Romain: le terrain de l'immobilier.
Tristan: Salut Romain !
Romain: Salut Tristan !
Tristan: Salut les agents libres ! Et on se retrouve aujourd'hui pour le premier vrai podcast, puisqu'il a la version présentation qui est sortie, vous l'avez peut-être déjà écouté. Et aujourd'hui, on va aborder un sujet particulier qui nous tient à cœur tous les deux avec Romain pour les raisons que soit vous connaissez parce que vous avez déjà écouté le podcast précédent, soit vous ne connaissez pas et donc vous allez découvrir pourquoi. Puisque c'est un podcast sur l'immobilier, mais surtout sur agent libre, même sans sécurité de l'emploi. Point d'interrogation. Une problématique relativement large. Donc je recommence ma citation pour que tout monde est bien en tête et que Romain nous fournisse un petit peu son point de vue par rapport à ça et essaye de comprendre un petit peu pourquoi j'ai choisi cette citation. L'homme est né libre et partout il est dans les fers de Jean-Jacques Rousseau dans son livre du contrat social.
Romain: Donc dans les fer, c'est F-E-R-S, les fer comme la prison, les fer...
Tristan: Exactement. Et bah voilà, ça y est. Compris la subtilité.
Romain: Ok, pourquoi ce choix alors
Tristan: Alors, pourquoi ce choix? Parce qu'en fait, on croit que quand on est dans l'immobilier, quand on est entrepreneur, on a cette sensation d'être libre. Alors que réellement partout, on est dans les fers, c'est à dire que dans ma tête, dans mon esprit, en tout cas, c'est comme ça, c'est qu'en fait, il a toujours des contraintes. On est toujours contraint de savoir vivre en société, on est toujours contraint de savoir travailler dans une société avec des avec des obligations, une manière de faire, avec voilà. Il y a toujours en réalité quelque chose qui nous remet entre guillemets, qui nous resserre un petit peu le chemin. Et je trouve qu'on choisit le nombre de contraintes, on choisit les contraintes avec lesquelles on est le plus à l'aise réellement de mon parcours de professeur de PS avant à mon parcours de conseiller en immobilier aujourd'hui. Je pense pas que j'ai moins de faire, parce que je suis plus fonctionnaire de l'état et bla bla bla, mais que j'ai choisi les faires dans lesquels j'étais le plus à même de voguer correctement en tout cas et avec ma propre vision. Voilà pourquoi j'ai choisi cette citation sur le thème de la sécurité dans l'immobilier.
Romain: Ok, mais en même temps quand il dit que l'homme naît libre, c'est à dire qu'effectivement quand on apparaît dans ce monde, quand on naît, on n'a pas encore ces fers là qui nous viennent par la suite.
Tristan: Et c'est le cas aussi quand on naît dans une société, c'est-à-dire que moi quand je suis né dans l'immobilier, j'avais aucune contrainte, j'avais toute ma liberté puisque de toute façon je ne savais pas à quoi m'attendre. Et au fur et à mesure que j'ai commencé, je me suis rajouté mes propres fers. Il a les fers juridiques, mais il a aussi mes propres fers, les choses que j'ai pas envie de faire, mes valeurs, la manière dont j'ai envie de travailler réellement qui me resserre à moi-même mon étau en fait. Alors que je suis né libre finalement dans l'immobilier de choisir. la façon dont je voulais aborder le métier. Et après qu'on soit en agence, qu'on soit dans un réseau mandataire, peu importe en fait, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise situation. En tout cas, je crois qu'on a toujours des faits, des restrictions, des contraintes. Je pense plutôt c'est des contraintes. Simplement, je pense qu'il faut pouvoir choisir les contraintes qu'on a envie d'avoir tout au long de notre vie, tout simplement.
Romain: Mais donc,
Tristan: coupable.
Romain: t'insistes beaucoup sur le fait qu'en arrivant dans l'immobilier, t'es totalement libre et que tu te choisis tes contraintes après, tu choisis tes faires pour reprendre les mots. Je t'avoue que moi, j'aurais tendance à penser que même quand tu arrives dans le monde de l'immobilier, quand tu arrives sur la voie professionnelle, tu peux être totalement libre, bien que. Mais je pense que tu as quand même des faires ou des contraintes qui sont imposées par le métier dont personne ne peut se libérer. Je pense.
Tristan: Bien sûr, comme je disais juste avant, d'ailleurs les contraintes juridiques, les contraintes administratives sont des faires auxquels on ne peut pas se soustraire. Ce pas possible. Donc on
Romain: Oui, oui.
Tristan: arrive déjà avec des faires qui sont peut-être un petit peu moins puissants, un peu moins présents peut-être que quand on est fonctionnaire de l'État. Mais en même temps, quand on est fonctionnaire de l'État, on a des faires qui sont quand même assez agréables aussi. C'est à qu'on a la sécurité de l'emploi potentiel ad vitam et ternam. Enfin voilà, y a plein de points qui sont très intéressants, mais qui sont des fers que j'ai pas forcément choisi et dont les contraintes ne m'allaient pas au point de me dire je vais faire ça toute ma vie.
Romain: revendait.
Tristan: Apparemment. Ce qui nous amène à ta propre citation sur le sujet.
Romain: Oui, moi j'ai choisi la citation suivante. Je t'avais dit que j'étais bilingue ou pas ? Je t'avais dit ?
Tristan: Écoute, tu me l'as peut-être dit, je ne l'entends pas, ce pas flagrant, pourquoi pas ?
Romain: le mec il a choisi une citation en anglais juste pour montrer qu'il sait parler et tout.
Tristan: grave grave agent bilingue agent qui fait plus de vente du goût à jambilingue
Romain: en bilingue. Et on pourrait en parler. J'ai fait un ou deux dossiers où j'ai dû parler anglais et tout, je trouve que c'est assez sympa, ça te sort un peu de ta routine.
Tristan: bah et puis ça aide peut-être ? Who knows ?
