est, ce qu'on devient de par nos actes et de par cette légitimité qu'on acquiert de par nos actes.
Tristan: Exactement, au fur et mesure du temps, comme une plante qui ne fournit son
Romain: Maybe... C'est ça.
Tristan: essence qu'une fois qu'elle est arrivée à maturité.
Romain: Exactement, je ne trouvais pas l'image mais oui l'image de l'essence de la plante c'est exactement ça. Ok,
Tristan: C'est plus clair.
Romain: très clair.
Tristan: Alors, qu'est-ce que tu nous as concocté toi comme petite citation aujourd'hui ?
Romain: Alors, j'ai trouvé une citation d'une personne qui m'inspire souvent. Alors je ne l'ai pas côtoyée, sûr, mais qui m'inspire souvent. La citation, c'est la suivante. Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. Et donc, citation de Sénèque, philosophe latin. Romain même dans son oeuvre Lettre à Lucilius. Donc je t'ai même dit au réplique que je craignais un peu que tu trouvé la même parce que Sénèque c'est un philosophe un peu mainstream mine de rien. Donc je me suis dit qu'il était probable que tu aies la même mais finalement non. Et moi je l'ai...
Tristan: Je l'avais, mais j'ai pas choisi.
Romain: Très. Bah écoute moi je l'ai choisi parce que... Tu l'as dit, la légitimité, elle pose surtout question au début, même si je pense qu'elle nous suit tout au long de notre carrière, cette question de légitimité. Mais c'est vrai qu'on se demande si on est légitime, surtout quand on va faire quelque chose et que c'est la première fois ou une des premières fois. C'est là on se demande, est-ce que je suis légitime ? Est-ce que j'ai bien ce qu'il faut pour le faire ? Voilà. Et donc, c'est parce qu'on considère peut-être que cette chose-là, elle n'est pas évidente. Et c'est là où la citation prend son sens. C'est parce que, du coup, ces choses-là qu'on ne fait jamais parce qu'on considère qu'elles sont difficiles, elles restent difficiles parce qu'on ne se lance pas et qu'on ne les fait pas. Et alors que ceux qui l'ont fait, ceux qui le font, en fait, les choses ne sont plus difficiles parce qu'ils ont osé le faire, ils se sont lancés. Ça rejoint aussi un tout petit peu ce qu'on... exprimer sur l'épisode des débuts où on expliquait le fait de se lancer, etc. Et c'est vrai que quand tu regardes souvent la différence entre quelqu'un qui s'est par exemple lancé dans l'immobilier et quelqu'un qui voulait le faire mais qui ne l'a pas fait, il en un pour qui c'était difficile mais ça ne l'est plus parce qu'il s'est lancé et l'autre pour qui ça l'est toujours parce qu'il ne s'est pas lancé.
Tristan: et c'est surtout que celui qui s'est lancé, si c'est difficile pour lui, au moins il n'aura pas de regret. C'est toujours
Romain: Oui, tout à fait.
Tristan: ce que j'explique en fait aux gens quand ils viennent en présentation ou quoi que ce soit, quelle que soit la situation, où je travaille beaucoup aussi avec des étudiants qui veulent en savoir un petit peu plus sur l'immobilier, à chaque fois la question c'est en gros c'est quoi le conseil, le meilleur conseil que vous pouvez me donner ? Faites-le en fait ! Parce que... Quand on démarre en tant que stagiaire, on démarre dans une espèce de cocon qui n'est pas le cocon de la réalité. fait, on démarre en espèce de couverture, c'est à dire qu'on est en mitoufler, est parfois même, on est salarié, etc. Et en fait, quand on se lance, qu'on lance son entreprise et tout, il y a tout le panel de doute, de stress, etc. qui arrive qu'on n'avait pas auparavant. en fait, à chaque fois, je dis toujours la même chose, c'est faites, testé, comme ça, moins, vous n'aurez pas de regrets. Parce que je pense qu'il a vraiment que l'action qui permet de déterminer si ça peut nous plaire ou pas.
Romain: Absolument, tout le reste c'est la différence entre l'abstrait et le concret.
Tristan: Exactement. Mais tu vois, quand j'ai préparé le sujet sur la légitimité, j'ai travaillé sur plein de points avec les citations, etc. que j'ai essayé de relier et tout ça. Et je me suis dit à la toute fin, je me suis dit, mais en fait, la légitimité, c'est un sentiment. Est ce que ce sentiment, il sert à quelque chose? Est-ce que ça t'aide à envisager, est-ce que ça t'aide à préparer, est-ce que du coup tu te prépares mieux parce que tu as peur de ne te sentir légitime, est-ce que le sentiment de légitimité ce n'est pas juste un blocage ? Et je me suis dit en fait à la fin, est-ce que réellement, est-ce que ça sert à quelque chose ?
Romain: Ouais, bah sur le côté définition ou autre, c'est vrai que quand on prend vraiment le terme légitimité, initialement, on l'accroche plutôt à la légitimité du chef, la légitimité d'un politique ou de la hiérarchie, etc. Et d'ailleurs, quand tu regardes la définition du coup du Larousse, la légitimité désigne le caractère de ce qui est fondé en droit, en justice, en équité. ou reconnus par l'adhésion morale d'un Donc c'est vrai que dans notre cas, on ne se soucie pas spécialement de la partie droit ni la partie justice,
Tristan: chier.
Romain: même si il y a quand même une partie formation et de prérequis pour pouvoir exercer, bien sûr, qui sont induits dans le fait d'être en action dans l'immobilier, c'est que tu as déjà les prérequis sur le plan juridique.
Tristan: bien sûr.
Romain: Mais derrière, c'est l'adhésion morale d'un groupe. Encore une fois dans la définition, ils en parlent plus dans le sens de, adhérer au chef du groupe, au leader, etc. Est-ce qu'il est légitime pour guider le groupe ? Mais nous, ce qui nous intéresse, c'est plus cet esprit-là de hiérarchie ou autre, mais c'est plus... Enfin, quoique, peut-être quand même un peu, parce qu'en fait, si on se sent légitime, c'est auprès du client notamment, on va l'aborder après, mais c'est... Est-ce que je suis assez légitime pour imposer ma façon de faire dans telle ou telle situation. cette idée de groupe, de hiérarchie, de chef politique, elle n'est pas aussi marquée, mais en fait, ce n'est pas si éloigné que ça dans la réalité.
Tristan: Non, c'est c'est clair. Mais c'est vrai que là pour le coup, là où on va démarrer dans la première partie, c'est plutôt par rapport au début. Au début, mais finalement, ça revient un petit peu au même. La question de la légitimité, c'est toujours est-ce que je suis légitime par rapport au statut du métier ?
Romain: C'est ça, exactement.
Tristan: ce qui nous intéresse là aujourd'hui dans le sujet, un premier temps, c'est par rapport au début et se sentir légitime, c'est par rapport au statut du métier. Est-ce que je me considère vraiment comme un agent immobilier ? Est-ce que quand j'arrive face à mon premier client... Est-ce que je suis légitime pour être là ou est-ce que quelqu'un d'autre n'est pas plus légitime que moi ?
Romain: Exactement, exactement. Et pourquoi on se pose autant la question dans notre métier ? Parce qu'en fait, si tu regardes, si demain tu commences une nouvelle carrière comme vendeur de chaussures, alors je n'ai pas de... Je dénigre pas le métier, j'ai été vendeur de chaussures. Mais si tu commences une nouvelle carrière, sauf si tu as un client très pointu qui va te dire qu'il a tel besoin spécifique pour ses pieds ou autre, sinon... L'autre il va venir et il va dire bah voilà je cherche tel père en 43, tu vas le chercher dans la réserve et puis c'est bon, tu l'encaisses et voilà. On parle de proportions bien moindres alors que...
Tristan: Oui ça oui, mais dès lors que tu commences à avoir l'aspect conseil, vois moi pour le coup sur cet exemple là, je me sentirai pas du tout légitime parce que j'y connais strictement rien. Et je me dirais
Romain: Mais... Ouais, bien sûr.
Tristan: tout de suite, j'ai pas ma place ici, concrètement demain, si quelqu'un me pose une question à laquelle j'ai pas la réponse, je peux pas me lancer, peux pas... C'est une autre citation que j'avais, je sais qui c'est qui me l'a dit pour la première fois, mais c'est certainement pas la personne qui l'a inventé. C'est Laurence Brehm, est une agent que l'on connaît tous les deux, qui une fois en séminaire face à toute mon équipe, au bout d'un temps sur un sujet justement sur la légitimité, ou sur beaucoup de questions en tout cas sur la légitimité, Leur a dit fake it until you make it. Donc fais semblant jusqu'à ce que tu le sois ou jusqu'à ce que tu le fasses réellement en fait.
Romain: Il a même des nuances qui disent que justement il faut pas faire semblant jusqu'à ce que tu le fasses vraiment mais jusqu'à ce que tu le deviennes.
Tristan: deviennent exactement. Et ça revient à la citation sur l'essence en fait, jusqu'à ce que ce soit ton essence, jusqu'à ce que ce soit toi. Il faut de toute façon se lancer et faire un peu pas semblant, mais il faut faire comme si tu étais le professionnel. Moi sur mon premier rendez-vous, je me souviens, j'avais les pétoches vraiment, surtout qu'en plus mon premier rendez-vous arrive d'une prospection téléphonique. et au bout de 25 minutes de prospection téléphonique, de rendez-vous au téléphone, le monsieur me dit, même temps, vu comment vous avez la patate, venez parce que pour le coup, j'ai aucun agent qui m'a donné envie à ce point-là. Donc, vois, comment déclencher la légitimité, tu vois, en soi, je pourrais me dire, bon, a priori, tous les autres, ils y sont pas arrivés alors qu'il y en a certains, ils ont 30 ans de métier, tu Et arrivé sur place, j'étais un peu stressé. En plus, c'était une grosse maison. Et j'étais arrivé, j'étais bien habillé et tout justement, j'avais sorti le costard et tout parce que c'était une belle maison. Et on commence le rendez-vous et au bout de cinq minutes, le monsieur, je pense qu'il a dû sentir que j'étais stressé dans sa maison à 900 000 euros. Il a senti que j'étais stressé, surtout que lui, pour le coup, il était habillé de manière très classique, vois, petite chemise qu'il avait mis le matin parce que c'était la première qu'il avait trouvé, le jean et tout ça. Et il me dit non, par contre. détendez vous parce que vous savez quand on va sur les toilettes quand on pousse on fait la même tête. je me suis dit bon ben venant de quelqu'un qui a une maison qui frôle le million bon a priori je vais le prendre comme un bon conseil mais tu vois au final il aurait pu ça aurait pu m'apporter toute la légitimité quand arrive le rendez vous et que dans le conseil on peut être bon dans le conseil il ya quand même des choses qu'on ne sait pas et il même je pense des des règles des lois des des choses sur lesquelles on ne pas forcément conseiller au départ et où ça viendra au fur et à mesure justement que les connaissances arriveront. Et je ne pas si c'est mieux d'avoir un parcours plus standard et de savoir beaucoup de choses avant mais de tester réellement après au risque d'être déçu ou est-ce que c'est mieux de tester d'abord et de se former au fur et à mesure en sachant que du coup il y a des situations où clairement on n'aura pas été bon. Tu ce que je veux dire ?
Romain: Oui, bien sûr. Après, c'est toujours une question justement, parce que même dans le conseil, si je reprends mon exemple de chaussure, demain, si c'est ton premier jour, le client demande juste, est-ce qu'il veut un truc un peu sportswear, mais qu'il peut mettre tous les jours, bon, voilà, tu vas pouvoir lui conseiller quelque chose parce qu'on parle juste de chaussure. Là, ça nous complique la tâche parce que les gens vont nous confier à la vente. Souvent le bien qu'ils aient acheté, qui a le plus de valeur. L'immobilier, c'est ce qu'on possède. souvent dans les cas classiques le plus de valeur. Donc c'est ça aussi qui va compliquer ou pas, mais cette chose là au début. Et par rapport à ce que tu viens d'évoquer, le parallèle entre un peu la formation, le terrain, c'est vrai que dans les débuts, tu vois, moi je me rappelle que alors, moi j'avais fait un BTS négociation en relation de clients en alternance dans un groupe immobilier. Et après, j'ai démarré en tant que mandataire. Même mine de rien, premiers... Quand j'ai commencé en tant que mandataire, j'avais 20 ans quoi. Donc 20 ans, pas un poil sur le menton. t'as naturellement... Qu'est-ce que dit ?
Tristan: a bien changé ça a bien changé
Romain: Oui, heureusement. Mais t'as... Naturellement, vois, quand t'arrives en rendez-vous à 20 ans, le client de lui-même, il constate moins d'expérience que quelqu'un qui va rêver, qui a peut-être 40, 45 ans, les cheveux un peu grisonnants. Alors que si ça se trouve, lui il vient de commencer depuis deux semaines et moi j'ai déjà trois ans de expérience tu vois. Mais naturellement tu pars avec un désavantage d'apparence d'expérience. Maintenant pour autant tu vois, j'en ai jamais vraiment souffert au début et les clients ne me mettaient pas trop en difficulté face à ça. Alors qu'on aurait pu se dire que les clients allaient forcément un peu me challenger et puis j'ai réussi ou pas à répondre aux challenges. Mais en fait, quand j'ai réfléchi à ça, je me suis rendu compte que jamais les clients me demandaient ou me remettaient en question. c'est notamment lié au fait que pas forcément le BTS que j'avais fait avant, mais forcément l'enthousiasme, sûr. L'enthousiasme, l'envie, la passion. Et aussi parce que quand j'ai démarré, au sein du réseau, tu avais une formation d'intégration d'une semaine qui avait lieu tous les mois. Et en fait, j'étais tellement passionné et en plus c'est qui était conseillé que cette formation d'intégration là, je l'ai fait cinq fois de suite. Donc pendant cinq mois, tous les mois je revenais à la fin en formation d'intégration et le fait de la refaire, j'intégrais plus les notions au fur et mesure. Ça me parlait plus et différemment parce que je venais d'aller sur le terrain. Et si tu veux, ça me dégageait une certaine assurance pendant les rendez-vous où... Au contraire, j'ai jamais un client qui m'a dit, détendez-vous, ça va bien se passer. Après aussi, c'était des biens bien moins onéreux qu'une maison à 900 000, très clairement. C'était très souvent, en dessous de 100 000 euros, des appartements 3-4 pièces parce que ça correspondait à mon secteur géographique, Mulhouse-Centreville. Et cette assurance-là que j'avais grâce à la formation où je me disais, je fais mon rendez-vous, je sais où j'en suis. ce que je vais faire là après la prochaine étape c'est ça, c'est ça, c'est ça et allié avec l'enthousiasme si tu veux ça m'a pas posé de problème lors des rendez-vous tu vois. Pour autant là où j'ai eu quelques difficultés c'était parfois lorsque le client a dû faire des choix il y des moments j'ai pas toujours réussi à imposer mes choix entre guillemets. Je pense un cas en particulier c'était C'était un de mes premiers mandats et c'était notamment la première maison que j'ai rentrée en mandat de vente où j'ai commencé en mandat simple. Le client, il essayait aussi peu de vendre de son côté. Pour autant, il n'avait pas d'annonce ni quoi que ce soit.
Tristan: Hmm.
Romain: Et donc cette maison là, j'ai j'ai commencé assez rapidement par faire 6, 8 visites dès le début et j'ai eu deux offres, il me semble. qui ne pas passées parce qu'on était un peu trop loin. donc, suite à ça, on a fait un ou deux rendez-vous de suivi. décide de faire un ajustement de prix. Et donc, à ce moment-là, je devais du coup passer du mandat simple à un mandat exclusif ou semi exclusif parce que le client essayait de vendre par lui-même aussi. De sorte à ben voilà, confirmer que j'avais fait le travail, je vais montrer que j'étais compétent. Et en plus, vu qu'on ajuste le prix, c'est grâce à mon travail de suivi et donc il faut que je protège un petit peu ma rémunération tu vois en passant en mandat exclusif ou semi exclusif. Sauf
Tristan: Hmm.
Romain: que le client n'a pas voulu. Malgré tout ça il n'a pas voulu et là si tu veux j'ai pas eu l'assurance ou la légitimité pour lui dire bah écoutez c'est comme ça ou c'est rien ou alors de réussir à argumenter. Donc j'ai accepté sa condition on a continué un mandat simple et il a vendu de son côté tout seul. Donc là, je le range dans cette case là de légitimité haute. Peut-être que si j'avais eu en moi la légitimité suffisante, il n'aurait de lui-même pas voulu sortir du cadre et il aurait accepté et suivi ma ligne directrice. Mais en tout cas, là, sur ce coup là, très clairement, ça n'a pas été le cas et du coup, ça m'a coûté que je n'ai pas été récompensé pour ce travail là, du moins en argent.
Tristan: En tout cas, ça, c'est le côté immobilier de toute façon qui fait ça. C'est à dire que t'as beau être le plus légitime et le plus avoir fait un travail quasiment parfait. C'est pas sûr parfois que ce soit toi qui arrive au bout de la vente. Par contre, dans ce que tu ennonces et je reconnais un petit peu du coup parce que entre ton exemple et mon premier exemple. Moi j'arrive à signer une semi exclusivité avec lui, à virer toutes les agences qu'il y avait à ce moment là, étaient des agences de luxe, qui étaient des agences très très connues, etc. sur mon premier mandat tu On signe une semi exclusivité parce qu'il voulait quand même conserver la possibilité de vendre par lui-même tout en sachant qu'il n'y avait pas de panneaux, il n'y avait rien du tout, le but c'était mais bon elle était tellement reconnaissable sa maison qu'au final il a fini par la vendre lui-même. Je pense un petit peu grâce à mon travail. soyons clairs parce que c'était mon annonce qui faisait que c'était visible etc. Mais par contre tu vois quand je suis arrivé chez lui, j'ai fait le tour de la maison avec lui, j'ai appliqué certaines choses etc. Ensuite il est venu pour faire, je lui expliqué un petit peu l'estimation et pourquoi sa maison elle était difficile à estimer etc. Avec un exemple que j'ai déjà utilisé par le passé. Et en fait ce que je reconnais entre ton premier rendez-vous et mon premier rendez-vous, c'est le cadre méthodologique qu'on avait dès le départ, qui, je pense, fournit la légitimité déjà. C'est-à-dire qu'au moins, on a quelque chose sur lequel on peut s'appuyer si jamais ça passe pas ou si jamais il a un problème ou si jamais quoi que ce soit. C'est-à-dire qu'on arrive dans ce rendez-vous, on a quand même déjà un pilote automatique qui permet en fait d'aller au moins jusqu'au bout du rendez-vous et de récupérer un maximum d'informations et de pouvoir les traiter le plus vite possible donc au final que ce soit une formation longue une formation courte peu importe au moins quand on arrive on est déjà cadré et c'est ce qui fait à mon avis la légitimité dans ce rendez-vous par contre c'est vrai que le fait d'avoir une méthode Si jamais le client nous prend à revers de cette méthode-là, bon bah là c'est plus la même histoire. Le stress peut rentrer en jeu et le fait de se dire oui là ça s'est pas du tout passé comme je l'avais prévu et comme on me l'a appris et ce stress là peut amener justement un blocage etc. Mais je pense que pour faciliter à mon avis les débuts, les premiers rendez-vous, je pense qu'il faut impérativement arriver avec une méthode claire et définie. et avoir deux trois portes de sortie par rapport à ça pour être sûr de ne se louper quoi mais c'est vrai que si on arrive au départ et qu'on a aucune info c'est compliqué il faut quand même arriver avec une formation dans les pattes en bien fraîche en tête en essayant de la remettre en rendez-vous en faux rendez-vous etc faut créer des jeux et c'est vachement comme ça que nous on a travaillé ici avec les agents entre la méthode et l'application à travers des jeux de rôle. C'est comme ça qu'après au fur et mesure on essaie de devenir de plus en plus légitime mais tant qu'on passe par l'action de toute façon c'est compliqué.
Romain: Exactement. C'est même l'enjeu au démarrage quand on se lance et qu'on n'a pas encore cette légitimité de part notre expérience et nos résultats. Il faut commencer à la nourrir autrement par la formation, par la méthode de travail. L'enjeu, d'avoir la main sur le rendez-vous. C'est vrai que quand tu regardes, notamment auprès de l'entourage quand tu démarres, souvent tu es proche. quand tu te lances, tes amis, ta famille, ils peuvent vouloir pour te protéger parce qu'ils te veulent du bien ou pas, mais en tout cas, peuvent des fois te dire, est-ce que tu as vraiment ce qu'il faut, tu te lances, tu connais rien et Et tout ça, ça va venir au contraire mettre des petits coups de couteau dans ce sceau de légitimité que tu essaies de remplir et qui va me faire
Tristan: Bye !
Romain: des fuites au fur et mesure. Et ça, pareil, il va falloir réussir à lutter contre ça et ne pas laisser ces pensées là un peu intrusives qui parfois ne sont pas faites avec des mauvaises Après on peut rentrer dans le débat du fait que malgré tout, même si c'est des proches, ils projettent leurs propres craintes sur tes ambitions et ils se disent au fond d'eux, bah oui mais moi j'ai jamais réussi à lancer quoi que ce soit, moi je mène ma petite vie, donc il n'y a pas de raison que lui il y arrive, si moi je n'y arrive pas. Et des fois c'est même inconscient mais ça c'est pas le débat. Mais mine de rien...
Tristan: Oui, parce que souvent, ne pas sûr que ce soit vraiment... Tu vois, il n'y a même pas de reflet parfois par rapport à soi, sa propre vie ou quoi. C'est plus une peur. Parce qu'en plus, notre métier, on a la possibilité de passer du jour au lendemain conseillé en immobilier, une formation d'une semaine. un peu plus réellement dans les faits. Et le fait d'être auto-entrepreneur au départ, de ne pas avoir de salaire, de savoir que pendant au moins six mois, ça ne pas payer. En fait, pense que c'est plus une mise en garde par rapport. Parfois, c'est même plus un t'es sûr. Parce que c'est pas facile, ça va pas être facile, mais t'es sûr, tu vois, t'as vraiment. Avant de prendre ta décision, t'avais bien tous les points, tu vois, t'étais vraiment sûr de toi. Parfois, c'est même pas forcément par rapport à sa propre histoire, c'est plus de se dire, je voudrais pas qu'il rate, tu vois.
Romain: Ouais mais les gens veulent sincèrement pas que les autres ratent quand ils sont proches bien sûr mais c'est moi je pense que c'est toujours toujours un reflet de soi parce que c'est toujours des gens qui eux-mêmes n'ont rien entrepris qui te disent mais t'es sûr tes machins si tu en parles à quelqu'un qui a entrepris quelqu'un qui a fait ce que tu t'apprêtes à faire il va pas te dire mais t'es sûr parce que t'as pas d'expérience tu t'es bien formé ça va être difficile il va te dire mais c'est génial vas-y fonce et tu verras etc Moi je considère que c'est toujours un reflet, pour autant je ne prête pas de mauvaises intentions, mais c'est toujours un
Tristan: Oui. Oui.
Romain: reflet de, oui mais au fond de toi, attends mais ce qu'il va faire là c'est, moi je n'ai pas réussi ou moi je n'y arriverai pas, pourquoi est-ce que lui il arriverait tu vois, mais c'est totalement inconscient, mais en tout cas je pense que ça vient toujours d'un reflet de soi.
Tristan: Ouais ou des caractéristiques d'un métier qui peut être un peu stressant et dont les caractéristiques sont stressantes comme le nôtre, vois très clairement. Mais je trouve c'est marrant parce que après peut-être que ça fait partie de la culture et peut-être un petit peu plus d'une culture française si on tentait de la généraliser et je m'y attarderai pas.
Romain: J'ai cru que t'allais être lancé là !
Tristan: Non du tout du tout du tout non sujet piège et puis c'est tellement large que je pense que c'est impossible de traiter ça et en aussi peu de temps qui plus est je trouve que c'est d'autant plus stressant tu vois moi quand j'ai démarré en tant que professeur de ps je me suis donc je me suis inscrit en staps et quand je vais pour m'inscrire en staps alors en plus donc ce qu'il faut savoir c'est que moi j'étais sorti du cursus scolaire ans auparavant pour pouvoir me lancer, pour faire une école d'art dramatique et quand je suis revenu il a fallu que je m'inscrive à la fac littéralement c'est à que j'ai payé ma première année de fac puisque j'étais sorti du cursus scolaire depuis plus de deux ou trois ans et c'était une règle que je ne connaissais pas. Bon j'ai payé ma première année pour réintégrer le cursus classique et quand je suis arrivé et que j'ai dit bah voilà je voudrais m'inscrire en STAPS on m'a dit ouais vous êtes issus de quel parcours scolaire J'ai un bac littéraire. ça va être compliqué parce que ici c'est plutôt scientifique. En fait dans ma tête ça faisait tellement sens ce que je voulais faire que c'est pas que je l'ai pas entendu mais c'est qu'en fait c'est comme quand t'as les oreilles qui rougissent parce qu'on t'a énervé quand t'as un peu challengeé. Moi c'est exactement ça tu vois on m'a un peu challengeé ce jour là. et au final je suis devenu professeur de PS 4 ans après, il fallait 4 ans de toute façon, on était... donc il a 5000 candidats au départ pour 800 places et dans ma fac, dans ma promotion, on est 7 à avoir eu le CAPEPS, 3 du premier coup et quatre qui avaient redoublé pour le refaire. Et dans notre promotion, on était une cinquantaine ou une soixantaine, truc comme ça. Et au final, je fais partie de ceux qui l'ont eu du premier coup, tu vois. crois que des fois, il pas forcément écouter ce qu'on nous dit,
Romain: ça, ça sûr.
Tristan: ce que l'entourage nous dit, mais parce qu'en fait, tu vois, n'est pas là. Est-ce que c'était méchant? Alors méchant? Non, ce n'est jamais méchant. C'est toujours un conseil. C'est toujours pour éviter peut-être que la personne se perde dans quelque chose. Mais dans la tête de la dame qui m'a dit ça, c'était vraiment... Non mais nous ici c'est un truc scientifique, perdez pas votre temps, vois, ça sert à rien. Est-ce qu'elle a
Romain: Ouais, bien sûr.
Tristan: projeté son propre truc ou est-ce qu'elle a projeté
Romain: Bye !
Tristan: ce qu'on lui a toujours appris en fait, c'est que ce tab c'est
Romain: Bye !
Tristan: les scientifiques, point, tu vois.
Romain: Un peu de tout. Non mais un peu de tout. Et il a aussi ce moment où en fait ça lui donnait une... même si je pense que pas une méchante d'âme, mais c'est humain.
Tristan: Euh non pas du tout en plus.
Romain: C'est humain, tu vois. Et je pense que dans ce moment-là, ça lui donnait justement une fenêtre de légitimité et d'autorité de pouvoir te dire que ça, c'est peut-être pas fait pour toi, tu vois. Et des fois, dans la vie de tous les jours ou dans la vie commune, j'ai envie de dire... pas toujours des fenêtres d'autorité qui s'ouvrent comme ça et des fois les gens les saisissent alors que c'est pas forcément leur vraie personne mais sans même s'en rendre compte par moments tu vois donc c'est...
Tristan: C'est C'est clair.
Romain: a un peu de tout, il a toujours un peu de tout.
Tristan: Et tu vois c'est marrant parce que moi je trouve ça plus stressant pour revenir sur ce que la société semblerait induire, on va dire ça comme ça. Je trouve ça plus stressant de faire des longues études. Je prends toujours le parallèle du professeur de maths parce qu'en c'est trop bizarre. Nous quand on fait une formation pour devenir professeur de PS, il y a trois ans de cursus, de la licence jusqu'à la fin du master où on est vraiment en face des élèves. C'est-à-dire qu'il a vraiment un travail qui est fait où chaque semaine on a forcément des cours face aux élèves qui sont reproduits. Et on avait l'exemple à côté, parce qu'on mangeait souvent avec eux, parce qu'on était vraiment juste à côté, de personnes qui voulaient devenir profs de maths. Eux, ils n'ont vu des élèves que à partir du Master 2, une fois qu'ils avaient leur concours. Et en fait, il y en a plein qui ont abandonné entre le Master 1 et le Master 2. Parce que finalement entre ce qu'ils ont appris et la réalité, pour eux il y avait trois mondes. Eux ils voulaient apprendre les mathématiques et ils pensaient avoir des personnes, bon après peut-être pas qu'ils pensaient tout ça mais avoir des personnes qui allaient être intéressées ou en tout cas le fait de se dire ouais je vais les intéresser. Et quand on se retrouve face à certains publics parfois dans certaines conditions, soit les autres et l'environnement, bah parfois l'alignement il est pas parfait en fait entre les trois et ça marche pas.
Romain: Ouais, ouais bien sûr.
Tristan: Tu vois moi je trouve ça mieux de me dire je fais une semaine de formation, je peux me prendre des formations complémentaires dans le mois pour essayer d'être le plus légitime possible sur mon premier rendez-vous et de me dire je me lance, j'essaye, je me dis que pendant un an il a pas de plan B et je me lance à fond, tu vois, plutôt que de me dire j'ai fait cinq ans d'études pour me dire à la fin, je crois que ça me plaît pas, je crois que ça m'anime pas en fait. En fait, je crois
Romain: Ouais, c'est sûr.
Tristan: que ça m'anime pas comme on me l'avait vendu réellement.
Romain: Ouais, c'est clair.
Tristan: Et je trouve ça plus difficile dans ce sens là que de me dire ouais, je me lance, je me laisse un an, de façon je suis formé et je me forme en direct et puis... Et puis à Dien que pourra en quelque sorte.
Romain: Ben, mine de rien, c'est un peu comme si tu fais le parallèle avec notre métier. S'il fallait se former, même celui qui fait un BTS profession immobilière en deux ans, alors il va y avoir des stages, sûr, mais s'ils ne font pas en alternance,
Tristan: Oui oui.
Romain: tu vois, tu fais deux ans d'études où t'apprends ce que c'est un mandat, que c'est ci, ce que c'est ça, comment remplir une off, même comment rédiger un compromis, voilà. Mais après, derrière, que tu découvres la vraie relation avec le client, le fait que... Il faut souvent éduquer ton client, acheteur, vendeur, etc. Ça peut être totalement aussi différent de l'idée que tu te faisais suite à la théorie.
Tristan: Clairement, clairement et pour le coup, quasiment tous les candidats que j'ai pu avoir pour devenir conseillers en immobilier auprès de nous quand ils sont arrivés, qu'ils avaient un BTS ou qu'ils voulaient faire un BTS, à chaque fois je leur disais, fait, faites vraiment ce que vous voulez. Mais moi, si je peux vous donner un conseil, c'est faites le métier, parce que si vous ne faites pas le métier tout de suite, vous allez avoir des surprises. et parfois des mauvaises surprises. L'humain aujourd'hui c'est beaucoup plus important dans notre métier. trouve que la connaissance où parfois on peut... Moi ça m'est arrivé d'être bloqué face à des questions de clients où je leur ai dit, ben écoutez je sais pas, je vais prendre l'information, la projeter dans votre projet et vous la donner. Mais pour l'instant,
Romain: Mais oui, bien sûr.
Tristan: là, telle qu'elle, parfois c'est pas que je peux pas répondre, c'est que presque je ne veux pas répondre. parce que je pense que ça nécessite de réfléchir beaucoup plus largement à leur projet et de leur proposer une vraie solution qui correspond à leur projet plutôt que de leur proposer une solution générique en fait.
Romain: Oui, tout à fait. Et si justement on on recentre un peu parce que là on a bien des yeux mais...
Tristan: Ouais ouais ouais. À la légitimité c'est un sujet qui est tellement large.
Romain: C'est clair, c'est clair. Si on recentre un petit peu face aux vendeurs, je pense qu'on a balayé un peu le sujet, notamment dans les débuts. Mais
Tristan: Bye.
Romain: mine de rien, même après les débuts, quand tu as ton vendeur qui te dit depuis des mois qu'en dessous de 250 000, ils ne pas la maison, etc. Et que toi, de par ton œil et de par les retours des visites et les offres potentielles que tu as. tu dois lui faire maintenant comprendre que cette offre là à 230 c'est celle qu'on attend, c'est celle qu'il lui faut et s'il n'accepte pas derrière il risque de le regretter ou autre. Là, même si tu n'es pas dans les débuts, c'est aussi le moment où c'est ta légitimité et ta façon de le présenter qui vont faire que tu vas réussir cette négociation là ou pas. Et je pense que ça méritera un épisode sur... les négociations et tout parce qu'il y a des moyens pour faire comprendre les choses qui sont toujours plus efficaces que d'autres. toute façon, tu l'as dit avant, c'est l'humain, donc il faut trouver la bonne façon de faire comprendre à chaque personne. n'y a pas de moyen générique. Mais mine de rien, ces moments-là de négociations avec les vendeurs et aussi après avec les acheteurs, c'est là aussi où... selon comment ils te perçoivent et la légitimité qu'ils perçoivent en toi et que tu perçois en toi, c'est là aussi où ça retrouve un vrai impact. Très clairement. Très très clairement.
Tristan: Oui et puis je sais pas s'il y a une bonne méthode pour négocier parce que c'est tellement adaptable et transposable à chaque projet et surtout à chaque personne que tu es en face de toi pour avoir fait beaucoup de formations sur la process communication ou le système du disque pour essayer de comprendre un petit peu les personnalités des gens. ça c'est vraiment très important et ça c'est pas quelque chose qu'on peut maîtriser au départ. à qu'on peut être formé dessus de manière assez brève et on essaye de faire une formation qui est assez rapide. On essaye de simplifier un peu les choses pour comprendre, en essayant de ne tomber dans les généralités et c'est compliqué. Mais ça je pense que c'est vraiment très important quand on arrive de faire comme formation. Parce que je pense que effectivement, que soit le cas, ce soit une négociation, que ce soit un rendez-vous client, etc. En fait, il vraiment être à l'écoute. Et c'est en ça où je trouve que la légitimité, elle peut quand même se gagner assez rapidement. C'est que plus qu'un métier technique, quand bien même il a de la technique, attention, ce pas ce que je dis, le plus important reste quand même l'humain et l'écoute. Et je crois que si on est fondamentalement à l'écoute des gens et qu'on essaye vraiment d'aller chercher le projet à proprement parler, finalement quel que soit le savoir, les techniques etc. qu'on maîtrise ou pas, réellement le plus important c'est pas forcément ça quoi.
Romain: Exactement, c'est même ça qui permet au départ de réussir à se lancer, c'est que le client va t'accorder la légitimité qu'il t'accorde en voyant à quel
Tristan: Bien sûr.
Romain: point tu l'écoutes et tu es là pour lui et tu te donnes ton énergie et le meilleur de toi-même.
Tristan: Et oui parce que je pense que réellement tu vois on n'est pas... Comment dire ? On n'a pas le rôle d'un diagnostiqueur d'expliquer exactement ce qu'est la maison d'un point de vue technique. Et je pense non plus qu'il faut pas s'enfermer dans la croyance que les gens peuvent avoir qu'on ne fait qu'ouvrir des portes et expliquer bah là c'est la cuisine, bah là c'est un velux, bah là c'est une salle de bain. Jusqu'à preuve du contraire les gens ont des yeux, ils sont suffisamment intelligents pour comprendre quand ils ouvrent une porte quelle est la fonctionnalité de la pièce qu'il y a derrière. Pour le coup, trouve que ça, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment notre métier. Notre métier, c'est la compréhension du projet du client et le fait de proposer une stratégie qui va nous permettre d'aller le plus rapidement d'un point A à un point B qui est déterminé par le projet du client. Donc, réellement, notre légitimité, ne se passe pas trop sur des points de vue techniques type notaire ou type diagnostiqueur. mais elle est vraiment sur la capacité de répondre au projet des gens. Et moi, c'est là que je vois le parallèle. Si je dois chercher des décompétences transversales avec mon métier précédent, c'est vraiment là que je vois l'application de mon précédent métier sur l'immobilier. Mais oui, c'est sûr que, en tout cas pour moi, la légitimité, elle se fait vraiment à travers ta capacité à écouter et à projeter le client. plutôt que sur ta capacité à expliquer ce que c'est techniquement que la maison. Que ce soit un client à carreau ou un vendeur. Je ne pas sûr que ce soit vraiment notre rôle cette partie-là.
Romain: J'ai envie de dire, ça dépend des clients. y a des clients qui vont être sensibles à ton œil technique.
Tristan: Il faut pouvoir l'expliquer et il faut pouvoir l'expliquer aussi à travers la lecture que tu as fait des diagnostics, à travers ce que tu as compris de la maison, à travers ce qu'on t'a expliqué.