Romain: Oui, forcément, Et donc traduction pour les noms bilingues. Un navire au port est en sécurité, mais ce n'est pas ce pourquoi les navires sont construits. Et c'est une citation de John Augustus Shedd, est donc un auteur américain. Je l'ai choisi parce que forcément, je la considère vraie et appropriée dans l'épisode du jour, mais... Effectivement, pourrait se dire que le plus simple parfois, c'est de ne rien faire. C'est le plus sûr. c'est vrai que tu as toujours un peu cette réponse un peu qui claque quand quelqu'un te dit ou quand tu dis à quelqu'un, mais ce que tu envisages de faire, c'est risqué, tu devrais faire gaffe et tout. Il y a toujours celui qui va te répondre. mais tu sais, demain, tu peux mourir en traversant la rue. peut finir. vois, tout est risqué. Tout est voilà. Donc il y a ce côté là où fait c'est vrai que tout présente une part plus ou moins grande de risque. donc j'oppose risque et sécurité puisque la sécurité c'est l'absence de risque, l'absence de danger. Et en même temps, les bateaux ne sont pas construits pour rester au port. Par définition, la nature d'un bateau c'est d'être construit pour voguer, pour aller... vivre des aventures, pour aller explorer, et pour être exposé aux dangers, pour être exposé aux vagues, aux intempéries, aux monstres marins, aux rochers, etc. Alors bien sûr qu'il faut un pilote à bord du bateau, un capitaine à bord du bateau. Et je pense que pour nous, c'est un peu pareil en tant que com' avec un grand H et femme avec un grand F, mais aussi en tant qu'argent immobilier, c'est un... C'est un peu la même chose. C'est-à-dire que tu ne pas être agent immobilier et rester au port. Il ne rien se passer. Et si on va même encore un peu plus loin que la citation, je pense que rester au port, c'est un risque. Et qu'en fait, en fin de compte, tu n'es pas en sécurité en restant au port. Si on reste dans le milieu de l'immobilier, forcément, veux dire, si tu restes assis chez toi sur ton canapé ou sur ta chaise de bureau, les choses ne pas se faire toutes seules. même si t'es négociateur en agence et que l'agence a son pouvoir d'attraction, etc. les choses vont pas faire tout seuls. Et ça me fait d'ailleurs penser, tu vois, que justement, si on repart sur le côté maritime du bateau. Donc moi, j'ai vécu longtemps à Brest. Et à Brest, en sortie de la rade de Brest, il y a un phare qui s'appelle le phare du Minou. Et en fait... Une des légendes sur le nom de ce phare, c'est que justement, lorsque les bateaux étaient en préparation avant de partir, qu'ils restaient au port le temps d'être approvisionnés avec l'équipage, etc. Ça prenait parfois longtemps. Et donc, ils accueillaient beaucoup de à bord des bateaux pour éviter que les souris ne puissent grimper à bord et manger toutes les provisions. Donc, ils avaient beaucoup de chats à bord des bateaux pour justement chasser les souris. Sauf qu'une fois que le bateau prenait la mer. il n'y avait plus d'intérêt à garder ses chats puisque si le bateau est parti sans souris à bord, ne pas en avoir de nouvelles bien sûr. du coup, les chats, ça faisait au contraire des bouches de plus à nourrir sur le bateau, donc il n'y avait pas de raison de les garder. Et comme le phare est en sortie de la rade, c'est visiblement au niveau de ce phare-là qu'il balançait tous les chats par-dessus bord. Et ce phare aurait été nommé en hommage à ses chats qui, une fois leur fonction première, non présentes une fois qu'ils étaient plus utiles, ils étaient
Tristan: ...
Romain: débarrassés du bateau.
Tristan: Pouf ça !
Romain: Voilà, pauvre chat, j'ai personnellement deux chats que peut-être vous entendrez miauler de temps en temps dans les podcasts.
Tristan: Ahahahah... Ahahahah...
Romain: Donc forcément, c'est avec grande émotion que j'ai raconté cette histoire.
Tristan: Ha ha C'est très bien parce que du coup ça fait le premier parallèle. Ta citation va nous amener sur la première ouverture du sujet. C'est qu'en fait, est-ce qu'on est en sécurité physique ? Parlons de le premier sens de la sécurité, c'est au sens physique, l'absence de risque, comme tu disais tout à l'heure si bien. Est-ce que la sécurité physique dans l'immobilier, c'est un sujet ou est-ce que pas du tout ? Parce que nous, de base, on aborde ce sujet sur la partie sécurité de l'emploi, sécurité de la fonction, sécurité. Pour nous, c'est très large, en fait, de passer de fonctionnaire à entrepreneur. Tous les aspects de la sécurité basculent. Est-ce qu'aujourd'hui c'est un métier moins risqué, l'immobilier, que ce qu'on avait avant ? Est-ce que l'immobilier c'est un métier à risque à proprement parler ?
Romain: Alors tu vois, pour ma part, le côté de risque physique, pense que clairement aujourd'hui, prends moins de risques. Je mets moins ma personne en danger en tant qu'agent immobilier
Tristan: Oui.
Romain: que je le faisais par le passé en tant que gendarme, forcément.
Tristan: Oui, de fait.
Romain: C'est clairement le cas. Même si pour autant, vois, en tant qu'agent immobilier, je pense que toi aussi, mais j'ai quelquefois des petits souvenirs du moment où je me suis... pas senti totalement en sécurité. Je pense notamment une fois, je visitais un immeuble totalement délabré à mettre en vente sur Mulhouse et c'était avec un autre agent immobilier d'une autre enseigne avec qui je travaillais à ce moment-là. donc on visite l'immeuble. Alors déjà, pour visiter l'immeuble, il n'y avait pas besoin de clé. fait, suffisait que tu pousses la porte et l'immeuble s'offrait à toi, tu vois. Et donc le premier risque c'était de rencontrer sur place quelqu'un que tu déranges, un locataire mais qui n'a pas de bail. En tout cas, on n'a croisé personne. Et par contre, on visite les étages. Tout était délabré mais t'avais des étages qui avaient brûlé, t'avais des étages où par terre t'avais des effets personnels. un tas de choses dont tu n'as pas envie de t'approcher de trop près. je me rappelle d'un moment précis, on était je crois au deuxième étage dans la salle de bain. Je regarde un peu et je vois dans la vieille douche carrelée avec des carreaux blancs, un truc un peu façon boucherie. Et en fait, dans le coin de la douche, je vois que le joint est totalement pourri, moisi. Ce n'est pas ça qui est si choquant que ça. Mais par contre, je vois qu'en bas, en fait, comme de la lumière, vois, ça m'attire le regard. en fait, quand je regarde bien, je me rends compte qu'en fait, la lumière que je vois, c'est que je vois l'extérieur du bâtiment, tu je voyais dans la cour, derrière l'immeuble. Et quand je suivais
Tristan: oui oui, d'accord. Safe.
Romain: la fissure, je voyais en fait comme si l'immeuble était totalement en train de se décrocher, quoi, tu vois. Donc autant de te dire que quand on a vu ça, on s'est pas trop éternisé, tu vois, puis on est
Tristan: Bye.
Romain: redescendu gentiment. Et puis on a poursuivi notre chemin. d'ailleurs, ça c'est en tout cas, je sais pas ce qu'il en est pour cet immeuble aujourd'hui. Je sais qu'à l'époque, on n'a pas mis en vente parce que la mairie devait se statuer sur l'état de la salobrité ou autre de l'immeuble. Et depuis, ce n'est pas un dossier sur lequel je suis revenu. Mais je t'avoue qu'à ce moment là, petite goutte de sueur dans la nuque, tu la sens.