Romain: On a beaucoup parlé vis-à-vis des vendeurs, mais je trouve que vis-à-vis des acheteurs, pour ma part, tu vois, et notamment au début et même parfois encore un peu aujourd'hui, c'est presque avec eux, trouve que ma légitimité, elle peut être le plus remise en cause. C'est-à-dire que parfois, au début, on a tendance à vouloir un peu survendre les biens qu'on fait visiter. Alors. Comme tu l'as dit avant, moi, j'ai jamais fait parce qu'en plus, c'est comme ça qu'on m'avait appris de ne pas le faire, justement. J'ai jamais fait. Oui, donc ici, une chambre avec le lit, le placard et tout. Voilà, j'ai toujours été plus en retrait pendant les visites. trouver un juste milieu de garder la main sur la visite. Les clients, aiment bien que tu les guides parce qu'en plus, ils sont parfois un peu gênés. Mais en même temps, dire ici, c'est le toilette, machin, avec deux vitesses sur la chasse d'eau. Bien sûr qu'on n'en a rien à faire. Mais pour autant derrière, les acheteurs remettent en cause les caractéristiques d'un bien ou autre et que quand c'est fondé et que c'est leur ressenti très bien, mais il des fois où tu vois que c'est uniquement parce qu'ils s'imaginent qu'ils vont pouvoir négocier plus derrière. Et quand c'est comme ça,
Tristan: Ouais, souvent le cas d'ailleurs.
Romain: tu laisses pas passer, tu leur dis non mais attendez, je n'ai pas d'exemple précis en tête. s'ils te disent que là au niveau du secteur, si c'est un bien pour faire de la location, que le secteur il n'est pas top et que toi tu n'es pas d'accord avec ça. Et en fait, les gens souvent se disent, mais t'es pas légitime pour me dire ça. T'es l'agent immobilier qui veut vendre le bien. tu vois, tu n'as pas la neutralité qu'il faudrait. Et en plus, qu'est que tu connais, etc. Donc pour ma part, je trouve souvent que, et en tout cas au début vraiment, je me sentais plus remis en cause du point de vue légitimité par les acheteurs. par les vendeurs et je pense que ça vient notamment du fait que au début quand j'ai commencé j'avais moi même pas encore acheté le moindre bien immobilier et donc ça se dégage forcément un petit peu et les gens peuvent le supposer de part de l'âge que j'avais à ce moment là et donc c'est vrai qu'on peut se demander est ce que un agent immobilier qui n'a jamais rien acheté
Tristan: ...
Romain: peut être légitime aux yeux notamment des acheteurs. Et après, est-ce qu'un agémoble qui n'a jamais rien vendu peut être légitime aux yeux des vendeurs ? C'est aussi une question qui peut se poser. Mais tu vois, je trouve que les acheteurs challenge souvent un peu plus la légitimité pendant les visites. Je pas ce que tu en penses.
Tristan: Ouais ouais alors moi j'ai plutôt tendance à pas trop répondre quand je ressens que quelqu'un est en train de négocier. Ouais non mais là faut refaire le tableau électrique et faut tirer des gaines et tout là haut pour pouvoir remettre des appliques et tout ça et là il y en a pour au moins 10 000 euros. Tu vois quand quand les gens commencent à rentrer là dedans je leur dis bah écoutez là c'est votre projet en fait. Là aujourd'hui la maison elle vaut ce qu'elle vaut par rapport à des caractéristiques qu'on a définies déjà dans l'estimation et dans la mise à prix. Maintenant voilà, faites ce qui vous semble vous le plus juste. façon c'est toujours la même phrase d'ailleurs. Si vous voulez négocier, faites ce qui vous semble le plus juste et puis on réajustera après. Je pense que le plus important parfois c'est de les laisser jouer un petit peu à ce genre de choses. Qu'ils fassent une offre et en fait je trouve que une fois qu'ils ont fait une offre Pour moi le jeu il est fini en fait. que pour moi l'offre c'est déjà les avoir mis dans les puissettes les acquéreurs. Mais je te
Romain: ouais.
Tristan: dis ça aujourd'hui de mon expérience tu vois. J'ai plus trop de soucis de légitimité par rapport à ça. Mais en fait je me suis rendu compte au fur et mesure que parfois, me souviens ça m'énervait une fois j'ai fait une visite avec une agent. Et en fait pendant la visite, donc moi je laisse vraiment les gens libres pendant la visite, c'est à que vraiment il a un sens. Si vous avez des questions, n'hésitez pas et je laisse faire. à la fin de la visite, les gens, il y a ça qui nous plaît pas trop et puis ça en même temps on est en train de réfléchir, etc. Et l'autre agent était là, non mais si vous commencez à réfléchir à ça, vous n'arriverez jamais à acheter en fait. Là la maison correspond parfaitement à ce que vous m'avez dit au départ. Tout est parfait, l'emplacement est extraordinaire, etc. Il n'y a plus qu'à, il n'y a plus qu'à vous... me demande même si à la fin elle n'a pas dit un truc du genre, je crois que vous réfléchissez trop, je crois que vous prenez trop la tête ou un truc comme ça. Et je m'étais dit, c'est violent quand même. C'est violent et au delà même du caractère violent, je trouve que c'est plus qu'inutile, c'est même contre productif. Parce que c'est un coup en fait à ce que les gens disent, ouais, bon, c'est bon, laisse tomber en fait, ça ne le fera pas.
Romain: Ouais, ils vont se protéger.
Tristan: Et en fait, si déjà le critère, c'est de se dire ça va pas le faire parce qu'elle nous a gonflé ou parce qu'on nous a gonflé ou parce qu'on a le sentiment de nous avoir forcé, il y a moyen que les gens ne reviennent pas vers nous par rapport à ça. Moi, pense qu'il faut laisser les gens un peu libres de ce qu'ils ont envie de négocier. parfois, pour le coup, le coup du tableau électrique, je leur ai dit oui, ça a été signifié dans le diagnostic. Pour autant, il n'y a pas d'obligation à le refaire. ou alors dans ce cas là, il voir avec l'assurance si effectivement c'est pris en charge, si jamais il a un problème électrique et auquel cas ce sera à vous de le refaire quoi. à vous de voir et de juger ce qui est le plus important pour vous. Mais tu vois ça après ça vient parce que voilà, je te raconte ça aujourd'hui, c'est avec l'expérience de fait. Mais
Romain: Bien sûr.
Tristan: je pense que c'est peut-être parce que je me souviens pas trop trop, tu vois, de mes premières offres. Ça n'a jamais été quelque chose de douloureux pour moi ou quoi, parce que j'ai toujours laissé les gens faire un petit peu ce qui leur semblait le plus juste. vois, c'est quand même vraiment toujours la même phrase, mais parce que je pense que c'est vraiment ça. ne pas interférer dans ça. alors, je me lance dans une généralité de ouf. C'est pas grave. Il y a beaucoup de Français qui ne pas négocier de toute façon. Je j'ai pu constater ça. C'est à dire qu'il a des gens qui se prennent pas la tête et qui rentrent directement en disant, pour moi ça vaut pas plus de 240 000 donc je vous faire une proposition à 230 000. D'accord ? Et puis, à côté de ça, t'as des gens qui sont en train de faire la liste de tout ce qui leur plaît pas, mais ils font quand même une offre et ça nous embête un peu. Mais on va quand même faire une offre parce que quand même la maison nous plaît bien. Tu mais
Romain: Et oui.
Tristan: ça, c'est Bon. Et à côté de ça, tu vois, j'ai un autre exemple. C'était à mes débuts, ça, pour le coup. Je me rappelle, c'est marrant, je me rappelle comme si c'était hier. J'ai des gens qui visitent. et ils soulevaient tous les points négatifs, donc tu sais qu'ils sont en train de préparer quelque chose tu vois. Soit ils se préparent à dire bon bah non mais ça nous plaît pas, laissez tomber, on va pas perdre plus de temps, on va laisser tomber. Soit t'as les gens qui sont en train de préparer vraiment et à la fin de la visite qui me dit bon j'ai calculé et tout, bon là on est à 230 000 par rapport à tout ce que j'ai calculé, il y avait quand même pas mal de choses à faire. Est-ce que vous pensez qu'à 225 000 ça pourrait passer ? Et dans ma tête j'étais là mais... Mais tout ça pour ça ? C'est même pas drôle quoi ! Ouais c'est ça et puis pour
Romain: Mais eux ils sont sincères dans leur fonctionnement, c'est l'opposé.
Tristan: négocier 5000 alors que je m'attendais à ce qu'il me sabre le prix qu'il descend à 190 quoi. Et je me souviens quand il m'avait dit ça j'étais là oui oui je pense que c'est jouable oui bon après de façon c'est comme tout c'est faites ce qui vous semble le plus juste et puis on verra après quoi. J'avais été perturbé par ça mais bon voilà je me sentais visiblement déjà bien légitime a priori sur avec les acheteurs en tout cas moi j'ai jamais eu trop trop ce problème là parce que je pars du principe que c'est c'est des clients bien évidemment mais mon client principal c'est celui qui me fait confiance et qui me confie sa vie et pour moi mon client que je dois pas décevoir c'est le vendeur du coup c'est vrai que j'ai
Romain: Oui, bien sûr.
Tristan: pas ce tu vois décevoir c'est quand même une question de légitimité quand même Et que j'avoue que je pas trop avec la Kera, mais après, tout s'est un peu différent.
Romain: Après là où ça rentre aussi plus en jeu ce point de vue légitimité, c'est parfois quand il faut que tu recades l'acquérateur l'étape au moment de l'offre, il faut que tu le recades pour lui dire, écoutez, là, moi, maintenant, va me falloir vraiment un document de la banque ou alors il va falloir que niveau timing, on puisse y aller dans tel ou tel ordre
Tristan: Hmm.
Romain: parce que tu dois répondre aux attentes du vendeur, mais parce que aussi, c'est ton rôle de professionnel de cadrer les choses. Et il y a des moments où justement, ton acquéreur qui tarde à te fournir ce que tu demandes, qui ne te répond pas vraiment ou autre, faut que tu arrives à le recadrer et de par ta légitimité, lui faire comprendre qu'en fait ça doit se passer comme toi tu le dis, parce que c'est toi le professionnel et que du coup lui en tant qu'acquereur particulier client, en fait il doit suivre le cadre que tu veux lui imposer.
Tristan: Oui après c'est comme on disait, ça dépend des acquéreurs, t'en as qui sont très dociles diras-t-on et puis t'en as qui sont toujours un petit peu plus pointilleux généralement les plus pointilleux et ceux qui sont un peu plus dans l'esprit challengeant ce que je vais appeler ici des rouges après ceux qui comprendront comprendront c'est les clients généralement avec lesquels j'essaie de pas trop discuter parce que c'est un niveau de c'est un niveau de d'écart vraiment très important avec moi où là pour le coup je sais que je peux pas m'adapter tu vois ce genre de clients j'arrive pas à m'adapter y'a rien à faire c'est dans ce cas là je préfère dire fête et puis on verra et puis là c'est le notaire qui...
Romain: Faites ce qui vous semble juste...
Tristan: non mais là c'est le notaire qui demande ça non mais là c'est le courtier qui demande ça non mais là c'est ça qui demande ça j'essaye de pas trop moi me mettre dedans parce que souvent Souvent je sais que c'est un étage trop beau, trop au dessus par rapport à moi, j'ai du mal à m'adapter à ça. Mais tout type de clients existe et de fait ce client là n'est pas le client qu'on a le plus souvent. c'est vrai que par rapport à tous les autres clients, d'un panel de clients, je trouve que ça va, ils sont pas toujours très dans la recherche de ta légitimité justement. Ils sont pas trop... Enfin moi en tout cas j'ai pas le sens... Ça se trouve c'est le cas et je suis complètement aveugle et je le vois pas. C'est possible. C'est possible.
Romain: C'est possible. sur le... Et rapidement, tu en as parlé au début, mais sur les biens plus haut de gamme, les biens voilà, un peu d'exception, est-ce que tu
Tristan: Hmm.
Romain: reçois un défaut de légitimité encore aujourd'hui ou au contraire non ?
Tristan: En fait, tu veux, comme mon premier client m'a complètement détendu par rapport à ça, c'est vrai qu'après, je n'ai jamais trop eu le souci. J'ai plus eu le problème parfois avec des gens... Tu vois, c'est toujours un peu une question de perception, en ce moment, j'ai un bien qui frôle le million d'euros, qui est un bien haut de gamme. Voilà, on peut le dire, surtout sur mon secteur où pour le coup le prix est vraiment très cher par rapport à tout ce qu'il y a d'autre sur le marché. On est vraiment sur du haut de gamme. C'est des clients qui sont adorables, qui se prennent vraiment pas la tête et tout ça. Et je trouve qu'il y a des clients qui ont un bien qui est plus cher que la moyenne, mais qui n'est pas à ce point là dans le luxe. qui n'est même pas dans le luxe d'ailleurs, c'est juste que c'est un peu plus haut que la moyenne et qui sont justement un peu plus difficiles. Tu vois, qui ont vraiment la sensation d'avoir un bien très luxueux et il faut vraiment... faut vraiment... Là pour le coup, il y a vraiment un travail qui est demandé de leur part, qui est vraiment plus important et où là parfois, c'est vrai que ça peut être un peu plus complexe. Mais après, c'est vrai que sur les biens de luxe, fait, moi je m'attache tellement au projet des gens. Donc c'est vrai que ce soit un bien de luxe ou pas, en fait pour moi... le bien immobilier c'est un prétexte pour faire mon métier.
Romain: Merci.
Tristan: En fait je suis pas vendeur de maison du tout tu vois. Je suis vraiment la personne qui va conseiller dans le cadre du projet des gens et en fait ça pourrait être une voiture comme ça pourrait être un patrimoine comme ça pourrait être n'importe quoi. Aujourd'hui la maison c'est parce que c'est quelque chose qui m'intéresse un petit peu plus c'est parce que je trouve ça génial de pouvoir voir des biens, ça m'a toujours plu, des beaux biens, des fois beaucoup moins beaux. Mais c'est plus le prétexte, fait, réellement. Le plus important pour moi, c'est tellement le projet des gens que la maison, presque, c'est secondaire, en fait.
Romain: A bientôt !
Tristan: Je n'ai pas de différence fondamentale, moi, pour le coup, entre un bien luxueux et un bien qui ne l'est pas.
Romain: Bah écoute, je suis assez d'accord avec ça. suis totalement d'accord. En fait, quand tu te rends compte que les gens qui ont des biens qui valent plus cher, là récemment, j'ai rentré en mandat un bien effectivement où on est un peu moins de 800 000 euros. Donc soit tu rentres dans des biens quand même assez haut de gamme. Et en fait,
Tristan: Ouais. Pas de monsieur et madame tout le monde, quoi.
Romain: ouais exactement. et les gens ont les mêmes attentes que les gens qui vendent des biens plus dans la norme de prix. Après, ça dépend aussi toujours de comment tu es introduit. Là, j'avais été recommandé par une autre cliente. Et tu vois, justement, en parlant de légitimité, cette cliente qui m'a recommandé auprès de son ami qui vend sa maison à 800 000. Alors, c'est une cliente
Tristan: c'est la série.
Romain: qui vend une maison. C'est une grosse maison aussi, il y a beaucoup de travaux, tu vois. mais c'est une maison où a commencé, on était affiché à 400 000 euros. Donc c'est aussi un bien plus cher que ce qu'on trouve dans les standards du secteur. Et elle m'a recommandé auprès de son ami qui vend cette maison là à 800 000 euros au bout de 15 jours de
Tristan: Hmm.
Romain: collaboration du deuxième rendez-vous, vois. Alors que j'avais pas encore fait
Tristan: Oui.
Romain: la moindre visite, que j'avais même pas encore fait l'annonce parce que c'était encore les premiers rendez-vous. Mais tout de suite, m'a recommandé auprès d'elle parce que... elle a vu que je l'écoutais, qu'elle m'a trouvé sympathique, elle m'a fait confiance d'emblée alors que je n'avais pas
Tristan: Sorry.
Romain: encore apporté la moindre visite, le moindre compte rendu de visite, le moindre rendez-vous de suivi. Donc ça va complètement dans sens de ce qu'on dit depuis le début.
Tristan: Elle a vraiment perçu ta légitimité.
Romain: Et voilà !
Tristan: telle qu'elle l'a recherché en fait très certainement.
Romain: C'est ça. De toute façon, la légitimité, bien sûr, y a celle qu'on s'accorde à soi, mais sinon, c'est toujours quelque chose qui nous est octroyé par l'environnement extérieur.
Tristan: C'est pour ça que celle qu'on s'ocre trois à soi c'est plus un sentiment qui est inutile finalement, parce que je trouve en tout cas, parce que c'est plutôt bloquant je le vois dans l'exemple quand on cherche à construire une équipe. Parfois, on se dit non, je suis pas légitime pour accompagner quelqu'un, pour accueillir quelqu'un dans mon équipe parce qu'on a toujours cette sensation qu'on doit être parfaitement légitime pour recevoir quelqu'un et pour l'accompagner. Et pour autant, l'exemple le plus marquant moi que j'ai et je trouve que ça fait vraiment le parallèle avec l'immobilier de manière générale avec les clients c'est qu'une fois j'ai une agent qui recrute quelqu'un sans faire exprès c'est à dire qu'elle a été recommandée par quelqu'un qui voulait se lancer dans l'immobilier et la personne arrive et dit bah voilà moi j'aimerais être recruté par une telle et donc elle se retrouve dans son équipe parce que le métier lui plaît etc qu'elle a vraiment envie de se lancer et c'est fou parce que de ce jour là, elle n'a jamais été autant légitime que du fait d'avoir recruté quelqu'un. Parce qu'en fait, elle avait tellement peur de pas être au niveau qu'elle a haussé tous ses curseurs. Et en fait, je trouve que tu vois, la légitimité personnelle, telle qu'on se l'applique à soi, elle a plutôt tendance à être un frein et à être bloquante, plutôt que la légitimité que l'environnement ou les autres nous accordent. Et j'ai quand même la sensation. si c'est bloquant il faut se dire non là ça sert à rien je suis en train de me polluer encore faut-il avoir le recul nécessaire pour le faire et après je trouve que c'est plutôt la légitimité vis-à-vis des autres qui est importante et parfois ça peut justement donner des choses incroyables de se dire je suis pas légitime et puis finalement ça nous tombe sur le coin du nez on se dit ouais là j'ai plus le choix
Romain: Oui, mais ça mérite d'ailleurs un épisode complet sur le fait de bâtir son
Tristan: carrément.
Romain: équipe et à quel point ça hausse ton niveau d'exigence envers toi-même.
Tristan: carrément.
Romain: tu vois, moi je pense que la légitimité qu'on s'accorde à soi-même, peut au contraire d'être un frein, ça peut être un puissant booster quand on se lance si justement on a les éléments et les capacités pour se gonfler en légitimité. Et d'ailleurs...
Tristan: Je veux être les Itims. Je dois être les Itims.
Romain: C'est ça et je me sens légitime parce que j'ai fait la formation, parce que voilà. Et justement, là, je pense qu'on peut encore donner quelques pistes là pour se faire sa propre légitimité. Et ça me fait penser d'ailleurs petit teaser au prochain épisode avec un invité qui pourra justement sur ce thème là de la légitimité dans les débuts et tout scotcher tout le monde comme il nous a scotché. Mais quand on on démarre, moi, ce qui m'a. boosté en légitimité et qui a compensé mon inexpérience, de fait, tu vois, c'était cette formation-là que j'avais faite et refaite cinq fois suite quand j'ai démarré. total, dans ma première année, je l'ai fait, je crois, sept ou huit fois. Sur les douze mois, il y a sept ou huit fois où je suis retourné en formation et cette formation plus cette méthode, en fait, m'ont amené cette légitimité qui me manquait de par l'expérience. En tout cas, moi-même à l'intérieur, j'arrivais avec ce propre bagage. Et aussi, je pense que dans mon entourage, j'ai pas été un peu torpillé par les craintes de mon entourage parce que autour de moi, mes potes qui voyaient que je faisais ça, ils avaient pas la volonté de me protéger comme ont les gens plus âgés qui vont te dire, mais t'es sûr, t'as bien réfléchi.
Tristan: Hmm.
Romain: mon père, faisant le même métier, forcément, il m'a plutôt encouragé. puis, ma mère m'a encouragé aussi. Après, c'était plus le... l'entourage familial un peu plus éloigné peut-être, vois, les grands-parents qui te disent, mais attends, machin, tu vois, mais c'était plus éloigné, c'était forcément moins impactant, tu vois. Et au-delà de la formation, tu vois, le fait de très vite être en action, ça a aussi renforcé ce sentiment-là que petit à petit, tu vois que tu arrives à rentrer un mandat, tu vois que tu arrives à faire tes premières visites, tu vois que tu arrives à avoir même tes premières offres. Et quand tu retournes en formation, tu te rends compte que quand tu témoignes de ce que tu as fait, les gens te disent « ouais, c'est excellent, etc. » Puis tu vas aussi voir avec des collègues que tu as autour de toi. Parce que mine
Tristan: Mmh
Romain: de rien, nous on a la chance quand on démarre dans un réseau d'avoir souvent autour de soi des collègues qui ont l'expérience qu'on n'a pas et qu'on peut s'attribuer un petit peu. C'est-à-dire que tu peux, pendant une formation, demander conseils et tu vas pouvoir bénéficier de ce retour d'expérience-là de tes collègues. T'es bon
Tristan: Je pense que de toute façon tout est une question de personnalité vis à vis de la légitimité en fait. Parce que je rejoins complètement ce que tu dis et tu vois une fois j'avais une fille elle dans mes équipes, on faisait tout un tas de formations et elle me disait de toute façon je comprends pas. Je comprends pas comment il faut faire, j'ai besoin de me planter pour comprendre. ça, tu vois, pas tout le monde n'est comme ça. Et puis le fait de se dire il faut que je sois légitime et pour ça, de fait, il faut que j'apprenne, il faut que je comprenne la méthode, il faut que je la maîtrise sur le bout des doigts, etc. Ça, il y a des gens pour qui ça peut être très bloquant de se dire, je n'y arriverai jamais. Et puis, ceux qui vont dire, bah voilà, comme ça, au moins, c'est maintenant que je maîtrise ça, je suis au taquet. Et puis quand tu arrives en rendez vous que le client, il te prend à l'envers, tu es là. Donc, en fait,
Romain: En fait...
Tristan: tout est une question de personnalité et d'adaptation.
Romain: Bien sûr.
Tristan: d'adaptation aux situations. Et notre métier, c'est quasiment que ça, de toute façon, je crois.
Romain: Ouais, totalement. Et si tu veux même pour aller un peu plus loin et pour rejoindre exactement ce que tu disais, que toi la légitimité, c'est pas la capacité à technique, mais la capacité à être à l'écoute. ben justement, dans notre métier, et c'est ce que je disais aussi lors des épisodes précédents, dans notre métier, notre façon de faire, notre façon d'être, notre personnalité, notre capacité à se synchroniser avec le client est une
Tristan: ...
Romain: énorme plus-value sur notre réussite. présent, tu futur. Et donc, quand tu as un client
Tristan: ...
Romain: en face de toi, ta personnalité, c'est aussi un facteur de réussite, de réussir son projet, de vendre sa maison, de lui trouver autre chose ou pas, peu importe. Mais ce qui fait que même si aujourd'hui, toi, cher auditeur qui nous écoute, tu démarres dans l'immobilier et tu n'as pas encore d'expérience, ton parcours jusqu'à présent qui a bâti la personne que tu es aujourd'hui, qui fait aujourd'hui ton essence. reprendre une citation de début d'épisode, c'est aujourd'hui une vraie force parce que ta personnalité sera un réel facteur de succès. Donc ton parcours et ton expérience de vie, ton identité, ton essence est aujourd'hui une réelle source de légitimité parce que c'est ça qui va faire la différence avec d'autres professionnels, parfois bien plus expérimentés. Ta façon d'être, ta personnalité fera une vraie différence.
Tristan: Oui, à condition d'être à l'écoute et de se synchroniser. Ton mot, il était vraiment parfait, je trouve. La synchronisation
Romain: bah c'est...
Tristan: avec le client, c'est vraiment ce qu'il faut capter. Et parfois, ça nécessite de se mettre à l'étage, au niveau de ton client. tout
Romain: Merci.
Tristan: ça, c'est un travail de synchronisation, de personnalité, d'échange et d'écoute active. Et il a des choses qui s'apprennent et il a des choses finalement où parfois il y a des personnes qui ont ça depuis toujours.
Romain: C'est vrai, on peut avoir des
Tristan: loin de
Romain: facilités mais l'action et c'est là-dessus que moi je vais conclure, l'action,
Tristan: Take care.
Romain: le travail, l'alliance du terrain et de la formation rattrapera toujours les facilités que certains ont au départ.
Tristan: toujours. ça peut être un vrai sujet de podcast entre
Romain: Et à quoi bett-on ?
Tristan: le talent et le travail ou talent versus travail
Romain: bah oui, ça dans le sport, le... oui, ça s'éclate. On le note.
Tristan: On le note. Entre deux visites ?
Romain: Je pense qu'on peut y aller entre deux visites, il serait peut-être même temps.
Tristan: On lance entre deux visites, entre deux coups de clignotant. L'autre jour, faut
Romain: C'est ça, exactement.
Tristan: quand même, le précise quand même, là, parce que vous, vous le subissez pas ça. Mais l'autre jour, je pense que Romain, quand il me faisait son vocal sur WhatsApp, puisque vous savez maintenant qu'on a ces habitudes là, je pense qu'il était arrêté à un feu rouge où il fallait tourner à gauche ou à droite et où tant que le feu ne passe pas au vert, il ne tourne pas. Et il a eu son clignotant pendant littéralement 30 secondes. un vocal. C'était très drôle pour moi qui l'ai vécu. C'est ça, un métronome.
Romain: Oui, bien sûr, mais ça rythme aussi, tu vois, ça donne un petit tempo. Exactement, exactement. Mais d'ailleurs, on s'est demandé si on allait pas rajouter un petit bruit de clignotant pendant la rubrique entre deux visites
Tristan: Ouais, pour lancer la rubrique.
Romain: pour lancer ou pour dire que c'est la fin du timing ou pas. Cette rubrique-là, entre deux visites, on la travaille encore. Voilà, c'est un laboratoire.
Tristan: on va la travailler.
Romain: Si vous avez des suggestions, on est complètement preneurs.
Tristan: N'hésitez pas, clairement.
Romain: Et donc on rappelle entre deux visites, on s'imagine qu'on est dans la voiture entre deux visites, message vocal WhatsApp. on pose une question un peu piquante, un peu challengeante. On se met un peu sur le grille dans la sauce. Et l'idée, c'est de répondre simple et efficace. C'est soit oui, non, ou soit au pire, une toute petite phrase. Mais c'est aussi le jeu. qu'on ne peut pas se justifier pour expliquer. Donc il faut accepter que les gens vont pouvoir se faire leur propre interprétation de la réponse. Allez, je t'en prie. C'est parti.
Tristan: Et bah let's go ! Première question. Est-ce que tu préfères l'euphorie des débuts ou l'expérience du présent ?
Romain: Au revoir.
Tristan: A la suite.
Romain: l'expérience du présent, quand même. Est-ce que tu as déjà accepté un mandat alors que tu ne te sentais pas à la hauteur ?
Tristan: Oui. Oui oui. Enfin, au moins c'est clair.
Romain: Haha
Tristan: Oui, aucun doute. Tu préfères tes débuts dans l'immobilier ou tes débuts dans la gendarmerie ?
Romain: c'est une vraie question ça. Je pense que je préfère mes débuts dans l'immobilier. Mais après mes débuts dans l'immobilier ça va être mes... Je vais dire mes deux trois premières années. Parce que ça a vraiment représenté tout un cheminement mais oui je vais dire dans l'immobilier. Alors, tu as répondu un peu avant, mais mine de rien, est-ce que tu as déjà fait semblant de maîtriser un sujet devant un client ?
Tristan: Certainement. J'ai pas de souvenirs exacts mais c'est vrai que souvent quand je sais pas j'ai plutôt tendance à le dire et à dire je reviens vers vous après je préfère pas vous dire de bêtises mais
Romain: Oui, bien sûr. Bien sûr.
Tristan: très certainement sur certains sujets très certainement Tu préfères ta première intervention en tant que gendarme ou ton premier rendez-vous mandat ? Ça nécessite d'aller piocher dans les souvenirs.
Romain: T'as beaucoup accès sur la comparaison avec la gendarmerie.
Tristan: Oui parce que je sais que la gendarmerie ça a quand même été une page de ton histoire que tu as apprécié et que tu apprécies. ça veut
Romain: Ouais, ouais, bien sûr.
Tristan: pas dire pour autant d'être passé dans l'immobilier, ça veut pas dire que c'est un métier que tu mets complètement dans le noir quoi.
Romain: Mais je pense que pour le coup, vais dire la première intervention en tant que gendarme parce que le cursus pour y arriver jusqu'à cette première intervention était plus long. C'est-à-dire qu'il
Tristan: Hmm... Hmm...
Romain: a fallu s'inscrire au concours, le passer, le réussir, attendre l'entrée en écran gendarmerie, faire les neuf mois de classe. Donc en fait, je l'ai plus attendu. Sur ce coup-là, vais dire gendarmerie. D'après toi, est-ce qu'un agent qui n'a jamais vendu de maison peut être légitime pour en estimer une ?
Tristan: Oui après il aura peut-être besoin d'aide mais oui. torpillée, n'est pas simple cette question. Oui alors oui parce que j'y crois vraiment et en même temps j'ose espérer qu'il demandera de l'aide quand même.
Romain: Ouais donc s'il demande de l'aide, c'est peut-être qu'il n'est pas légitime alors. Mais après je sais que c'est un point où on travaille pas exactement de la même manière, c'est à que moi je fais peu d'estimation, je ne vends pas d'estimation pour démarrer la relation. Donc tu vois moi à cette question là j'aurais répondu non, mais ça veut pas dire ne pas estimer une maison, ça veut pas dire ne pas la mettre en vente. Au contraire. Au contraire.
Tristan: Bien sûr. C'est vrai qu'on a des méthodes différentes et on va pas rentrer dans le sujet maintenant parce que ce serait trop long et qu'on est juste entre deux visites là. Mais on sait très bien que si on avait abordé le sujet sur WhatsApp, c'était plus long.
Romain: C'est clair, mais on va le faire après.
Tristan: Ha
Romain: OK, dernière question. Elle ressemble à la première question mais elle posée différemment et mine de rien, la réponse n'est pas forcément liée à la première. Est-ce que tu as déjà refusé une opportunité parce que tu ne te sentais pas suffisamment légitime ?
Tristan: pas forcément dans l'immobilier du coup.
Romain: c'est comme ça que tu la prends, c'est comme ça que tu dois répondre mais ouais. Après, refuser une
Tristan: Et ben...
Romain: opportunité, peut être simplement ne pas pas entrer en contact avec cette personne là qui pourrait m'apporter ça. Mais je me sens pas légitime pour la contacter ou je me sens pas légitime pour tenter cette chose là, tu vois.
Tristan: ben je ne sais pas. Je ne sais pas parce qu'en fait je suis en train de chercher des exemples du passé du coup. De fait, pour y répondre c'est mieux. Et de tous les exemples que j'ai dans la tête, même quand je me sentais pas légitime, j'ai quand même tenté. Quand je suis arrivé ici, je voulais plus travailler à l'UCPA, je voulais plus faire de travail saisonnier, je voulais plus non plus être prof de PS, donc j'ai postulé dans des choses. sur lesquelles je n'avais strictement aucune légitimité ou je me suis dit j'ai rien à perdre au pire je me formerai sur le tas. parce que je sais que je suis suffisamment curieux pour faire en sorte de me rendre légitime le plus rapidement possible. du coup, je ne pas, c'est certainement arrivé, certainement, surtout par le passé, parce j'étais quand même moins confiant. en tout cas, j'avais moins confiance en ma curiosité parce que j'en avais peut-être moins conscience. Donc je pense que oui, quand même. Mais ça ne pas dater d'hier. Bon, la dernière, on l'a fait, au pire, on verra. À tes débuts, tu aurais préféré que ton premier client sache que c'était ta première vente ou lui laisser croire que tu en avais fait plusieurs.
Romain: Je pense que j'aurais préféré qu'ils sachent que c'était ma première. Ouais, parce que l'attente n'en est que plus grande si il croit que tu en as déjà fait plusieurs ou autres. Et si il sait que c'est ta première, tu peux le surprendre. Ouais, c'est
Tristan: Ouais mais du coup au départ t'as plutôt tendance à te protéger de ce genre de choses toi tu...
Romain: vrai. Mais aujourd'hui, si tu me demandes aujourd'hui, je te réponds. pense que j'aurais préféré qu'il sache que. Ouais, ouais, tout à fait.
Tristan: qu'il le sache. Mais en vrai tu lui as caché quand même.
Romain: En vrai, je suis pas arrivé en disant bonjour.
Tristan: D'ailleurs vous êtes mon premier mandat vous êtes... Bah vous êtes ma première vente parce qu'on va aller au bout ensemble.
Romain: Exactement, ma future première On est pas mal, je pense qu'on a fait un tour bien sympathique, même si on peut toujours s'étaler plus. Mais ça tombe bien parce que le prochain épisode reste dans ce thème là de la légitimité. Et le prochain épisode, c'est un épisode dont on ne pas tout seul. va recevoir notre premier invité dans le podcast. Donc il s'agit de Fabien et vous verrez pourquoi c'est lié à la légitimité. Parce que Fabien, il a un parcours hors immobilier, mais même dans l'immobilier, qui est juste incroyable. On a tous les deux été scotché par tout ça. voilà, semaine prochaine, soyez connectés. Ça va être très très sympa.
Tristan: et du coup vous pourrez retrouver cette interview ainsi que l'épisode. Du coup vous allez pouvoir retrouver tout ça comme d'habitude sur l'intégralité des plateformes donc Apple Podcasts, Deezer, Spotify, Amazon Music et en vidéo sur YouTube et vous pouvez nous suivre aussi sur les réseaux sociaux les différents réseaux sociaux qu'on anime donc principalement Facebook et Instagram et YouTube Shorts aussi mais aussi TikTok et LinkedIn. sur lesquels on s'est rendu compte qu'on était un petit peu trop vieux pour aller dessus, pour être régulier dessus. C'est une question de légitimité, j'ai l'impression, ça.
Romain: Ça rentre là-dedans.
Tristan: Mais on s'est lancé, donc si jamais ça vous intéresse, n'hésitez pas à nous suivre, à nous soutenir. Et si vous avez la moindre question, le moindre sujet ou une envie de collaboration, pouvez retrouver tout ça directement sur notre site internet, agent-libre-du-sis-le-podcast.fr. trouverez de toute façon sur Google ou sur nos différents réseaux sociaux. Et en attendant du coup ça et le prochain épisode avec Fabien, on vous laisse et salut Romain !
Romain: Salut Tristan !
Tristan: et salut les agents libres !
Romain: Salut les agents libres
Romain: le terrain de l'immobilier.
Tristan: Salut Romain
Romain: Salut Tristan !
Tristan: Salut les agents libres ! Alors, aujourd'hui on se retrouve pour un épisode sur la légitimité dans l'immobilier, et surtout principalement de fait dans les débuts dans l'immobilier. Et j'ai choisi pour illustrer mon propos cette citation de Sartre dans l'existentialisme et un humanisme qui dit, l'existence précède l'essence. Est-ce que ça te parle autant que moi ça me parle ?
Romain: L'essence, comment tu l'écris ? Je connais pas cette situation, comment tu l'écris ? L'essence en un mot ou en deux mots ?
Tristan: comme l'essence
Romain: l'essence qui coûte un peu cher en ce moment. Ok, parfait, c'est citation du coup d'actualité.