Tristan: Je me doute. En plus c'est marrant parce qu'il m'est arrivé quasiment la même histoire mais vraiment à très peu de choses prêts pour le coup. C'était alors non pas un immeuble aussi puisque c'est alors en immobilier un immeuble c'est tout bâtiment qui peut servir d'habitation de fait mais en l'occurrence là c'était une maison de village. Une maison de village à Elne... Si Ninou et Cédric écoutent ce podcast, un moment donné, ils comprendront tout de suite de quoi je veux parler puisque c'était mes clients visiteurs ce jour-là. Déjà, rien que d'ouvrir cette maison de village, c'était flippant. Il y avait des toiles d'araignées partout, il y avait des espèces de moumoutes de poussière énormes. Donc dès que tu ouvrais quoi que ce soit, tu avais un énorme truc qui tombait dessus. Et en fait, si tu veux, ce jour-là, pour aller visiter, je pars avec... donc 1m65 mais surtout avec Cédric et Cédric il frôle les deux mètres et il doit frôler les peut-être je sais pas 110 120 kilos quelque chose comme ça et on monte au deuxième et dernier étage donc je leur explique que la toiture n'était pas tout à fait en forme qu'il y avait des endroits où il y avait des infiltrations donc on voyait un petit peu le jour aussi et il Il monte sur une chaise pour aller vérifier quelque chose et là je sens le sol qui se met à bouger d'une manière assez étonnante surtout quand t'es habitué à visiter des maisons normales quand il se passe ça tu te fais un peu flipper et donc il dit oui effectivement il y a une grosse partie qu'il faudra refaire c'est pas grave et là il saute de la chaise
Romain: Ha
Tristan: et au moment où il saute de la chaise il fait ce constat qu'on aurait tous fait les planchers sont certainement à refaire aussi. oui, c'était fort, j'ai eu la peur de ma vie quand il a sauté et que le sol il a tremblé. En plus, juste avant, il a toqué dans une poutre et la poutre, était vraiment énorme et très très large, vraiment à l'ancienne, vraiment un tronc, quoi, un tronc d'arbre. Et quand il tape dedans, ça vraiment, ça sonnait très très creux. y avait des traces comme quoi il y avait des termites et tout qui étaient passées dedans. Rien qu'on apprenait de toute façon parce qu'on avait le diagnostiqué avant. Mais quand il a sauté et que le sol en bois donc de fait lui même a très certainement été bouffé, je lui dis bon, le mieux c'est qu'on aille discuter de tout ça en bas de toute façon on va pas se mentir il reste quatre murs et va falloir refaire l'intégralité quoi. Mais donc ouais ça... Est-ce que c'est un risque de sécurité à proprement parler alors dans notre métier on a quand même des assurances hein. On a une assurance responsabilité
Romain: C'est vrai.
Tristan: civile professionnelle qui justement prend en charge, entre guillemets, assure cette partie là justement. C'est pas que une visite où quelqu'un décéderait pendant une visite. là, en l'occurrence, si jamais même toi, il t'arrive quelque chose dans ce genre de biens, bah voilà, c'est que c'est un risque qui a été constaté par les assurances aussi. C'est pas impossible que ça arrive. Et c'est vrai que le premier point de la sécurité auquel on pense, c'est la sécurité physique. Ceci dit, est-ce que la sécurité, quelle qu'elle soit, ce pas juste plus un sentiment qu'une réalité ?
Romain: Alors j'avais quand même une question, est-ce qu'ils l'ont acheté la maison ?
Tristan: Alors non, c'est pas eux qui ont acheté la maison et pour autant, ils ont acheté une autre maison qui ressemblait vraiment très pour très à celle-là, pas à Elne mais dans un village qui s'appelle Hortafa et ils en ont fait quelque chose de magnifique. d'ailleurs, si vous avez l'occasion d'aller voir, s'appelle Casarosa. Mais parce qu'ils ont des mains en or. C'est extraordinaire ce qu'ils font et quand ils retappent quelque chose, ils font pas semblant, ils mettent leurs pattes. et ils vont très très bien ensemble ne serait-ce que sur cet aspect là c'est qu'ils arrivent à créer une ambiance avec un véritable savoir-faire et c'est vraiment vraiment génial donc ils l'ont pas acheté cette maison a été vendue elle a été entièrement refaite et elle est de nouveau à la vente d'ailleurs et elle a du mal à se vendre mais les gens savent pas forcément pourquoi mais moi je pourrais raconter une histoire sur cette maison mais ça a été bien refait
Romain: C'est pas toi qui as le mandat là du coup.
Tristan: non c'est pas moi qui l'ai Mais c'est une maison qui a été très... Mais c'est pas moi qui l'ai vendu d'ailleurs. Mais
Romain: A bientôt.
Tristan: c'est une maison qui a été très très bien refaite aussi. C'est vraiment très beau ce qu'ils ont fait à l'intérieur. Après voilà, moi j'aurais un peu peur sur certaines contraintes techniques du fait d'avoir vu la maison avant quoi. Mais bon après je ne doute pas du fait que les gens aient refait quelque chose de très très bien.
Romain: Et tu vois, il a malgré tout un petit volet que j'aimerais quand aborder, pour le coup, visiblement ne nous concerne pas parce qu'on ne pas évoqué.
Tristan: Bye !
Romain: Mais je m'en suis rendu compte une fois parce que j'avais récupéré le mandat d'un autre agent immobilier que je connais. Et donc, j'ai récupéré son panneau. Et je l'ai appelé et je lui dit, tiens, fait, j'ai récupéré le mandat là. à telle adresse et tout, et du coup, j'ai ton panneau. Et donc, elle me dit, parce que c'est une femme cet agent-là, elle me dit, oui, mais... Alors, c'est pas mon mandat, mais oui, c'est mon panneau et tout, mais oui, ok, ça marche, merci. Je lui d'accord, mais comment ça se fait que c'est pas ton mandat, mais t'as ton panneau ? Et elle me dit, en fait, c'est une collègue à moi qui a rentré le mandat, très jeune, assez mignonne, etc.
Tristan: Hmm.
Romain: Et donc, elle en avait marre, vu qu'il a sa photo sur le panneau. elle en avait marre d'être appelée par des mecs chelous
Tristan: Hmm.
Romain: qui voulaient lui proposer des visites ou autre chose, etc. Et en fait, elle se sentait
Tristan: Ouais.
Romain: justement pas en sécurité. Donc, elle m'a demandé si moi, j'étais ok de mettre mon panneau. du coup, elle, ça la dérangeait pas, tu vois, elle a plus d'expérience, etc. Tu vois, ça la dérangeait pas. Mais c'est vrai que sur le moment, je me suis dit, ouais, c'est vrai qu'il y a vraiment des mecs chelous, en fait, autour de nous.