Tristan: Exactement. L'existence précède l'essence. J'ai choisi cette citation parce que je trouve qu'elle est très très vraie. plein de raisons. que. On est du coup, alors c'est toujours un peu le même sujet avec moi, c'est comme avec l'histoire l'autre jour avec les fers. c'est qu'en fait on est dans une société, quand on arrive, on commence à se créer, mais on se crée toujours avec un point qui moi m'avait marqué quand j'ai fait mes études, quand j'étais en STAPS, on avait des cours de sociologie et on essayait toujours, dans chaque situation, on essayait toujours de remettre la situation dans trois points particuliers. La situation par rapport à soi. par rapport aux autres et par rapport à l'environnement. constitue le tout en fait d'une réflexion. c'est pour ça qu'elle me parle vraiment parce qu'en l'existence c'est ce qu'on est au départ sans qu'on se soit défini et puis après au fur et à mesure des autres et de l'environnement le soi il bouge parce qu'on va s'affiner, parce qu'on va comprendre, parce qu'on va commencer à se définir par rapport à certains traits et certaines valeurs qui sont plus importantes pour nous. Et je trouve que par rapport à la légitimité ça a beaucoup de sens parce qu'au départ quand on arrive on sait pas qu'on on est complètement inconscient de ce qu'on est et plus le temps va passer, plus ça va avancer, plus on va commencer à se resserrer soi-même et c'est là que va naître l'essence de la personne qu'on est dans notre métier, dans l'immobilier en l'occurrence là. où moi au départ j'ai voulu tout tester, tout essayer, location, recherche acquéreur, j'ai vraiment voulu tout faire, balayer, pareil avec les modes de prospection, avant de vraiment choisir ce dans quoi je me sentais en tout cas le plus légitime. Sauf qu'on est légitime que dans l'action, que quand on fait les choses et qu'on commence à comprendre et qu'à ce moment là on peut commencer à affiner. Tant qu'on ne fait pas pas vraiment savoir je trouve.
Romain: Par définition, l'essence, tu la vois comme ce qu'on devient une fois qu'on est, ce qu'on devient de par nos actes et de par cette légitimité qu'on acquiert de par nos actes.
Tristan: Exactement, au fur et mesure du temps, comme une plante qui ne fournit son
Romain: Maybe... C'est ça.
Tristan: essence qu'une fois qu'elle est arrivée à maturité.
Romain: Exactement, je ne trouvais pas l'image mais oui l'image de l'essence de la plante c'est exactement ça. Ok,
Tristan: C'est plus clair.
Romain: très clair.
Tristan: Alors, qu'est-ce que tu nous as concocté toi comme petite citation aujourd'hui ?
Romain: Alors, j'ai trouvé une citation d'une personne qui m'inspire souvent. Alors je ne l'ai pas côtoyée, sûr, mais qui m'inspire souvent. La citation, c'est la suivante. Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas. C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. Et donc, citation de Sénèque, philosophe latin. Romain même dans son oeuvre Lettre à Lucilius. Donc je t'ai même dit au réplique que je craignais un peu que tu trouvé la même parce que Sénèque c'est un philosophe un peu mainstream mine de rien. Donc je me suis dit qu'il était probable que tu aies la même mais finalement non. Et moi je l'ai...
Tristan: Je l'avais, mais j'ai pas choisi.
Romain: Très. Bah écoute moi je l'ai choisi parce que... Tu l'as dit, la légitimité, elle pose surtout question au début, même si je pense qu'elle nous suit tout au long de notre carrière, cette question de légitimité. Mais c'est vrai qu'on se demande si on est légitime, surtout quand on va faire quelque chose et que c'est la première fois ou une des premières fois. C'est là on se demande, est-ce que je suis légitime ? Est-ce que j'ai bien ce qu'il faut pour le faire ? Voilà. Et donc, c'est parce qu'on considère peut-être que cette chose-là, elle n'est pas évidente. Et c'est là où la citation prend son sens. C'est parce que, du coup, ces choses-là qu'on ne fait jamais parce qu'on considère qu'elles sont difficiles, elles restent difficiles parce qu'on ne se lance pas et qu'on ne les fait pas. Et alors que ceux qui l'ont fait, ceux qui le font, en fait, les choses ne sont plus difficiles parce qu'ils ont osé le faire, ils se sont lancés. Ça rejoint aussi un tout petit peu ce qu'on... exprimer sur l'épisode des débuts où on expliquait le fait de se lancer, etc. Et c'est vrai que quand tu regardes souvent la différence entre quelqu'un qui s'est par exemple lancé dans l'immobilier et quelqu'un qui voulait le faire mais qui ne l'a pas fait, il en un pour qui c'était difficile mais ça ne l'est plus parce qu'il s'est lancé et l'autre pour qui ça l'est toujours parce qu'il ne s'est pas lancé.
Tristan: et c'est surtout que celui qui s'est lancé, si c'est difficile pour lui, au moins il n'aura pas de regret. C'est toujours
Romain: Oui, tout à fait.
Tristan: ce que j'explique en fait aux gens quand ils viennent en présentation ou quoi que ce soit, quelle que soit la situation, où je travaille beaucoup aussi avec des étudiants qui veulent en savoir un petit peu plus sur l'immobilier, à chaque fois la question c'est en gros c'est quoi le conseil, le meilleur conseil que vous pouvez me donner ? Faites-le en fait ! Parce que... Quand on démarre en tant que stagiaire, on démarre dans une espèce de cocon qui n'est pas le cocon de la réalité. fait, on démarre en espèce de couverture, c'est à dire qu'on est en mitoufler, est parfois même, on est salarié, etc. Et en fait, quand on se lance, qu'on lance son entreprise et tout, il y a tout le panel de doute, de stress, etc. qui arrive qu'on n'avait pas auparavant. en fait, à chaque fois, je dis toujours la même chose, c'est faites, testé, comme ça, moins, vous n'aurez pas de regrets. Parce que je pense qu'il a vraiment que l'action qui permet de déterminer si ça peut nous plaire ou pas.
Romain: Absolument, tout le reste c'est la différence entre l'abstrait et le concret.
Tristan: Exactement. Mais tu vois, quand j'ai préparé le sujet sur la légitimité, j'ai travaillé sur plein de points avec les citations, etc. que j'ai essayé de relier et tout ça. Et je me suis dit à la toute fin, je me suis dit, mais en fait, la légitimité, c'est un sentiment. Est ce que ce sentiment, il sert à quelque chose? Est-ce que ça t'aide à envisager, est-ce que ça t'aide à préparer, est-ce que du coup tu te prépares mieux parce que tu as peur de ne te sentir légitime, est-ce que le sentiment de légitimité ce n'est pas juste un blocage ? Et je me suis dit en fait à la fin, est-ce que réellement, est-ce que ça sert à quelque chose ?
Romain: Ouais, bah sur le côté définition ou autre, c'est vrai que quand on prend vraiment le terme légitimité, initialement, on l'accroche plutôt à la légitimité du chef, la légitimité d'un politique ou de la hiérarchie, etc. Et d'ailleurs, quand tu regardes la définition du coup du Larousse, la légitimité désigne le caractère de ce qui est fondé en droit, en justice, en équité. ou reconnus par l'adhésion morale d'un Donc c'est vrai que dans notre cas, on ne se soucie pas spécialement de la partie droit ni la partie justice,
Tristan: chier.
Romain: même si il y a quand même une partie formation et de prérequis pour pouvoir exercer, bien sûr, qui sont induits dans le fait d'être en action dans l'immobilier, c'est que tu as déjà les prérequis sur le plan juridique.
Tristan: bien sûr.
Romain: Mais derrière, c'est l'adhésion morale d'un groupe. Encore une fois dans la définition, ils en parlent plus dans le sens de, adhérer au chef du groupe, au leader, etc. Est-ce qu'il est légitime pour guider le groupe ? Mais nous, ce qui nous intéresse, c'est plus cet esprit-là de hiérarchie ou autre, mais c'est plus... Enfin, quoique, peut-être quand même un peu, parce qu'en fait, si on se sent légitime, c'est auprès du client notamment, on va l'aborder après, mais c'est... Est-ce que je suis assez légitime pour imposer ma façon de faire dans telle ou telle situation. cette idée de groupe, de hiérarchie, de chef politique, elle n'est pas aussi marquée, mais en fait, ce n'est pas si éloigné que ça dans la réalité.
Tristan: Non, c'est c'est clair. Mais c'est vrai que là pour le coup, là où on va démarrer dans la première partie, c'est plutôt par rapport au début. Au début, mais finalement, ça revient un petit peu au même. La question de la légitimité, c'est toujours est-ce que je suis légitime par rapport au statut du métier ?
Romain: C'est ça, exactement.
Tristan: ce qui nous intéresse là aujourd'hui dans le sujet, un premier temps, c'est par rapport au début et se sentir légitime, c'est par rapport au statut du métier. Est-ce que je me considère vraiment comme un agent immobilier ? Est-ce que quand j'arrive face à mon premier client... Est-ce que je suis légitime pour être là ou est-ce que quelqu'un d'autre n'est pas plus légitime que moi ?
Romain: Exactement, exactement. Et pourquoi on se pose autant la question dans notre métier ? Parce qu'en fait, si tu regardes, si demain tu commences une nouvelle carrière comme vendeur de chaussures, alors je n'ai pas de... Je dénigre pas le métier, j'ai été vendeur de chaussures. Mais si tu commences une nouvelle carrière, sauf si tu as un client très pointu qui va te dire qu'il a tel besoin spécifique pour ses pieds ou autre, sinon... L'autre il va venir et il va dire bah voilà je cherche tel père en 43, tu vas le chercher dans la réserve et puis c'est bon, tu l'encaisses et voilà. On parle de proportions bien moindres alors que...
Tristan: Oui ça oui, mais dès lors que tu commences à avoir l'aspect conseil, vois moi pour le coup sur cet exemple là, je me sentirai pas du tout légitime parce que j'y connais strictement rien. Et je me dirais
Romain: Mais... Ouais, bien sûr.
Tristan: tout de suite, j'ai pas ma place ici, concrètement demain, si quelqu'un me pose une question à laquelle j'ai pas la réponse, je peux pas me lancer, peux pas... C'est une autre citation que j'avais, je sais qui c'est qui me l'a dit pour la première fois, mais c'est certainement pas la personne qui l'a inventé. C'est Laurence Brehm, est une agent que l'on connaît tous les deux, qui une fois en séminaire face à toute mon équipe, au bout d'un temps sur un sujet justement sur la légitimité, ou sur beaucoup de questions en tout cas sur la légitimité, Leur a dit fake it until you make it. Donc fais semblant jusqu'à ce que tu le sois ou jusqu'à ce que tu le fasses réellement en fait.
Romain: Il a même des nuances qui disent que justement il faut pas faire semblant jusqu'à ce que tu le fasses vraiment mais jusqu'à ce que tu le deviennes.
Tristan: deviennent exactement. Et ça revient à la citation sur l'essence en fait, jusqu'à ce que ce soit ton essence, jusqu'à ce que ce soit toi. Il faut de toute façon se lancer et faire un peu pas semblant, mais il faut faire comme si tu étais le professionnel. Moi sur mon premier rendez-vous, je me souviens, j'avais les pétoches vraiment, surtout qu'en plus mon premier rendez-vous arrive d'une prospection téléphonique. et au bout de 25 minutes de prospection téléphonique, de rendez-vous au téléphone, le monsieur me dit, même temps, vu comment vous avez la patate, venez parce que pour le coup, j'ai aucun agent qui m'a donné envie à ce point-là. Donc, vois, comment déclencher la légitimité, tu vois, en soi, je pourrais me dire, bon, a priori, tous les autres, ils y sont pas arrivés alors qu'il y en a certains, ils ont 30 ans de métier, tu Et arrivé sur place, j'étais un peu stressé. En plus, c'était une grosse maison. Et j'étais arrivé, j'étais bien habillé et tout justement, j'avais sorti le costard et tout parce que c'était une belle maison. Et on commence le rendez-vous et au bout de cinq minutes, le monsieur, je pense qu'il a dû sentir que j'étais stressé dans sa maison à 900 000 euros. Il a senti que j'étais stressé, surtout que lui, pour le coup, il était habillé de manière très classique, vois, petite chemise qu'il avait mis le matin parce que c'était la première qu'il avait trouvé, le jean et tout ça. Et il me dit non, par contre. détendez vous parce que vous savez quand on va sur les toilettes quand on pousse on fait la même tête. je me suis dit bon ben venant de quelqu'un qui a une maison qui frôle le million bon a priori je vais le prendre comme un bon conseil mais tu vois au final il aurait pu ça aurait pu m'apporter toute la légitimité quand arrive le rendez vous et que dans le conseil on peut être bon dans le conseil il ya quand même des choses qu'on ne sait pas et il même je pense des des règles des lois des des choses sur lesquelles on ne pas forcément conseiller au départ et où ça viendra au fur et à mesure justement que les connaissances arriveront. Et je ne pas si c'est mieux d'avoir un parcours plus standard et de savoir beaucoup de choses avant mais de tester réellement après au risque d'être déçu ou est-ce que c'est mieux de tester d'abord et de se former au fur et à mesure en sachant que du coup il y a des situations où clairement on n'aura pas été bon. Tu ce que je veux dire ?
Romain: Oui, bien sûr. Après, c'est toujours une question justement, parce que même dans le conseil, si je reprends mon exemple de chaussure, demain, si c'est ton premier jour, le client demande juste, est-ce qu'il veut un truc un peu sportswear, mais qu'il peut mettre tous les jours, bon, voilà, tu vas pouvoir lui conseiller quelque chose parce qu'on parle juste de chaussure. Là, ça nous complique la tâche parce que les gens vont nous confier à la vente. Souvent le bien qu'ils aient acheté, qui a le plus de valeur. L'immobilier, c'est ce qu'on possède. souvent dans les cas classiques le plus de valeur. Donc c'est ça aussi qui va compliquer ou pas, mais cette chose là au début. Et par rapport à ce que tu viens d'évoquer, le parallèle entre un peu la formation, le terrain, c'est vrai que dans les débuts, tu vois, moi je me rappelle que alors, moi j'avais fait un BTS négociation en relation de clients en alternance dans un groupe immobilier. Et après, j'ai démarré en tant que mandataire. Même mine de rien, premiers... Quand j'ai commencé en tant que mandataire, j'avais 20 ans quoi. Donc 20 ans, pas un poil sur le menton. t'as naturellement... Qu'est-ce que dit ?
Tristan: a bien changé ça a bien changé
Romain: Oui, heureusement. Mais t'as... Naturellement, vois, quand t'arrives en rendez-vous à 20 ans, le client de lui-même, il constate moins d'expérience que quelqu'un qui va rêver, qui a peut-être 40, 45 ans, les cheveux un peu grisonnants. Alors que si ça se trouve, lui il vient de commencer depuis deux semaines et moi j'ai déjà trois ans de expérience tu vois. Mais naturellement tu pars avec un désavantage d'apparence d'expérience. Maintenant pour autant tu vois, j'en ai jamais vraiment souffert au début et les clients ne me mettaient pas trop en difficulté face à ça. Alors qu'on aurait pu se dire que les clients allaient forcément un peu me challenger et puis j'ai réussi ou pas à répondre aux challenges. Mais en fait, quand j'ai réfléchi à ça, je me suis rendu compte que jamais les clients me demandaient ou me remettaient en question. c'est notamment lié au fait que pas forcément le BTS que j'avais fait avant, mais forcément l'enthousiasme, sûr. L'enthousiasme, l'envie, la passion. Et aussi parce que quand j'ai démarré, au sein du réseau, tu avais une formation d'intégration d'une semaine qui avait lieu tous les mois. Et en fait, j'étais tellement passionné et en plus c'est qui était conseillé que cette formation d'intégration là, je l'ai fait cinq fois de suite. Donc pendant cinq mois, tous les mois je revenais à la fin en formation d'intégration et le fait de la refaire, j'intégrais plus les notions au fur et mesure. Ça me parlait plus et différemment parce que je venais d'aller sur le terrain. Et si tu veux, ça me dégageait une certaine assurance pendant les rendez-vous où... Au contraire, j'ai jamais un client qui m'a dit, détendez-vous, ça va bien se passer. Après aussi, c'était des biens bien moins onéreux qu'une maison à 900 000, très clairement. C'était très souvent, en dessous de 100 000 euros, des appartements 3-4 pièces parce que ça correspondait à mon secteur géographique, Mulhouse-Centreville. Et cette assurance-là que j'avais grâce à la formation où je me disais, je fais mon rendez-vous, je sais où j'en suis. ce que je vais faire là après la prochaine étape c'est ça, c'est ça, c'est ça et allié avec l'enthousiasme si tu veux ça m'a pas posé de problème lors des rendez-vous tu vois. Pour autant là où j'ai eu quelques difficultés c'était parfois lorsque le client a dû faire des choix il y des moments j'ai pas toujours réussi à imposer mes choix entre guillemets. Je pense un cas en particulier c'était C'était un de mes premiers mandats et c'était notamment la première maison que j'ai rentrée en mandat de vente où j'ai commencé en mandat simple. Le client, il essayait aussi peu de vendre de son côté. Pour autant, il n'avait pas d'annonce ni quoi que ce soit.
Tristan: Hmm.
Romain: Et donc cette maison là, j'ai j'ai commencé assez rapidement par faire 6, 8 visites dès le début et j'ai eu deux offres, il me semble. qui ne pas passées parce qu'on était un peu trop loin. donc, suite à ça, on a fait un ou deux rendez-vous de suivi. décide de faire un ajustement de prix. Et donc, à ce moment-là, je devais du coup passer du mandat simple à un mandat exclusif ou semi exclusif parce que le client essayait de vendre par lui-même aussi. De sorte à ben voilà, confirmer que j'avais fait le travail, je vais montrer que j'étais compétent. Et en plus, vu qu'on ajuste le prix, c'est grâce à mon travail de suivi et donc il faut que je protège un petit peu ma rémunération tu vois en passant en mandat exclusif ou semi exclusif. Sauf
Tristan: Hmm.
Romain: que le client n'a pas voulu. Malgré tout ça il n'a pas voulu et là si tu veux j'ai pas eu l'assurance ou la légitimité pour lui dire bah écoutez c'est comme ça ou c'est rien ou alors de réussir à argumenter. Donc j'ai accepté sa condition on a continué un mandat simple et il a vendu de son côté tout seul. Donc là, je le range dans cette case là de légitimité haute. Peut-être que si j'avais eu en moi la légitimité suffisante, il n'aurait de lui-même pas voulu sortir du cadre et il aurait accepté et suivi ma ligne directrice. Mais en tout cas, là, sur ce coup là, très clairement, ça n'a pas été le cas et du coup, ça m'a coûté que je n'ai pas été récompensé pour ce travail là, du moins en argent.