Tristan: Ouais, au revoir.
Romain: Pour en arriver là, il passait un coup de fil parce que tu as vu une agent IMO, tu vois, un peu mignonne en photo sur le panneau, tu lui passes un coup. Donc je pense que tu vois, s'il y avait eu une agent féminine autour de la table, elle aurait peut-être évoqué ce sujet là à ce moment là.
Tristan: soulever cet aspect. Clairement, pense qu'on... Alors, rien ne nous oblige à mettre nos photos sur les panneaux. C'est bien sûr, on en a déjà parlé longuement et d'ailleurs, j'ai une agente qui était dans mon équipe, qui s'appelle Anaïs, qui, pareil, était jeune et un peu jolie. De fait, elle a arrêté de poser des panneaux à cause de ça. parce qu'elle avait des appels pour faire des visites et puis réellement voilà, ils n'avaient pas de financement, il n'y avait rien qui avait été vérifié avant mais comme les gens peuvent raconter tout et n'importe quoi, elle s'est retrouvée dans des situations où voilà, je pense qu'elle a un peu pris peur avec ça et ça se comprend et clairement je pense qu'on fait pas le même métier. Alors peut-être plus simple, je pense pas qu'il y une échelle de la difficulté du métier en fonction de si on est un homme ou une femme mais... C'est vrai que cet aspect là, tout cas nous, a beaucoup moins à y penser. il y a certainement beaucoup moins de risques par rapport à notre sécurité que quand on est une femme. Ça c'est certain. C'est clair.
Romain: Après pour rebondir à ce que tu disais, est-ce que la sécurité, voilà, ce n'est pas plus une notion, un concept, un sentiment, exactement.
Tristan: ou un sentiment ? Un sentiment parce que l'expression la plus connue c'est se sentir en sécurité. Donc est-ce que c'est un concept qu'on a inventé ? Est-ce que c'est un sentiment ? C'est vaste. Cadeau.
Romain: C'est Oui, tout à fait. Tout à fait. c'est vrai qu'en plus, toi comme moi, on peut faire le parallèle avec notre chapitre d'avant où on était au service de l'État et où c'est présenté comme étant le graal de la sécurité de l'emploi. Et tu le constates effectivement quand tu... Quand tu vas voir une banque pour un financement pour acheter ta maison ou autre, oui, on t'ouvre grand les portes. mais l'assurance, perte d'emploi, c'est pas la peine de la prendre, etc. C'est vrai que de ce point de vue-là, en tout cas, ça paraît comme étant le graal sur la sécurité de l'emploi. Après, le fait de se sentir en sécurité de manière globale dans sa vie de tous les jours, c'est autre chose, tu vois. Si je prends mon cas, tu vois, précisément... à la fin je suis justement parti parce que je me sentais plus du tout en sécurité et pas du tout sur l'aspect sécurité physique. Je connais des anciens gendarmes qui ont arrêté parce qu'ils ont mal vécu une intervention et qu'ils se sont vraiment sentis en danger. vois, des gens qui ont pu se faire tirer dessus ou agresser très fortement ou
Tristan: carrément.
Romain: ça, ça existe. Moi, c'était pas du tout mon cas. Mais je me sentais plus en sécurité parce que, en fait, c'était... ma vie de famille qui était menacée. C'est-à-dire qu'à force, le fait d'avoir toujours cette épée de Damoclès au-dessus de la tête de cette mission, ce déplacement qui va être déclenché et que n'auras pas le temps de prévoir parce que le planning de ta femme sera déjà fait et que du coup, il va falloir s'organiser au dernier moment. Soit qu'elle, elle aille voir sa hiérarchie pour demander un aménagement, soit que moi, j'aille le faire. C'est-à-dire que même les moments où ce n'était pas cas, c'était calé et tout, il y avait toujours cette pression permanente, vois. Que
Tristan: Oui.
Romain: ça finisse par tomber un moment ou un autre. Et même au-delà de ça, si tu veux, à force, quand ça tombait, c'était à chaque fois de plus en plus pesant. Le vase se remplissait petit à petit et je commençais à vraiment avoir peur de cette goutte d'eau qui allait faire déborder le vase et qui allait fait menacer directement... c'était déjà menacé, mais qui allait vraiment mettre en péril la vie de famille que j'étais en train de construire, mon foyer avec ce que je voulais bâtir avec
Tristan: Hey.
Romain: ma femme et mes deux enfants. Et en fait, ça ne respectait plus la priorité que moi, voulais respecter dans ma vie de tous les jours. C'est-à-dire que je voulais que ma vie professionnelle soit au service de ma vie familiale et non l'inverse.
Tristan: Et pas l'inverse.
Romain: Exactement. Alors pour autant, bien sûr qu'il faut travailler et qu'aujourd'hui... Il y a des soirs où je rentre le soir, les enfants ils ont déjà mangé, etc. Souvent les semaines je travaille 6 jours sur 7 ou 7 jours et demi, vois. Mais ça respecte quand même plus ce que je veux respecter puisque si demain, je sais pas, j'ai un de mes fils qui est malade, que je dois le garder, que je peux pas l'emmener à l'école, et bah oui, j'appelle mes clients, je reporte les rendez-vous. Là cet été, ça m'est même arrivé de prendre un de mes fils pour un rendez-vous notaire. Donc... Si tu veux, c'est plus aligné avec mon cadre. Je me sens plus en sécurité de ce point de vue là, dans ma vie actuelle, sans conteste par rapport à ma vie passée. Même si après, on en parlera plus tard dans le podcast, sur l'aspect sécurité financière, sentiment de sécurité au quotidien sur l'aspect financier, c'est bon. toute façon, il a le salaire qui tombe tous les mois
Tristan: Aie.
Romain: ou la solde, la solde comme on appelle ça en général, ça, ça, c'est plus pareil aujourd'hui, c'est sûr. C'est différent, ça c'est sûr.
Tristan: Tu abordes ça forcément d'une manière complètement différente. En fait, est-ce que sécurité vient forcément contrer l'aspect liberté entre ton ancien job et ton nouveau job ? Enfin, ton ancien et ton nouveau façon de parler, puisque ce n'est pas tout à fait juste. Entre ton job d'ancien gendarme et ton job dans l'immobilier. Est-ce que tu mettrais en corrélation ces
Romain: c'est pas forcément opposé.
Tristan: deux termes ?
Romain: c'est pas forcément ni opposé ni lié. Ça dépend sous quel angle tu regardes, Si tu regardes sur l'aspect financier, sur l'aspect familial, sur l'aspect d'être toi-même au quotidien, tu vois, de pas devoir mettre un masque trop lourd à porter.