Tristan: En tout cas, ça, c'est le côté immobilier de toute façon qui fait ça. C'est à dire que t'as beau être le plus légitime et le plus avoir fait un travail quasiment parfait. C'est pas sûr parfois que ce soit toi qui arrive au bout de la vente. Par contre, dans ce que tu ennonces et je reconnais un petit peu du coup parce que entre ton exemple et mon premier exemple. Moi j'arrive à signer une semi exclusivité avec lui, à virer toutes les agences qu'il y avait à ce moment là, étaient des agences de luxe, qui étaient des agences très très connues, etc. sur mon premier mandat tu On signe une semi exclusivité parce qu'il voulait quand même conserver la possibilité de vendre par lui-même tout en sachant qu'il n'y avait pas de panneaux, il n'y avait rien du tout, le but c'était mais bon elle était tellement reconnaissable sa maison qu'au final il a fini par la vendre lui-même. Je pense un petit peu grâce à mon travail. soyons clairs parce que c'était mon annonce qui faisait que c'était visible etc. Mais par contre tu vois quand je suis arrivé chez lui, j'ai fait le tour de la maison avec lui, j'ai appliqué certaines choses etc. Ensuite il est venu pour faire, je lui expliqué un petit peu l'estimation et pourquoi sa maison elle était difficile à estimer etc. Avec un exemple que j'ai déjà utilisé par le passé. Et en fait ce que je reconnais entre ton premier rendez-vous et mon premier rendez-vous, c'est le cadre méthodologique qu'on avait dès le départ, qui, je pense, fournit la légitimité déjà. C'est-à-dire qu'au moins, on a quelque chose sur lequel on peut s'appuyer si jamais ça passe pas ou si jamais il a un problème ou si jamais quoi que ce soit. C'est-à-dire qu'on arrive dans ce rendez-vous, on a quand même déjà un pilote automatique qui permet en fait d'aller au moins jusqu'au bout du rendez-vous et de récupérer un maximum d'informations et de pouvoir les traiter le plus vite possible donc au final que ce soit une formation longue une formation courte peu importe au moins quand on arrive on est déjà cadré et c'est ce qui fait à mon avis la légitimité dans ce rendez-vous par contre c'est vrai que le fait d'avoir une méthode Si jamais le client nous prend à revers de cette méthode-là, bon bah là c'est plus la même histoire. Le stress peut rentrer en jeu et le fait de se dire oui là ça s'est pas du tout passé comme je l'avais prévu et comme on me l'a appris et ce stress là peut amener justement un blocage etc. Mais je pense que pour faciliter à mon avis les débuts, les premiers rendez-vous, je pense qu'il faut impérativement arriver avec une méthode claire et définie. et avoir deux trois portes de sortie par rapport à ça pour être sûr de ne se louper quoi mais c'est vrai que si on arrive au départ et qu'on a aucune info c'est compliqué il faut quand même arriver avec une formation dans les pattes en bien fraîche en tête en essayant de la remettre en rendez-vous en faux rendez-vous etc faut créer des jeux et c'est vachement comme ça que nous on a travaillé ici avec les agents entre la méthode et l'application à travers des jeux de rôle. C'est comme ça qu'après au fur et mesure on essaie de devenir de plus en plus légitime mais tant qu'on passe par l'action de toute façon c'est compliqué.
Romain: Exactement. C'est même l'enjeu au démarrage quand on se lance et qu'on n'a pas encore cette légitimité de part notre expérience et nos résultats. Il faut commencer à la nourrir autrement par la formation, par la méthode de travail. L'enjeu, d'avoir la main sur le rendez-vous. C'est vrai que quand tu regardes, notamment auprès de l'entourage quand tu démarres, souvent tu es proche. quand tu te lances, tes amis, ta famille, ils peuvent vouloir pour te protéger parce qu'ils te veulent du bien ou pas, mais en tout cas, peuvent des fois te dire, est-ce que tu as vraiment ce qu'il faut, tu te lances, tu connais rien et Et tout ça, ça va venir au contraire mettre des petits coups de couteau dans ce sceau de légitimité que tu essaies de remplir et qui va me faire
Tristan: Bye !
Romain: des fuites au fur et mesure. Et ça, pareil, il va falloir réussir à lutter contre ça et ne pas laisser ces pensées là un peu intrusives qui parfois ne sont pas faites avec des mauvaises Après on peut rentrer dans le débat du fait que malgré tout, même si c'est des proches, ils projettent leurs propres craintes sur tes ambitions et ils se disent au fond d'eux, bah oui mais moi j'ai jamais réussi à lancer quoi que ce soit, moi je mène ma petite vie, donc il n'y a pas de raison que lui il y arrive, si moi je n'y arrive pas. Et des fois c'est même inconscient mais ça c'est pas le débat. Mais mine de rien...
Tristan: Oui, parce que souvent, ne pas sûr que ce soit vraiment... Tu vois, il n'y a même pas de reflet parfois par rapport à soi, sa propre vie ou quoi. C'est plus une peur. Parce qu'en plus, notre métier, on a la possibilité de passer du jour au lendemain conseillé en immobilier, une formation d'une semaine. un peu plus réellement dans les faits. Et le fait d'être auto-entrepreneur au départ, de ne pas avoir de salaire, de savoir que pendant au moins six mois, ça ne pas payer. En fait, pense que c'est plus une mise en garde par rapport. Parfois, c'est même plus un t'es sûr. Parce que c'est pas facile, ça va pas être facile, mais t'es sûr, tu vois, t'as vraiment. Avant de prendre ta décision, t'avais bien tous les points, tu vois, t'étais vraiment sûr de toi. Parfois, c'est même pas forcément par rapport à sa propre histoire, c'est plus de se dire, je voudrais pas qu'il rate, tu vois.
Romain: Ouais mais les gens veulent sincèrement pas que les autres ratent quand ils sont proches bien sûr mais c'est moi je pense que c'est toujours toujours un reflet de soi parce que c'est toujours des gens qui eux-mêmes n'ont rien entrepris qui te disent mais t'es sûr tes machins si tu en parles à quelqu'un qui a entrepris quelqu'un qui a fait ce que tu t'apprêtes à faire il va pas te dire mais t'es sûr parce que t'as pas d'expérience tu t'es bien formé ça va être difficile il va te dire mais c'est génial vas-y fonce et tu verras etc Moi je considère que c'est toujours un reflet, pour autant je ne prête pas de mauvaises intentions, mais c'est toujours un
Tristan: Oui. Oui.
Romain: reflet de, oui mais au fond de toi, attends mais ce qu'il va faire là c'est, moi je n'ai pas réussi ou moi je n'y arriverai pas, pourquoi est-ce que lui il arriverait tu vois, mais c'est totalement inconscient, mais en tout cas je pense que ça vient toujours d'un reflet de soi.
Tristan: Ouais ou des caractéristiques d'un métier qui peut être un peu stressant et dont les caractéristiques sont stressantes comme le nôtre, vois très clairement. Mais je trouve c'est marrant parce que après peut-être que ça fait partie de la culture et peut-être un petit peu plus d'une culture française si on tentait de la généraliser et je m'y attarderai pas.
Romain: J'ai cru que t'allais être lancé là !
Tristan: Non du tout du tout du tout non sujet piège et puis c'est tellement large que je pense que c'est impossible de traiter ça et en aussi peu de temps qui plus est je trouve que c'est d'autant plus stressant tu vois moi quand j'ai démarré en tant que professeur de ps je me suis donc je me suis inscrit en staps et quand je vais pour m'inscrire en staps alors en plus donc ce qu'il faut savoir c'est que moi j'étais sorti du cursus scolaire ans auparavant pour pouvoir me lancer, pour faire une école d'art dramatique et quand je suis revenu il a fallu que je m'inscrive à la fac littéralement c'est à que j'ai payé ma première année de fac puisque j'étais sorti du cursus scolaire depuis plus de deux ou trois ans et c'était une règle que je ne connaissais pas. Bon j'ai payé ma première année pour réintégrer le cursus classique et quand je suis arrivé et que j'ai dit bah voilà je voudrais m'inscrire en STAPS on m'a dit ouais vous êtes issus de quel parcours scolaire J'ai un bac littéraire. ça va être compliqué parce que ici c'est plutôt scientifique. En fait dans ma tête ça faisait tellement sens ce que je voulais faire que c'est pas que je l'ai pas entendu mais c'est qu'en fait c'est comme quand t'as les oreilles qui rougissent parce qu'on t'a énervé quand t'as un peu challengeé. Moi c'est exactement ça tu vois on m'a un peu challengeé ce jour là. et au final je suis devenu professeur de PS 4 ans après, il fallait 4 ans de toute façon, on était... donc il a 5000 candidats au départ pour 800 places et dans ma fac, dans ma promotion, on est 7 à avoir eu le CAPEPS, 3 du premier coup et quatre qui avaient redoublé pour le refaire. Et dans notre promotion, on était une cinquantaine ou une soixantaine, truc comme ça. Et au final, je fais partie de ceux qui l'ont eu du premier coup, tu vois. crois que des fois, il pas forcément écouter ce qu'on nous dit,
Romain: ça, ça sûr.
Tristan: ce que l'entourage nous dit, mais parce qu'en fait, tu vois, n'est pas là. Est-ce que c'était méchant? Alors méchant? Non, ce n'est jamais méchant. C'est toujours un conseil. C'est toujours pour éviter peut-être que la personne se perde dans quelque chose. Mais dans la tête de la dame qui m'a dit ça, c'était vraiment... Non mais nous ici c'est un truc scientifique, perdez pas votre temps, vois, ça sert à rien. Est-ce qu'elle a
Romain: Ouais, bien sûr.
Tristan: projeté son propre truc ou est-ce qu'elle a projeté
Romain: Bye !
Tristan: ce qu'on lui a toujours appris en fait, c'est que ce tab c'est
Romain: Bye !
Tristan: les scientifiques, point, tu vois.
Romain: Un peu de tout. Non mais un peu de tout. Et il a aussi ce moment où en fait ça lui donnait une... même si je pense que pas une méchante d'âme, mais c'est humain.
Tristan: Euh non pas du tout en plus.
Romain: C'est humain, tu vois. Et je pense que dans ce moment-là, ça lui donnait justement une fenêtre de légitimité et d'autorité de pouvoir te dire que ça, c'est peut-être pas fait pour toi, tu vois. Et des fois, dans la vie de tous les jours ou dans la vie commune, j'ai envie de dire... pas toujours des fenêtres d'autorité qui s'ouvrent comme ça et des fois les gens les saisissent alors que c'est pas forcément leur vraie personne mais sans même s'en rendre compte par moments tu vois donc c'est...
Tristan: C'est C'est clair.
Romain: a un peu de tout, il a toujours un peu de tout.
Tristan: Et tu vois c'est marrant parce que moi je trouve ça plus stressant pour revenir sur ce que la société semblerait induire, on va dire ça comme ça. Je trouve ça plus stressant de faire des longues études. Je prends toujours le parallèle du professeur de maths parce qu'en c'est trop bizarre. Nous quand on fait une formation pour devenir professeur de PS, il y a trois ans de cursus, de la licence jusqu'à la fin du master où on est vraiment en face des élèves. C'est-à-dire qu'il a vraiment un travail qui est fait où chaque semaine on a forcément des cours face aux élèves qui sont reproduits. Et on avait l'exemple à côté, parce qu'on mangeait souvent avec eux, parce qu'on était vraiment juste à côté, de personnes qui voulaient devenir profs de maths. Eux, ils n'ont vu des élèves que à partir du Master 2, une fois qu'ils avaient leur concours. Et en fait, il y en a plein qui ont abandonné entre le Master 1 et le Master 2. Parce que finalement entre ce qu'ils ont appris et la réalité, pour eux il y avait trois mondes. Eux ils voulaient apprendre les mathématiques et ils pensaient avoir des personnes, bon après peut-être pas qu'ils pensaient tout ça mais avoir des personnes qui allaient être intéressées ou en tout cas le fait de se dire ouais je vais les intéresser. Et quand on se retrouve face à certains publics parfois dans certaines conditions, soit les autres et l'environnement, bah parfois l'alignement il est pas parfait en fait entre les trois et ça marche pas.
Romain: Ouais, ouais bien sûr.
Tristan: Tu vois moi je trouve ça mieux de me dire je fais une semaine de formation, je peux me prendre des formations complémentaires dans le mois pour essayer d'être le plus légitime possible sur mon premier rendez-vous et de me dire je me lance, j'essaye, je me dis que pendant un an il a pas de plan B et je me lance à fond, tu vois, plutôt que de me dire j'ai fait cinq ans d'études pour me dire à la fin, je crois que ça me plaît pas, je crois que ça m'anime pas en fait. En fait, je crois
Romain: Ouais, c'est sûr.
Tristan: que ça m'anime pas comme on me l'avait vendu réellement.
Romain: Ouais, c'est clair.
Tristan: Et je trouve ça plus difficile dans ce sens là que de me dire ouais, je me lance, je me laisse un an, de façon je suis formé et je me forme en direct et puis... Et puis à Dien que pourra en quelque sorte.
Romain: Ben, mine de rien, c'est un peu comme si tu fais le parallèle avec notre métier. S'il fallait se former, même celui qui fait un BTS profession immobilière en deux ans, alors il va y avoir des stages, sûr, mais s'ils ne font pas en alternance,
Tristan: Oui oui.
Romain: tu vois, tu fais deux ans d'études où t'apprends ce que c'est un mandat, que c'est ci, ce que c'est ça, comment remplir une off, même comment rédiger un compromis, voilà. Mais après, derrière, que tu découvres la vraie relation avec le client, le fait que... Il faut souvent éduquer ton client, acheteur, vendeur, etc. Ça peut être totalement aussi différent de l'idée que tu te faisais suite à la théorie.
Tristan: Clairement, clairement et pour le coup, quasiment tous les candidats que j'ai pu avoir pour devenir conseillers en immobilier auprès de nous quand ils sont arrivés, qu'ils avaient un BTS ou qu'ils voulaient faire un BTS, à chaque fois je leur disais, fait, faites vraiment ce que vous voulez. Mais moi, si je peux vous donner un conseil, c'est faites le métier, parce que si vous ne faites pas le métier tout de suite, vous allez avoir des surprises. et parfois des mauvaises surprises. L'humain aujourd'hui c'est beaucoup plus important dans notre métier. trouve que la connaissance où parfois on peut... Moi ça m'est arrivé d'être bloqué face à des questions de clients où je leur ai dit, ben écoutez je sais pas, je vais prendre l'information, la projeter dans votre projet et vous la donner. Mais pour l'instant,
Romain: Mais oui, bien sûr.
Tristan: là, telle qu'elle, parfois c'est pas que je peux pas répondre, c'est que presque je ne veux pas répondre. parce que je pense que ça nécessite de réfléchir beaucoup plus largement à leur projet et de leur proposer une vraie solution qui correspond à leur projet plutôt que de leur proposer une solution générique en fait.
Romain: Oui, tout à fait. Et si justement on on recentre un peu parce que là on a bien des yeux mais...
Tristan: Ouais ouais ouais. À la légitimité c'est un sujet qui est tellement large.
Romain: C'est clair, c'est clair. Si on recentre un petit peu face aux vendeurs, je pense qu'on a balayé un peu le sujet, notamment dans les débuts. Mais
Tristan: Bye.
Romain: mine de rien, même après les débuts, quand tu as ton vendeur qui te dit depuis des mois qu'en dessous de 250 000, ils ne pas la maison, etc. Et que toi, de par ton œil et de par les retours des visites et les offres potentielles que tu as. tu dois lui faire maintenant comprendre que cette offre là à 230 c'est celle qu'on attend, c'est celle qu'il lui faut et s'il n'accepte pas derrière il risque de le regretter ou autre. Là, même si tu n'es pas dans les débuts, c'est aussi le moment où c'est ta légitimité et ta façon de le présenter qui vont faire que tu vas réussir cette négociation là ou pas. Et je pense que ça méritera un épisode sur... les négociations et tout parce qu'il y a des moyens pour faire comprendre les choses qui sont toujours plus efficaces que d'autres. toute façon, tu l'as dit avant, c'est l'humain, donc il faut trouver la bonne façon de faire comprendre à chaque personne. n'y a pas de moyen générique. Mais mine de rien, ces moments-là de négociations avec les vendeurs et aussi après avec les acheteurs, c'est là aussi où... selon comment ils te perçoivent et la légitimité qu'ils perçoivent en toi et que tu perçois en toi, c'est là aussi où ça retrouve un vrai impact. Très clairement. Très très clairement.
Tristan: Oui et puis je sais pas s'il y a une bonne méthode pour négocier parce que c'est tellement adaptable et transposable à chaque projet et surtout à chaque personne que tu es en face de toi pour avoir fait beaucoup de formations sur la process communication ou le système du disque pour essayer de comprendre un petit peu les personnalités des gens. ça c'est vraiment très important et ça c'est pas quelque chose qu'on peut maîtriser au départ. à qu'on peut être formé dessus de manière assez brève et on essaye de faire une formation qui est assez rapide. On essaye de simplifier un peu les choses pour comprendre, en essayant de ne tomber dans les généralités et c'est compliqué. Mais ça je pense que c'est vraiment très important quand on arrive de faire comme formation. Parce que je pense que effectivement, que soit le cas, ce soit une négociation, que ce soit un rendez-vous client, etc. En fait, il vraiment être à l'écoute. Et c'est en ça où je trouve que la légitimité, elle peut quand même se gagner assez rapidement. C'est que plus qu'un métier technique, quand bien même il a de la technique, attention, ce pas ce que je dis, le plus important reste quand même l'humain et l'écoute. Et je crois que si on est fondamentalement à l'écoute des gens et qu'on essaye vraiment d'aller chercher le projet à proprement parler, finalement quel que soit le savoir, les techniques etc. qu'on maîtrise ou pas, réellement le plus important c'est pas forcément ça quoi.
Romain: Exactement, c'est même ça qui permet au départ de réussir à se lancer, c'est que le client va t'accorder la légitimité qu'il t'accorde en voyant à quel
Tristan: Bien sûr.
Romain: point tu l'écoutes et tu es là pour lui et tu te donnes ton énergie et le meilleur de toi-même.
Tristan: Et oui parce que je pense que réellement tu vois on n'est pas... Comment dire ? On n'a pas le rôle d'un diagnostiqueur d'expliquer exactement ce qu'est la maison d'un point de vue technique. Et je pense non plus qu'il faut pas s'enfermer dans la croyance que les gens peuvent avoir qu'on ne fait qu'ouvrir des portes et expliquer bah là c'est la cuisine, bah là c'est un velux, bah là c'est une salle de bain. Jusqu'à preuve du contraire les gens ont des yeux, ils sont suffisamment intelligents pour comprendre quand ils ouvrent une porte quelle est la fonctionnalité de la pièce qu'il y a derrière. Pour le coup, trouve que ça, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment notre métier. Notre métier, c'est la compréhension du projet du client et le fait de proposer une stratégie qui va nous permettre d'aller le plus rapidement d'un point A à un point B qui est déterminé par le projet du client. Donc, réellement, notre légitimité, ne se passe pas trop sur des points de vue techniques type notaire ou type diagnostiqueur. mais elle est vraiment sur la capacité de répondre au projet des gens. Et moi, c'est là que je vois le parallèle. Si je dois chercher des décompétences transversales avec mon métier précédent, c'est vraiment là que je vois l'application de mon précédent métier sur l'immobilier. Mais oui, c'est sûr que, en tout cas pour moi, la légitimité, elle se fait vraiment à travers ta capacité à écouter et à projeter le client. plutôt que sur ta capacité à expliquer ce que c'est techniquement que la maison. Que ce soit un client à carreau ou un vendeur. Je ne pas sûr que ce soit vraiment notre rôle cette partie-là.
Romain: J'ai envie de dire, ça dépend des clients. y a des clients qui vont être sensibles à ton œil technique.
Tristan: Il faut pouvoir l'expliquer et il faut pouvoir l'expliquer aussi à travers la lecture que tu as fait des diagnostics, à travers ce que tu as compris de la maison, à travers ce qu'on t'a expliqué.
Romain: On a beaucoup parlé vis-à-vis des vendeurs, mais je trouve que vis-à-vis des acheteurs, pour ma part, tu vois, et notamment au début et même parfois encore un peu aujourd'hui, c'est presque avec eux, trouve que ma légitimité, elle peut être le plus remise en cause. C'est-à-dire que parfois, au début, on a tendance à vouloir un peu survendre les biens qu'on fait visiter. Alors. Comme tu l'as dit avant, moi, j'ai jamais fait parce qu'en plus, c'est comme ça qu'on m'avait appris de ne pas le faire, justement. J'ai jamais fait. Oui, donc ici, une chambre avec le lit, le placard et tout. Voilà, j'ai toujours été plus en retrait pendant les visites. trouver un juste milieu de garder la main sur la visite. Les clients, aiment bien que tu les guides parce qu'en plus, ils sont parfois un peu gênés. Mais en même temps, dire ici, c'est le toilette, machin, avec deux vitesses sur la chasse d'eau. Bien sûr qu'on n'en a rien à faire. Mais pour autant derrière, les acheteurs remettent en cause les caractéristiques d'un bien ou autre et que quand c'est fondé et que c'est leur ressenti très bien, mais il des fois où tu vois que c'est uniquement parce qu'ils s'imaginent qu'ils vont pouvoir négocier plus derrière. Et quand c'est comme ça,
Tristan: Ouais, souvent le cas d'ailleurs.
Romain: tu laisses pas passer, tu leur dis non mais attendez, je n'ai pas d'exemple précis en tête. s'ils te disent que là au niveau du secteur, si c'est un bien pour faire de la location, que le secteur il n'est pas top et que toi tu n'es pas d'accord avec ça. Et en fait, les gens souvent se disent, mais t'es pas légitime pour me dire ça. T'es l'agent immobilier qui veut vendre le bien. tu vois, tu n'as pas la neutralité qu'il faudrait. Et en plus, qu'est que tu connais, etc. Donc pour ma part, je trouve souvent que, et en tout cas au début vraiment, je me sentais plus remis en cause du point de vue légitimité par les acheteurs. par les vendeurs et je pense que ça vient notamment du fait que au début quand j'ai commencé j'avais moi même pas encore acheté le moindre bien immobilier et donc ça se dégage forcément un petit peu et les gens peuvent le supposer de part de l'âge que j'avais à ce moment là et donc c'est vrai qu'on peut se demander est ce que un agent immobilier qui n'a jamais rien acheté
Tristan: ...
Romain: peut être légitime aux yeux notamment des acheteurs. Et après, est-ce qu'un agémoble qui n'a jamais rien vendu peut être légitime aux yeux des vendeurs ? C'est aussi une question qui peut se poser. Mais tu vois, je trouve que les acheteurs challenge souvent un peu plus la légitimité pendant les visites. Je pas ce que tu en penses.
Tristan: Ouais ouais alors moi j'ai plutôt tendance à pas trop répondre quand je ressens que quelqu'un est en train de négocier. Ouais non mais là faut refaire le tableau électrique et faut tirer des gaines et tout là haut pour pouvoir remettre des appliques et tout ça et là il y en a pour au moins 10 000 euros. Tu vois quand quand les gens commencent à rentrer là dedans je leur dis bah écoutez là c'est votre projet en fait. Là aujourd'hui la maison elle vaut ce qu'elle vaut par rapport à des caractéristiques qu'on a définies déjà dans l'estimation et dans la mise à prix. Maintenant voilà, faites ce qui vous semble vous le plus juste. façon c'est toujours la même phrase d'ailleurs. Si vous voulez négocier, faites ce qui vous semble le plus juste et puis on réajustera après. Je pense que le plus important parfois c'est de les laisser jouer un petit peu à ce genre de choses. Qu'ils fassent une offre et en fait je trouve que une fois qu'ils ont fait une offre Pour moi le jeu il est fini en fait. que pour moi l'offre c'est déjà les avoir mis dans les puissettes les acquéreurs. Mais je te
Romain: ouais.
Tristan: dis ça aujourd'hui de mon expérience tu vois. J'ai plus trop de soucis de légitimité par rapport à ça. Mais en fait je me suis rendu compte au fur et mesure que parfois, me souviens ça m'énervait une fois j'ai fait une visite avec une agent. Et en fait pendant la visite, donc moi je laisse vraiment les gens libres pendant la visite, c'est à que vraiment il a un sens. Si vous avez des questions, n'hésitez pas et je laisse faire. à la fin de la visite, les gens, il y a ça qui nous plaît pas trop et puis ça en même temps on est en train de réfléchir, etc. Et l'autre agent était là, non mais si vous commencez à réfléchir à ça, vous n'arriverez jamais à acheter en fait. Là la maison correspond parfaitement à ce que vous m'avez dit au départ. Tout est parfait, l'emplacement est extraordinaire, etc. Il n'y a plus qu'à, il n'y a plus qu'à vous... me demande même si à la fin elle n'a pas dit un truc du genre, je crois que vous réfléchissez trop, je crois que vous prenez trop la tête ou un truc comme ça. Et je m'étais dit, c'est violent quand même. C'est violent et au delà même du caractère violent, je trouve que c'est plus qu'inutile, c'est même contre productif. Parce que c'est un coup en fait à ce que les gens disent, ouais, bon, c'est bon, laisse tomber en fait, ça ne le fera pas.
Romain: Ouais, ils vont se protéger.
Tristan: Et en fait, si déjà le critère, c'est de se dire ça va pas le faire parce qu'elle nous a gonflé ou parce qu'on nous a gonflé ou parce qu'on a le sentiment de nous avoir forcé, il y a moyen que les gens ne reviennent pas vers nous par rapport à ça. Moi, pense qu'il faut laisser les gens un peu libres de ce qu'ils ont envie de négocier. parfois, pour le coup, le coup du tableau électrique, je leur ai dit oui, ça a été signifié dans le diagnostic. Pour autant, il n'y a pas d'obligation à le refaire. ou alors dans ce cas là, il voir avec l'assurance si effectivement c'est pris en charge, si jamais il a un problème électrique et auquel cas ce sera à vous de le refaire quoi. à vous de voir et de juger ce qui est le plus important pour vous. Mais tu vois ça après ça vient parce que voilà, je te raconte ça aujourd'hui, c'est avec l'expérience de fait. Mais
Romain: Bien sûr.
Tristan: je pense que c'est peut-être parce que je me souviens pas trop trop, tu vois, de mes premières offres. Ça n'a jamais été quelque chose de douloureux pour moi ou quoi, parce que j'ai toujours laissé les gens faire un petit peu ce qui leur semblait le plus juste. vois, c'est quand même vraiment toujours la même phrase, mais parce que je pense que c'est vraiment ça. ne pas interférer dans ça. alors, je me lance dans une généralité de ouf. C'est pas grave. Il y a beaucoup de Français qui ne pas négocier de toute façon. Je j'ai pu constater ça. C'est à dire qu'il a des gens qui se prennent pas la tête et qui rentrent directement en disant, pour moi ça vaut pas plus de 240 000 donc je vous faire une proposition à 230 000. D'accord ? Et puis, à côté de ça, t'as des gens qui sont en train de faire la liste de tout ce qui leur plaît pas, mais ils font quand même une offre et ça nous embête un peu. Mais on va quand même faire une offre parce que quand même la maison nous plaît bien. Tu mais
Romain: Et oui.
Tristan: ça, c'est Bon. Et à côté de ça, tu vois, j'ai un autre exemple. C'était à mes débuts, ça, pour le coup. Je me rappelle, c'est marrant, je me rappelle comme si c'était hier. J'ai des gens qui visitent. et ils soulevaient tous les points négatifs, donc tu sais qu'ils sont en train de préparer quelque chose tu vois. Soit ils se préparent à dire bon bah non mais ça nous plaît pas, laissez tomber, on va pas perdre plus de temps, on va laisser tomber. Soit t'as les gens qui sont en train de préparer vraiment et à la fin de la visite qui me dit bon j'ai calculé et tout, bon là on est à 230 000 par rapport à tout ce que j'ai calculé, il y avait quand même pas mal de choses à faire. Est-ce que vous pensez qu'à 225 000 ça pourrait passer ? Et dans ma tête j'étais là mais... Mais tout ça pour ça ? C'est même pas drôle quoi ! Ouais c'est ça et puis pour
Romain: Mais eux ils sont sincères dans leur fonctionnement, c'est l'opposé.
Tristan: négocier 5000 alors que je m'attendais à ce qu'il me sabre le prix qu'il descend à 190 quoi. Et je me souviens quand il m'avait dit ça j'étais là oui oui je pense que c'est jouable oui bon après de façon c'est comme tout c'est faites ce qui vous semble le plus juste et puis on verra après quoi. J'avais été perturbé par ça mais bon voilà je me sentais visiblement déjà bien légitime a priori sur avec les acheteurs en tout cas moi j'ai jamais eu trop trop ce problème là parce que je pars du principe que c'est c'est des clients bien évidemment mais mon client principal c'est celui qui me fait confiance et qui me confie sa vie et pour moi mon client que je dois pas décevoir c'est le vendeur du coup c'est vrai que j'ai
Romain: Oui, bien sûr.
Tristan: pas ce tu vois décevoir c'est quand même une question de légitimité quand même Et que j'avoue que je pas trop avec la Kera, mais après, tout s'est un peu différent.
Romain: Après là où ça rentre aussi plus en jeu ce point de vue légitimité, c'est parfois quand il faut que tu recades l'acquérateur l'étape au moment de l'offre, il faut que tu le recades pour lui dire, écoutez, là, moi, maintenant, va me falloir vraiment un document de la banque ou alors il va falloir que niveau timing, on puisse y aller dans tel ou tel ordre
Tristan: Hmm.
Romain: parce que tu dois répondre aux attentes du vendeur, mais parce que aussi, c'est ton rôle de professionnel de cadrer les choses. Et il y a des moments où justement, ton acquéreur qui tarde à te fournir ce que tu demandes, qui ne te répond pas vraiment ou autre, faut que tu arrives à le recadrer et de par ta légitimité, lui faire comprendre qu'en fait ça doit se passer comme toi tu le dis, parce que c'est toi le professionnel et que du coup lui en tant qu'acquereur particulier client, en fait il doit suivre le cadre que tu veux lui imposer.
Tristan: Oui après c'est comme on disait, ça dépend des acquéreurs, t'en as qui sont très dociles diras-t-on et puis t'en as qui sont toujours un petit peu plus pointilleux généralement les plus pointilleux et ceux qui sont un peu plus dans l'esprit challengeant ce que je vais appeler ici des rouges après ceux qui comprendront comprendront c'est les clients généralement avec lesquels j'essaie de pas trop discuter parce que c'est un niveau de c'est un niveau de d'écart vraiment très important avec moi où là pour le coup je sais que je peux pas m'adapter tu vois ce genre de clients j'arrive pas à m'adapter y'a rien à faire c'est dans ce cas là je préfère dire fête et puis on verra et puis là c'est le notaire qui...
Romain: Faites ce qui vous semble juste...
Tristan: non mais là c'est le notaire qui demande ça non mais là c'est le courtier qui demande ça non mais là c'est ça qui demande ça j'essaye de pas trop moi me mettre dedans parce que souvent Souvent je sais que c'est un étage trop beau, trop au dessus par rapport à moi, j'ai du mal à m'adapter à ça. Mais tout type de clients existe et de fait ce client là n'est pas le client qu'on a le plus souvent. c'est vrai que par rapport à tous les autres clients, d'un panel de clients, je trouve que ça va, ils sont pas toujours très dans la recherche de ta légitimité justement. Ils sont pas trop... Enfin moi en tout cas j'ai pas le sens... Ça se trouve c'est le cas et je suis complètement aveugle et je le vois pas. C'est possible. C'est possible.
Romain: C'est possible. sur le... Et rapidement, tu en as parlé au début, mais sur les biens plus haut de gamme, les biens voilà, un peu d'exception, est-ce que tu
Tristan: Hmm.
Romain: reçois un défaut de légitimité encore aujourd'hui ou au contraire non ?
Tristan: En fait, tu veux, comme mon premier client m'a complètement détendu par rapport à ça, c'est vrai qu'après, je n'ai jamais trop eu le souci. J'ai plus eu le problème parfois avec des gens... Tu vois, c'est toujours un peu une question de perception, en ce moment, j'ai un bien qui frôle le million d'euros, qui est un bien haut de gamme. Voilà, on peut le dire, surtout sur mon secteur où pour le coup le prix est vraiment très cher par rapport à tout ce qu'il y a d'autre sur le marché. On est vraiment sur du haut de gamme. C'est des clients qui sont adorables, qui se prennent vraiment pas la tête et tout ça. Et je trouve qu'il y a des clients qui ont un bien qui est plus cher que la moyenne, mais qui n'est pas à ce point là dans le luxe. qui n'est même pas dans le luxe d'ailleurs, c'est juste que c'est un peu plus haut que la moyenne et qui sont justement un peu plus difficiles. Tu vois, qui ont vraiment la sensation d'avoir un bien très luxueux et il faut vraiment... faut vraiment... Là pour le coup, il y a vraiment un travail qui est demandé de leur part, qui est vraiment plus important et où là parfois, c'est vrai que ça peut être un peu plus complexe. Mais après, c'est vrai que sur les biens de luxe, fait, moi je m'attache tellement au projet des gens. Donc c'est vrai que ce soit un bien de luxe ou pas, en fait pour moi... le bien immobilier c'est un prétexte pour faire mon métier.
Romain: Merci.
Tristan: En fait je suis pas vendeur de maison du tout tu vois. Je suis vraiment la personne qui va conseiller dans le cadre du projet des gens et en fait ça pourrait être une voiture comme ça pourrait être un patrimoine comme ça pourrait être n'importe quoi. Aujourd'hui la maison c'est parce que c'est quelque chose qui m'intéresse un petit peu plus c'est parce que je trouve ça génial de pouvoir voir des biens, ça m'a toujours plu, des beaux biens, des fois beaucoup moins beaux. Mais c'est plus le prétexte, fait, réellement. Le plus important pour moi, c'est tellement le projet des gens que la maison, presque, c'est secondaire, en fait.
Romain: A bientôt !
Tristan: Je n'ai pas de différence fondamentale, moi, pour le coup, entre un bien luxueux et un bien qui ne l'est pas.
Romain: Bah écoute, je suis assez d'accord avec ça. suis totalement d'accord. En fait, quand tu te rends compte que les gens qui ont des biens qui valent plus cher, là récemment, j'ai rentré en mandat un bien effectivement où on est un peu moins de 800 000 euros. Donc soit tu rentres dans des biens quand même assez haut de gamme. Et en fait,
Tristan: Ouais. Pas de monsieur et madame tout le monde, quoi.
Romain: ouais exactement. et les gens ont les mêmes attentes que les gens qui vendent des biens plus dans la norme de prix. Après, ça dépend aussi toujours de comment tu es introduit. Là, j'avais été recommandé par une autre cliente. Et tu vois, justement, en parlant de légitimité, cette cliente qui m'a recommandé auprès de son ami qui vend sa maison à 800 000. Alors, c'est une cliente
Tristan: c'est la série.
Romain: qui vend une maison. C'est une grosse maison aussi, il y a beaucoup de travaux, tu vois. mais c'est une maison où a commencé, on était affiché à 400 000 euros. Donc c'est aussi un bien plus cher que ce qu'on trouve dans les standards du secteur. Et elle m'a recommandé auprès de son ami qui vend cette maison là à 800 000 euros au bout de 15 jours de
Tristan: Hmm.
Romain: collaboration du deuxième rendez-vous, vois. Alors que j'avais pas encore fait
Tristan: Oui.
Romain: la moindre visite, que j'avais même pas encore fait l'annonce parce que c'était encore les premiers rendez-vous. Mais tout de suite, m'a recommandé auprès d'elle parce que... elle a vu que je l'écoutais, qu'elle m'a trouvé sympathique, elle m'a fait confiance d'emblée alors que je n'avais pas
Tristan: Sorry.
Romain: encore apporté la moindre visite, le moindre compte rendu de visite, le moindre rendez-vous de suivi. Donc ça va complètement dans sens de ce qu'on dit depuis le début.
Tristan: Elle a vraiment perçu ta légitimité.
Romain: Et voilà !
Tristan: telle qu'elle l'a recherché en fait très certainement.
Romain: C'est ça. De toute façon, la légitimité, bien sûr, y a celle qu'on s'accorde à soi, mais sinon, c'est toujours quelque chose qui nous est octroyé par l'environnement extérieur.