Tristan: Ouais.
Romain: Parce que je pense qu'on a toujours un masque, quelle que soit la circonstance. Quand t'es au travail, tu mets un masque. Quand t'es chez toi avec tes enfants, tu mets un masque. Quand t'es à un repas de famille, tu mets un masque. Et en fait... Plus le masque est épais, plus il lourd à porter. que ton masque est trop différent de la personne que t'es réellement. Plus c'est pesant. Donc c'est sûr que plus le masque est léger, plus tu peux vraiment être toi-même ou presque. Moins c'est pesant. je pense que tout dépend sous quel angle tu abordes la chose.
Tristan: Ok.
Romain: Par contre, suis curieux de savoir toi, en comparant ton ancienne vie avec ta vie de maintenant, suis curieux de savoir comment toi tu le sens.
Tristan: Si on reste sur la sécurité physique, c'est vrai qu'à l'époque, professeur de PS, c'était pas non plus le métier le plus dangereux du monde. Alors il s'avère que j'ai fait ce métier là dans des zones urbaines sensibles, donc ZUS, et dans des zones REB plus. Et puis généralement, les deux étaient cumulés. Et donc oui, forcément, je me rappelle d'ailleurs d'un jour... au collège où le proviseur, donc j'avais un cours de PS avec des cinquièmes, la cinquième C, je me rappellerai toute ma vie, pourtant c'était il a J'avais un cours avec eux de 16 heures à 18 heures. Il me semble que c'était 16-18. En tout cas, ça finissait tard, il faisait nuit, on était en plein hiver, c'était bon, ça rajoutait à l'ambiance. Et le proviseur m'attrape juste avant de... quitter l'établissement pour traverser la rue pour aller dans le gymnase d'en face. Gymnase Toison à Evry. Voilà, c'est rigolo. Tout me revient au fur et mesure, c'est rigolo. Il m'attrape, il demande à ce qu'un surveillant puisse les garder juste cinq minutes et il me dit, Tristan, va falloir que vous gardiez cet élève bien à l'œil, que vous fassiez bien attention. à ce qu'il soit bien avec vous du début à la fin du cours et que vous l'ayez bien en responsabilité du début, du départ, là, là, dans deux minutes, jusqu'à ce que vous l'ayez réintégré au collège. Ok, je peux savoir pourquoi. Non, c'est préférable que vous ne sachiez pas pourquoi. Juste, je vous demande de le garder en sécurité, de le ramener en sécurité dans l'établissement. alors professeur de PS et un métier. quand on a une trentaine d'enfants dans la classe c'est déjà pas un métier qui est ultra simple mais alors quand en plus on vous... en plus c'était un cycle de boxe française donc cycle de boxe française en zone urbaine sensible, REB plus ouais ça ressemblait
Romain: Les mecs vous cherchez aussi.
Tristan: plus à un cadeau empoisonné pour le prof qui vient d'arriver dans le métier mais c'était rigolo et gros gros stress du coup pendant ce cours là qui était à peu près au milieu du cycle même si cette information là n'a strictement aucune importance Et donc, mais je discute très rapidement avec lui parce que je savais pas trop trop ce qui se passait, lui n'avait pas l'air d'être au courant de quoi que ce soit, vraiment un enfant qui vivait sa vie d'enfant. Et on finit le cours, tout s'était bien passé, il n'y a pas eu d'incursion dans le gymnase, il s'est rien passé, il a juste un surveillant qui venait de temps en temps pour vérifier. Mais je ne savais pas pourquoi, peut-être que lui non plus d'ailleurs. En tout cas le petit ne pas pourquoi. Et donc je le ramène après dans l'établissement en sécurité et je vais voir le proviseur et je lui dis en fait que vous vouliez pas que je sache il a pas de problème. Le problème c'est que moi enseigner dans ces conditions là c'est déjà compliqué en temps normal et ça me demande un gros effort d'autant plus que je suis débutant dans le métier. Mais en plus de ça quand vous me rajoutez des stress comme ça franchement moi j'ai eu très peur et je ne pas pourquoi. Et en fait il m'a dit oui, c'était important qu'il reste en sécurité parce que le problème c'est que son papa vient de tuer sa maman et lui il part en prison. Donc en fait ce soir on sait pas trop qui vient le chercher et on a un peu peur de savoir qui va venir le chercher. Ça va être un peu compliqué et tout ça donc même moi je vais rester là jusqu'à ce que quelqu'un vienne le récupérer. C'est très certainement la gendarmerie qui va venir et tout, bref. J'étais rentré dans une histoire où je me suis dit mais en fait... Ce jour là, me suis dit, ce métier, il n'est pas dangereux à proprement parler. Mais en fait, ça dépend où on le fait et ça dépend ce qu'on appelle un danger, ce qu'on appelle être en sécurité ou pas. Moi, ce jour là, ça m'a marqué. Ça m'a marqué pour toute ma vie. Sans compter que ce petit là, il a sa vie qui a changé du matin où il est parti de chez lui et du soir où il va rentrer chez lui, sa vie a s'effondré. Et je me dis finalement, oui, bon, est-ce que je suis plus en sécurité dans l'immobilier ? J'en sais rien, je pense que la sécurité, c'est plus effectivement un sentiment dans lequel on est quand on est sur le moment présent, est-ce que je suis en sécurité ou pas ? C'est vrai que des fois, peut y avoir des clients ou des rendez-vous qui peuvent être un peu étranges ou on ne pas trop si on est en sécurité sur le moment. voilà, en plus, c'est arrivé dans le département des Pyrénées-Orientales, on a un collègue qui s'est fait tuer par un client. l'occurrence. Donc voilà, ça aurait pu arriver à n'importe qui. Ça peut arriver à n'importe qui mais en même temps c'est un peu ce qu'on disait au début. bon avec tout le respect que je dois à toutes ces situations que je viens d'expliquer mais c'est sûr que si on sort pas de chez soi, en fait il se passera rien. Rester chez soi n'est pas forcément une sécurité physique supplémentaire. On peut mourir de tout et n'importe quoi aujourd'hui. Je pense que a toujours été le cas d'ailleurs, c'est pas qu'aujourd'hui, c'est de tout temps, la fameuse phrase, la fameuse expression. voilà, c'est la sécurité physique. pense que c'est plus une quelque chose qu'on se crée ou un état d'esprit dans lequel on est et où on essaie de tout faire en sorte, en tout cas, d'avoir suffisamment de faire dans sa vie personnelle et professionnelle pour essayer justement d'être toujours le plus en sécurité possible. On ne jamais être à 100 % sécurité, en tout cas, ça, je ne le crois pas. Je serais du mal à y croire.
Romain: Oui, oui, c'est évident, mais ça reste bouleversant ce genre d'histoire.