Tristan: C'est pour ça que celle qu'on s'ocre trois à soi c'est plus un sentiment qui est inutile finalement, parce que je trouve en tout cas, parce que c'est plutôt bloquant je le vois dans l'exemple quand on cherche à construire une équipe. Parfois, on se dit non, je suis pas légitime pour accompagner quelqu'un, pour accueillir quelqu'un dans mon équipe parce qu'on a toujours cette sensation qu'on doit être parfaitement légitime pour recevoir quelqu'un et pour l'accompagner. Et pour autant, l'exemple le plus marquant moi que j'ai et je trouve que ça fait vraiment le parallèle avec l'immobilier de manière générale avec les clients c'est qu'une fois j'ai une agent qui recrute quelqu'un sans faire exprès c'est à dire qu'elle a été recommandée par quelqu'un qui voulait se lancer dans l'immobilier et la personne arrive et dit bah voilà moi j'aimerais être recruté par une telle et donc elle se retrouve dans son équipe parce que le métier lui plaît etc qu'elle a vraiment envie de se lancer et c'est fou parce que de ce jour là, elle n'a jamais été autant légitime que du fait d'avoir recruté quelqu'un. Parce qu'en fait, elle avait tellement peur de pas être au niveau qu'elle a haussé tous ses curseurs. Et en fait, je trouve que tu vois, la légitimité personnelle, telle qu'on se l'applique à soi, elle a plutôt tendance à être un frein et à être bloquante, plutôt que la légitimité que l'environnement ou les autres nous accordent. Et j'ai quand même la sensation. si c'est bloquant il faut se dire non là ça sert à rien je suis en train de me polluer encore faut-il avoir le recul nécessaire pour le faire et après je trouve que c'est plutôt la légitimité vis-à-vis des autres qui est importante et parfois ça peut justement donner des choses incroyables de se dire je suis pas légitime et puis finalement ça nous tombe sur le coin du nez on se dit ouais là j'ai plus le choix
Romain: Oui, mais ça mérite d'ailleurs un épisode complet sur le fait de bâtir son
Tristan: carrément.
Romain: équipe et à quel point ça hausse ton niveau d'exigence envers toi-même.
Tristan: carrément.
Romain: tu vois, moi je pense que la légitimité qu'on s'accorde à soi-même, peut au contraire d'être un frein, ça peut être un puissant booster quand on se lance si justement on a les éléments et les capacités pour se gonfler en légitimité. Et d'ailleurs...
Tristan: Je veux être les Itims. Je dois être les Itims.
Romain: C'est ça et je me sens légitime parce que j'ai fait la formation, parce que voilà. Et justement, là, je pense qu'on peut encore donner quelques pistes là pour se faire sa propre légitimité. Et ça me fait penser d'ailleurs petit teaser au prochain épisode avec un invité qui pourra justement sur ce thème là de la légitimité dans les débuts et tout scotcher tout le monde comme il nous a scotché. Mais quand on on démarre, moi, ce qui m'a. boosté en légitimité et qui a compensé mon inexpérience, de fait, tu vois, c'était cette formation-là que j'avais faite et refaite cinq fois suite quand j'ai démarré. total, dans ma première année, je l'ai fait, je crois, sept ou huit fois. Sur les douze mois, il y a sept ou huit fois où je suis retourné en formation et cette formation plus cette méthode, en fait, m'ont amené cette légitimité qui me manquait de par l'expérience. En tout cas, moi-même à l'intérieur, j'arrivais avec ce propre bagage. Et aussi, je pense que dans mon entourage, j'ai pas été un peu torpillé par les craintes de mon entourage parce que autour de moi, mes potes qui voyaient que je faisais ça, ils avaient pas la volonté de me protéger comme ont les gens plus âgés qui vont te dire, mais t'es sûr, t'as bien réfléchi.
Tristan: Hmm.
Romain: mon père, faisant le même métier, forcément, il m'a plutôt encouragé. puis, ma mère m'a encouragé aussi. Après, c'était plus le... l'entourage familial un peu plus éloigné peut-être, vois, les grands-parents qui te disent, mais attends, machin, tu vois, mais c'était plus éloigné, c'était forcément moins impactant, tu vois. Et au-delà de la formation, tu vois, le fait de très vite être en action, ça a aussi renforcé ce sentiment-là que petit à petit, tu vois que tu arrives à rentrer un mandat, tu vois que tu arrives à faire tes premières visites, tu vois que tu arrives à avoir même tes premières offres. Et quand tu retournes en formation, tu te rends compte que quand tu témoignes de ce que tu as fait, les gens te disent « ouais, c'est excellent, etc. » Puis tu vas aussi voir avec des collègues que tu as autour de toi. Parce que mine
Tristan: Mmh
Romain: de rien, nous on a la chance quand on démarre dans un réseau d'avoir souvent autour de soi des collègues qui ont l'expérience qu'on n'a pas et qu'on peut s'attribuer un petit peu. C'est-à-dire que tu peux, pendant une formation, demander conseils et tu vas pouvoir bénéficier de ce retour d'expérience-là de tes collègues. T'es bon
Tristan: Je pense que de toute façon tout est une question de personnalité vis à vis de la légitimité en fait. Parce que je rejoins complètement ce que tu dis et tu vois une fois j'avais une fille elle dans mes équipes, on faisait tout un tas de formations et elle me disait de toute façon je comprends pas. Je comprends pas comment il faut faire, j'ai besoin de me planter pour comprendre. ça, tu vois, pas tout le monde n'est comme ça. Et puis le fait de se dire il faut que je sois légitime et pour ça, de fait, il faut que j'apprenne, il faut que je comprenne la méthode, il faut que je la maîtrise sur le bout des doigts, etc. Ça, il y a des gens pour qui ça peut être très bloquant de se dire, je n'y arriverai jamais. Et puis, ceux qui vont dire, bah voilà, comme ça, au moins, c'est maintenant que je maîtrise ça, je suis au taquet. Et puis quand tu arrives en rendez vous que le client, il te prend à l'envers, tu es là. Donc, en fait,
Romain: En fait...
Tristan: tout est une question de personnalité et d'adaptation.
Romain: Bien sûr.
Tristan: d'adaptation aux situations. Et notre métier, c'est quasiment que ça, de toute façon, je crois.
Romain: Ouais, totalement. Et si tu veux même pour aller un peu plus loin et pour rejoindre exactement ce que tu disais, que toi la légitimité, c'est pas la capacité à technique, mais la capacité à être à l'écoute. ben justement, dans notre métier, et c'est ce que je disais aussi lors des épisodes précédents, dans notre métier, notre façon de faire, notre façon d'être, notre personnalité, notre capacité à se synchroniser avec le client est une
Tristan: ...
Romain: énorme plus-value sur notre réussite. présent, tu futur. Et donc, quand tu as un client
Tristan: ...
Romain: en face de toi, ta personnalité, c'est aussi un facteur de réussite, de réussir son projet, de vendre sa maison, de lui trouver autre chose ou pas, peu importe. Mais ce qui fait que même si aujourd'hui, toi, cher auditeur qui nous écoute, tu démarres dans l'immobilier et tu n'as pas encore d'expérience, ton parcours jusqu'à présent qui a bâti la personne que tu es aujourd'hui, qui fait aujourd'hui ton essence. reprendre une citation de début d'épisode, c'est aujourd'hui une vraie force parce que ta personnalité sera un réel facteur de succès. Donc ton parcours et ton expérience de vie, ton identité, ton essence est aujourd'hui une réelle source de légitimité parce que c'est ça qui va faire la différence avec d'autres professionnels, parfois bien plus expérimentés. Ta façon d'être, ta personnalité fera une vraie différence.
Tristan: Oui, à condition d'être à l'écoute et de se synchroniser. Ton mot, il était vraiment parfait, je trouve. La synchronisation
Romain: bah c'est...
Tristan: avec le client, c'est vraiment ce qu'il faut capter. Et parfois, ça nécessite de se mettre à l'étage, au niveau de ton client. tout
Romain: Merci.
Tristan: ça, c'est un travail de synchronisation, de personnalité, d'échange et d'écoute active. Et il a des choses qui s'apprennent et il a des choses finalement où parfois il y a des personnes qui ont ça depuis toujours.
Romain: C'est vrai, on peut avoir des
Tristan: loin de
Romain: facilités mais l'action et c'est là-dessus que moi je vais conclure, l'action,
Tristan: Take care.
Romain: le travail, l'alliance du terrain et de la formation rattrapera toujours les facilités que certains ont au départ.
Tristan: toujours. ça peut être un vrai sujet de podcast entre
Romain: Et à quoi bett-on ?
Tristan: le talent et le travail ou talent versus travail
Romain: bah oui, ça dans le sport, le... oui, ça s'éclate. On le note.
Tristan: On le note. Entre deux visites ?
Romain: Je pense qu'on peut y aller entre deux visites, il serait peut-être même temps.
Tristan: On lance entre deux visites, entre deux coups de clignotant. L'autre jour, faut
Romain: C'est ça, exactement.
Tristan: quand même, le précise quand même, là, parce que vous, vous le subissez pas ça. Mais l'autre jour, je pense que Romain, quand il me faisait son vocal sur WhatsApp, puisque vous savez maintenant qu'on a ces habitudes là, je pense qu'il était arrêté à un feu rouge où il fallait tourner à gauche ou à droite et où tant que le feu ne passe pas au vert, il ne tourne pas. Et il a eu son clignotant pendant littéralement 30 secondes. un vocal. C'était très drôle pour moi qui l'ai vécu. C'est ça, un métronome.
Romain: Oui, bien sûr, mais ça rythme aussi, tu vois, ça donne un petit tempo. Exactement, exactement. Mais d'ailleurs, on s'est demandé si on allait pas rajouter un petit bruit de clignotant pendant la rubrique entre deux visites
Tristan: Ouais, pour lancer la rubrique.
Romain: pour lancer ou pour dire que c'est la fin du timing ou pas. Cette rubrique-là, entre deux visites, on la travaille encore. Voilà, c'est un laboratoire.
Tristan: on va la travailler.
Romain: Si vous avez des suggestions, on est complètement preneurs.
Tristan: N'hésitez pas, clairement.
Romain: Et donc on rappelle entre deux visites, on s'imagine qu'on est dans la voiture entre deux visites, message vocal WhatsApp. on pose une question un peu piquante, un peu challengeante. On se met un peu sur le grille dans la sauce. Et l'idée, c'est de répondre simple et efficace. C'est soit oui, non, ou soit au pire, une toute petite phrase. Mais c'est aussi le jeu. qu'on ne peut pas se justifier pour expliquer. Donc il faut accepter que les gens vont pouvoir se faire leur propre interprétation de la réponse. Allez, je t'en prie. C'est parti.
Tristan: Et bah let's go ! Première question. Est-ce que tu préfères l'euphorie des débuts ou l'expérience du présent ?
Romain: Au revoir.
Tristan: A la suite.
Romain: l'expérience du présent, quand même. Est-ce que tu as déjà accepté un mandat alors que tu ne te sentais pas à la hauteur ?
Tristan: Oui. Oui oui. Enfin, au moins c'est clair.
Romain: Haha
Tristan: Oui, aucun doute. Tu préfères tes débuts dans l'immobilier ou tes débuts dans la gendarmerie ?
Romain: c'est une vraie question ça. Je pense que je préfère mes débuts dans l'immobilier. Mais après mes débuts dans l'immobilier ça va être mes... Je vais dire mes deux trois premières années. Parce que ça a vraiment représenté tout un cheminement mais oui je vais dire dans l'immobilier. Alors, tu as répondu un peu avant, mais mine de rien, est-ce que tu as déjà fait semblant de maîtriser un sujet devant un client ?
Tristan: Certainement. J'ai pas de souvenirs exacts mais c'est vrai que souvent quand je sais pas j'ai plutôt tendance à le dire et à dire je reviens vers vous après je préfère pas vous dire de bêtises mais
Romain: Oui, bien sûr. Bien sûr.
Tristan: très certainement sur certains sujets très certainement Tu préfères ta première intervention en tant que gendarme ou ton premier rendez-vous mandat ? Ça nécessite d'aller piocher dans les souvenirs.
Romain: T'as beaucoup accès sur la comparaison avec la gendarmerie.
Tristan: Oui parce que je sais que la gendarmerie ça a quand même été une page de ton histoire que tu as apprécié et que tu apprécies. ça veut
Romain: Ouais, ouais, bien sûr.
Tristan: pas dire pour autant d'être passé dans l'immobilier, ça veut pas dire que c'est un métier que tu mets complètement dans le noir quoi.
Romain: Mais je pense que pour le coup, vais dire la première intervention en tant que gendarme parce que le cursus pour y arriver jusqu'à cette première intervention était plus long. C'est-à-dire qu'il
Tristan: Hmm... Hmm...
Romain: a fallu s'inscrire au concours, le passer, le réussir, attendre l'entrée en écran gendarmerie, faire les neuf mois de classe. Donc en fait, je l'ai plus attendu. Sur ce coup-là, vais dire gendarmerie. D'après toi, est-ce qu'un agent qui n'a jamais vendu de maison peut être légitime pour en estimer une ?
Tristan: Oui après il aura peut-être besoin d'aide mais oui. torpillée, n'est pas simple cette question. Oui alors oui parce que j'y crois vraiment et en même temps j'ose espérer qu'il demandera de l'aide quand même.
Romain: Ouais donc s'il demande de l'aide, c'est peut-être qu'il n'est pas légitime alors. Mais après je sais que c'est un point où on travaille pas exactement de la même manière, c'est à que moi je fais peu d'estimation, je ne vends pas d'estimation pour démarrer la relation. Donc tu vois moi à cette question là j'aurais répondu non, mais ça veut pas dire ne pas estimer une maison, ça veut pas dire ne pas la mettre en vente. Au contraire. Au contraire.
Tristan: Bien sûr. C'est vrai qu'on a des méthodes différentes et on va pas rentrer dans le sujet maintenant parce que ce serait trop long et qu'on est juste entre deux visites là. Mais on sait très bien que si on avait abordé le sujet sur WhatsApp, c'était plus long.
Romain: C'est clair, mais on va le faire après.
Tristan: Ha
Romain: OK, dernière question. Elle ressemble à la première question mais elle posée différemment et mine de rien, la réponse n'est pas forcément liée à la première. Est-ce que tu as déjà refusé une opportunité parce que tu ne te sentais pas suffisamment légitime ?
Tristan: pas forcément dans l'immobilier du coup.
Romain: c'est comme ça que tu la prends, c'est comme ça que tu dois répondre mais ouais. Après, refuser une
Tristan: Et ben...
Romain: opportunité, peut être simplement ne pas pas entrer en contact avec cette personne là qui pourrait m'apporter ça. Mais je me sens pas légitime pour la contacter ou je me sens pas légitime pour tenter cette chose là, tu vois.
Tristan: ben je ne sais pas. Je ne sais pas parce qu'en fait je suis en train de chercher des exemples du passé du coup. De fait, pour y répondre c'est mieux. Et de tous les exemples que j'ai dans la tête, même quand je me sentais pas légitime, j'ai quand même tenté. Quand je suis arrivé ici, je voulais plus travailler à l'UCPA, je voulais plus faire de travail saisonnier, je voulais plus non plus être prof de PS, donc j'ai postulé dans des choses. sur lesquelles je n'avais strictement aucune légitimité ou je me suis dit j'ai rien à perdre au pire je me formerai sur le tas. parce que je sais que je suis suffisamment curieux pour faire en sorte de me rendre légitime le plus rapidement possible. du coup, je ne pas, c'est certainement arrivé, certainement, surtout par le passé, parce j'étais quand même moins confiant. en tout cas, j'avais moins confiance en ma curiosité parce que j'en avais peut-être moins conscience. Donc je pense que oui, quand même. Mais ça ne pas dater d'hier. Bon, la dernière, on l'a fait, au pire, on verra. À tes débuts, tu aurais préféré que ton premier client sache que c'était ta première vente ou lui laisser croire que tu en avais fait plusieurs.
Romain: Je pense que j'aurais préféré qu'ils sachent que c'était ma première. Ouais, parce que l'attente n'en est que plus grande si il croit que tu en as déjà fait plusieurs ou autres. Et si il sait que c'est ta première, tu peux le surprendre. Ouais, c'est
Tristan: Ouais mais du coup au départ t'as plutôt tendance à te protéger de ce genre de choses toi tu...
Romain: vrai. Mais aujourd'hui, si tu me demandes aujourd'hui, je te réponds. pense que j'aurais préféré qu'il sache que. Ouais, ouais, tout à fait.
Tristan: qu'il le sache. Mais en vrai tu lui as caché quand même.
Romain: En vrai, je suis pas arrivé en disant bonjour.
Tristan: D'ailleurs vous êtes mon premier mandat vous êtes... Bah vous êtes ma première vente parce qu'on va aller au bout ensemble.
Romain: Exactement, ma future première On est pas mal, je pense qu'on a fait un tour bien sympathique, même si on peut toujours s'étaler plus. Mais ça tombe bien parce que le prochain épisode reste dans ce thème là de la légitimité. Et le prochain épisode, c'est un épisode dont on ne pas tout seul. va recevoir notre premier invité dans le podcast. Donc il s'agit de Fabien et vous verrez pourquoi c'est lié à la légitimité. Parce que Fabien, il a un parcours hors immobilier, mais même dans l'immobilier, qui est juste incroyable. On a tous les deux été scotché par tout ça. voilà, semaine prochaine, soyez connectés. Ça va être très très sympa.
Tristan: et du coup vous pourrez retrouver cette interview ainsi que l'épisode. Du coup vous allez pouvoir retrouver tout ça comme d'habitude sur l'intégralité des plateformes donc Apple Podcasts, Deezer, Spotify, Amazon Music et en vidéo sur YouTube et vous pouvez nous suivre aussi sur les réseaux sociaux les différents réseaux sociaux qu'on anime donc principalement Facebook et Instagram et YouTube Shorts aussi mais aussi TikTok et LinkedIn. sur lesquels on s'est rendu compte qu'on était un petit peu trop vieux pour aller dessus, pour être régulier dessus. C'est une question de légitimité, j'ai l'impression, ça.
Romain: Ça rentre là-dedans.
Tristan: Mais on s'est lancé, donc si jamais ça vous intéresse, n'hésitez pas à nous suivre, à nous soutenir. Et si vous avez la moindre question, le moindre sujet ou une envie de collaboration, pouvez retrouver tout ça directement sur notre site internet, agent-libre-du-sis-le-podcast.fr. trouverez de toute façon sur Google ou sur nos différents réseaux sociaux. Et en attendant du coup ça et le prochain épisode avec Fabien, on vous laisse et salut Romain !
Romain: Salut Tristan !
Tristan: et salut les agents libres !
Romain: Salut les agents libres