Tristan: Ouais, c'est comme je dis, c'est quelque chose qui m'a marqué et qui restera jamais un souvenir vraiment pas très agréable que j'aurais préféré éviter. Et en même temps, moi, par rapport à cet enfant, mon histoire, c'est rien du tout, Donc.
Romain: Et c'est clair.
Tristan: Mais sa force, ça aide toujours un peu plus à la perception de vivre le moment présent. D'être reconnaissant de tout ce qui se passe dans sa vie, d'être en. en pleine santé, d'avoir des enfants en bonne santé, tout ça, ça aide à regarder un petit peu les pieds sur terre de temps en temps.
Romain: Ouais, complètement. Et à savoir pourquoi on se lève chaque matin.
Tristan: Exactement. Tout ça, c'est... Bon après, ça fait partie de ce que... Du coup, si on quitte la partie sécurité physique, a tout ce qui, dans notre métier, donc dans nos anciens métiers, mais surtout le métier actuel, relève de la sécurité juridique. Tout ce qui est responsabilité, de tout ce qui est responsabilité juridique. De savoir jusqu'où on doit aller, jusqu'où on doit vérifier les informations, etc. C'est une autre forme, en fait. Comme il en existe plein de toute façon.
Romain: Oui, tout à fait. Oui, absolument, absolument. Et d'ailleurs, tu l'as mentionné tout à l'heure, la RCP, l'assurance qu'on a professionnelle, elle est là aussi en cas de litige pour nous accompagner dans ce cas-là. Parce qu'effectivement, comme on est intermédiaire d'une vente immobilière, on est là justement pour sécuriser la vente. Vraiment de... au sens propre. C'était d'ailleurs quand j'ai commencé, c'était un des arguments premiers qu'on nous enseignait en formation. C'était que, je ne pas si la stat est toujours vraie, mais en tout cas, à ce moment là, 70 % des litiges au tribunal dans les ventes immobilières, 70 % des litiges, c'était pour des ventes entre particuliers. Donc après, c'est une stat à laquelle tu fais dire ce que tu veux, vois, ça veut pas dire que 70 % des ventes entre particuliers finissent le tribunal.
Tristan: Oui, comme tous les chiffres. Bien sûr.
Romain: Mais c'était, je me rappelle, une stat qu'on nous enseignait en formation pour dire qu'en tant qu'agent immobilier, on est là pour sécuriser la vente parce qu'on est l'intermédiaire et qu'on défend les intérêts des deux parties. Alors après, peut y avoir un débat là-dessus comme Outre-Atlantique, ils ont toujours un agent immobilier pour l'acheteur et un agent immobilier pour le vendeur. Mais ça, c'est un autre débat, ça mériterait certainement un épisode. Mais du coup, oui, nous, est là pour sécuriser la chose et c'est pour ça aussi qu'on est couvert par la RCP en cas de litige. qui peut arriver. Moi, je touche du bois, ça ne m'est pas arrivé. Et je m'en passe. C'est OK comme ça. Mais c'est vrai que des fois, ça peut arriver un litige. Je sais qu'en cas de vise cachée, effectivement, l'acheteur va se retourner contre le vendeur, mais il se retourne au jic. aussi contre l'agent immobilier qui a un devoir de conseil vis-à-vis de ça et que quand l'agent immobilier a connaissance que la toiture est à refaire, si l'acheteur ne s'en rend pas compte, c'est le devoir aussi de l'agent immobilier
Tristan: ...
Romain: de lui signaler. À ce propos, dans un des derniers compromis que j'ai signé, j'ai vu une nouvelle mention qui m'a assez surpris sur le moment et même le notaire, c'était mon notaire. habituelle avec qui j'ai l'habitude de travailler. Mais quand il l'a lu, il a été assez surpris. C'est le logiciel qui a dû la rajouter. j'imagine. La mention, elle mentionne. Plaquette publicitaire. Les parties déclarent que la désignation figurant au présent correspond à celle figurant sur la plaquette publicitaire de l'agence. Alors, ça paraît évident, mais en même temps, ça a été bien reprécisé. noir sur blanc. Et si tu veux, sur le coup, le notaire, je lui ai dit, mais tiens, c'est nouveau, etc. Il m'a
Tristan: C'est nouveau ?
Romain: dit, ouais, c'est vrai. Lui-même était presque aussi surpris que moi. Alors soit il a bien joué la comédie
Tristan: ...
Romain: ou soit effectivement il était surpris. Peut-être qu'ils ont eu le cas dans l'une ou l'autre vente où justement il y a eu débat, litige derrière parce que la plaquette était pas conforme et qu'ils se sont basés là-dessus. J'en sais rien. Et pour tout te dire, j'ai même consulté notre service juridique là-dessus.
Tristan: Hmm.
Romain: et ils ont pas retrouvé cette mention dans les dix derniers compromis signés par le réseau. Cependant, j'ai pas encore eu la réponse, mais ils m'ont dit qu'ils allaient consulter le service juridique du syndicat pour voir si ça avait un impact plus sérieux que ça, cette fameuse mention, et si derrière, il fallait qu'on soit d'autant plus vigilants à tel ou tel détail, s'il a déjà une jurisprudence ou que sais-je. Mais je t'avoue que cette mention-là, elle m'a un peu... elle a attiré mon attention et bien que voilà quand tu fais correctement ton métier tu décris des choses dont tu es sûr dans ton annonce et si tu n'es pas sûr tu ne l'écris pas et en tout cas tu ne pas jusqu'à écrire des choses dont tu sais qu'elles sont fausses, encore pire.
Tristan: C'est sûr.
Romain: Mais c'est vrai que le clôtre soit écrit noir sur blanc alors que c'est évident il a potentiellement une raison je pense.
Tristan: Déjà, y a la plus connue des jurisprudences, c'est la différence entre ce qu'on annonce comme mètre carré versus les mètres carrés constatés par le diagnostiqueur avec s'il a plus de 5 % d'écart, alors on peut se retourner vers l'un ou l'autre, enfin celui qui a tort en tout cas. ça m'étonnerait pas que ça rentre un petit peu dans ce... En tout cas, que ça fasse partie de ce constat-là. Moi, ça m'est arrivé sur une vente pour la petite anecdote sur laquelle j'avais noté cuisine aménagée et équipée. parce qu'on avait validé qu'il y avait certains éléments d'équipement qui restaient dans la cuisine et ne restait pas le four. Pour moi, ce n'était pas vraiment un élément plus important que ça. Au départ, il devait rester le four parce qu'on n'en avait pas parlé en fait réellement. Je pense que c'est moi qui ai mis une information dont je n'étais pas sûr, clairement. Quand la careur a appris dans le compromis que tout restait sauf le four, elle m'a dit non, mais il y avait marqué Aménager équipé », donc vous me devez un four. Donc est-ce que alors à tort ou à raison est-ce ça vaut le coup d'aller chercher à ce point là en sachant que restait quand même le frigo, il restait le micro, on d'en castrer alors que bon en soit il n'était pas obligé de rester enfin il a quand même pas mal de choses qui restaient en termes d'équipement dans la cuisine qui nécessitaient pas non plus de dire à chaque fois alors ça m'a fait changer d'avis par rapport à aujourd'hui et par rapport à ce que je fais c'est que je ne mets plus jamais la mention équipée. même si la cuisine reste équipée, si jamais il a un équipement qui s'en va, j'ai pas envie de devoir le payer. Il s'avère que dans cette vente là, la vente n'a pas été au bout, donc j'ai pas eu besoin de payer un four. Histoire.
Romain: Tu l'aurais payé sinon ?
Tristan: Oui, par principe. Oui, par principe, que c'était... Alors déjà, parce que c'était pas un four neuf, c'était un four d'occasion qu'avait... Enfin, en fait, le propriétaire a voulu le récupérer parce que c'était un souvenir de quand lui avait emménagé dans sa première... Dans son premier appartement. Donc si tu veux, il y avait plus un aspect sentimental où le four avait peut-être déjà 15 ou 20 ans. Donc si je devais rééquiper avec un four qui avait 15 ou 20 ans, ça m'aurait coûté quoi ? 50 euros. Bon, si c'était pour que la vente passe, j'allais pas passer à côté d'une vente. Donc oui, je l'aurais mis. Maintenant, voilà, je sais que le français aime bien chercher la petite bête. bon, après, voilà, est-ce qu'il faut être à ce point là ? En fait moi ça m'embête un peu d'être à ce point là mais bon en même temps la cliente n'a pas tout à fait tort, est-ce que c'est elle qui tort, est-ce que c'est de la mauvaise foi ou quoi ? Bon voilà dans le doute du coup maintenant je ne plus quand la cuisine est équipée et j'ai dit aux gens bah écoutez il y aura une partie qui restera et puis on verra directement avec le propriétaire quoi. Je veux pas qu'il ait de mauvaise surprise par rapport à ça même si en soi on est agent immobilier conseillé immobilier que la partie mobilier n'est pas censée être... notre travail entre guillemets. Maintenant voilà on visite une maison elle est comme elle est et les éléments qu'on a présenté sont censés rester donc voilà.
Romain: C'est... Ouais, ouais. D'ailleurs, c'est toujours toi qui fait la liste de mobilier quand tu fais un petit aparté. C'est toujours toi qui fait la liste de mobilier quand tu fais une vente.
Tristan: Oui, c'est toujours moi qui fais la liste de mobilier. Je fais toujours la liste de mobilier,
Romain: Ok.
Tristan: c'est moi qui attribue les valeurs, Quand bien même on sait que dans 80 % des cas la liste
Romain: Oui.
Tristan: de mobilier est faite pour économiser un peu de frais d'actes. Toujours, Pourquoi pas toi ?
Romain: Si, si, si, mais là sur les derniers dossiers, c'est arrivé qu'une fois, ce soit le vendeur qui la fasse directement. Ouais, en fait,
Tristan: oui ? Je savais même pas que c'était possible.
Romain: en soi, c'était un cas particulier, c'était un vendeur professionnel de l'immobilier qui vend plusieurs biens et qui a l'habitude, tu vois. Donc, c'était un cas particulier.
Tristan: D'accord, oui c'est un cas particulier, carrément.
Romain: Mais il a une fois aussi où il y avait deux notaires. et je crois que c'est le notaire de l'acheteur qui a... non, ou le notaire du... je sais plus, c'était un des deux notaires qui avait fourni la liste du mobilier.
Tristan: Oui mais ça m'est arrivé ça une fois où c'est le notaire qui avait été mandaté par la cliente directement en disant je préfère que ce soit vous qui veniez faire la liste de mobiles au tout début. Ce n'était pas une vente à moi d'ailleurs.
Romain: Ouais, tout à fait. Après, c'est vrai que... Ok. Mais bon, c'est vrai, oui, c'est toujours ce moment-là où tu dis, bon, allez, le four, 200 euros, l'élément bas, l'élément haut. Bon, voilà, c'est... D'ailleurs, il faire gaffe, parce que des fois, tu fais une liste immobilier. Moi, je pose toujours la question à mes clients-acheteurs. Parce que si tu fais une liste immobilier, mets ton valeur 6 000 euros ou des fois plus, 8, 10, 12. Et qu'au final, ça se fait en plus ces derniers temps, ça s'est vu. La banque peut très bien leur dire, mais très bien, par contre là on voit dans le compromis immobilier 12 000 euros, nous on finance l'immobilier, mais le mobilier, ça vous allez devoir le mettre en apport. Et ça, peut te faire pencher un dossier du mauvais côté.
Tristan: Généralement la liste de mobilier sort et soit il a un arrangement entre le propriétaire, les propriétaires et les nouveaux acheteurs et
Romain: Ouais.
Tristan: soit effectivement ça peut être problématique. Moi ça s'est toujours arrangé comme ça au final dans ces cas là effectivement dans le cas d'un crédit, le plus souvent c'est sur un crédit total où effectivement on ne peut pas faire rentrer le mobilier dedans. C'est comme s'il y avait des travaux, on ne pas rentrer les travaux dans le crédit Emo en tout cas par ce moment. Peut-être que ça a pu se faire par le passé mais c'est vrai que c'est arrivé, ça m'est arrivé en l'occurrence. Mais toujours bien terminé par contre.
Romain: Ok, écoute moi ça m'est jamais arrivé d'en arriver là, mais à chaque fois, les fois où j'ai posé la question et qu'il avait un doute, des fois les clients ont demandé à la banque et la banque leur a dit clairement, on finance pas la liste immobilier.
Tristan: Oui.
Romain: Donc là au moins on était fixé. Et les fois où il y avait un doute ou autre, ou par exemple il passait par ma courtière en l'occurrence
Tristan: Hmm.
Romain: et qu'elle me disait, écoute là les banques en ce moment, risque de le demander en apport et tout, du coup on n'a pas mis de liste immobilier. Des fois les clients, tu vois, ils disent, mais moi on m'a dit qu'il fallait en faire une parce qu'on économise les frais notaires. Tu leur fais le calcul, tu leur montres qu'ils économisent en gros 400 euros. Mais c'est prendre le risque de devoir mettre X, milliers d'euros en apport et du coup derrière c'est vite vu.
Tristan: clair ça a tendance à calmer un petit peu le questionnement
Romain: Ouais, mine de rien, sur cet aspect juridique, la liste de mobilier, c'est plus trompeur que ça, plus piégeux que ça aussi, parce que si tu fais une vente dans le cadre d'une succession et que dans le cadre de la succession, il a un inventaire qui est dressé aussi, vois, donc derrière, tu ne pas faire une liste de mobilier qui est totalement décorrélée de l'inventaire. Souvent, pas souvent, en tout cas, moi, les cas que j'ai vus, c'est arrivé plusieurs fois que dans le cadre de la succession sur l'inventaire. ils minimisent énormément pour réduire les frais de succession. C'est sûr que tu n'as pas payé des frais de succession sur du mobilier qui présent dans la maison ou autre, ça se comprend. Mais donc derrière, faut absolument en tenir compte dans ta liste de mobilier que tu fais parce que sinon, c'est redressement assuré
Tristan: Et c'est clair.
Romain: pour les clients. Pourtant, vois, c'est la liste de mobilier, c'est juste pour payer moins de frais de notaire, etc. Tu penses pas forcément, ou même quand tu un locataire. qui a un droit de préhension. Et ben pareil, la liste d'immobilier, il qu'elle soit précisée dès le moment où tu veux purger le droit de préemption du locataire. Parce que si derrière, tu purges le droit de préemption du locataire, mais que tu fais une liste d'immobilier derrière, ça modifie le prix de vente du bien. donc ça nécessite de...
Tristan: la partie immobilière.
Romain: C'est ça, ça nécessite de repurgérer le droit de préemption. Donc en fait, bien plus piégeux que ça, la liste d'immobilier.
Tristan: Ouais c'est autant voir ça avec le notaire rapidement.
Romain: Ça m'est arrivé sur une de mes premières ventes, mes toutes premières ventes. ne pas, ça devait être 2013, un truc comme ça. C'était une vente avec Eli, s'il écoute, il va s'en souvenir. C'était une petite vente, on vendait un studio, vois, c'était le prix de vente. Je n'ai plus en tête, mais ce n'était pas très élevé. Ça reste de l'argent, ça reste un bien immobilier, sûr. voilà, par rapport à des biens que tu peux vendre à des centaines de milliers d'euros, là, c'était une petite vente. Voilà.
Tristan: Mais ça, ça y une coutume, il y a une phrase dans l'immobilier, c'est que plus le prix du bien est bas et plus le client va être exigeant. que, ouais, c'est
Romain: C'est pas totalement faux.
Tristan: pas totalement le faux. Alors, c'est pas totalement vrai non plus parce que plus le prix du bien est
Romain: Ouais. Oui.
Tristan: élevé et plus l'exigence est élevée aussi. Mais a priori, effectivement, on s'attend toujours à ce que ce soit plus facile quand il a peu d'honoraires et que c'est un bien facile à petit prix, entre guillemets. Et au final, c'est assez rarement le cas.
Romain: Je suis d'accord et ça s'est confirmé là récemment sur un ou deux dossiers de mon côté. oui, je suis d'accord. Mais souvent, les prix sont plus élevés, fait, les gens sont moins sur des détails parce
Tristan: N'aie
Romain: que comparé à la valeur du bien et tout, c'est un détail, tu vois, alors que quand le prix est plus bas, forcément, un détail prend plus de place.
Tristan: Et puis soit il faut que ce soit rentable rapidement parce que c'est un investisseur et auquel cas la rentabilité se calcule par rapport aux frais qu'il va y avoir à sortir donc faut en sortir le moins possible. Soit c'est des jeunes acquéreurs ou des primo-accédants et auquel cas il y a des questions qu'on n'a pas forcément avec des personnes qui ont un peu plus d'expérience et donc de fait il y a des trucs que nous on oublie de dire ou qu'on ne dit pas forcément ou qui sont expliqués plus facilement chez le notaire etc. et qui peuvent peu surprendre alors que d'autres personnes vont se dire oui c'est bon ça on savait passer lisez moi le compromis plus vite s'il vous plaît
Romain: C'est ça, c'est ça. Et du coup, cette vente-là, le notaire avait dit, on ne pas de lise de mobilier, c'est bon, c'est un studio, y a un lit, une étagère, une table de chevet, on ne pas de lise de mobilier. Tout le monde a dit oui, oui, c'est bon. Reste qu'entre temps, ça avait pris plus de temps entre le compromis et l'acte de vente pour des raisons diverses et variées. au final, par contre, on avait convenu que ce qu'il y avait dans l'appartement restait. Sauf qu'au final, comme ça avait pris plus de temps parce que les acheteurs avaient mis du temps à voir leur financement et avait eu quelque chose comme ça, au dernier moment, les vendeurs ont dit, bon, puisque ça a mis beaucoup temps et que ça ne devait pas se passer comme ça, finalement, le mobilier, on le garde. Et en plus, c'est écrit noir sur blanc, il a pas de mobilier dans la vente. Et au final, les acheteurs n'ont pas eu d'autre choix que de... d'accepter ça tu vois puisque c'était écrit noir sur blanc etc. Mais...
Tristan: On a accepté... Oui, surtout que sinon t'es obligé de refaire, recourir tous les délais si tu re-signes un compromis avec...
Romain: !
Tristan: Voilà, donc c'est pas la peine.
Romain: Donc voilà, cette fameuse liste de mobilier,
Tristan: Est-ce que le jeu en valait la chandale ?
Romain: clairement, la question ne s'est pas posée puisque ça s'est fait telle quelle.
Tristan: il y des cas complexe.
Romain: Et d'ailleurs, je crois même qu'on avait fait un effort sur les zones horaires par rapport à ça. Ça date maintenant et tout,
Tristan: Hmm... Bravo !
Romain: mais je me demande si on n'avait pas baissé un peu les zones horaires par rapport à ça au dernier moment. Écoute, je ne plus, je sais plus. C'est possible, je...
Tristan: Alors que potentiellement c'était même pas de votre faute quoi.
Romain: Oui mais pour faciliter.
Tristan: C'est le jeu. Oui, oui, bien sûr. Bien sûr, bien sûr.
Romain: Mais après, je pense qu'on a fini avec le risque juridique.
Tristan: Oui, surtout que pense que ce qu'on sous-entend réellement dans le côté sécurité, c'est autre chose pour le coup, surtout avec nos métiers.
Romain: Alors c'est autre chose, c'est vrai. Et justement, pour faire la transition, pense qu'avant vraiment d'entrer dans l'aspect financier pur, mais il y a quand même une petite partie dont on peut parler, c'est le côté sur la réputation.
Tristan: Mmh.
Romain: Ou malgré tout, tu le disais, tu peux choisir tes faires, tu es encore libre de travailler comme tu le entends et tout,
Tristan: A la
Romain: mais assez vite, tu es quand même dans ces fameux faires de la réputation, de la vie Google, de la note que les clients peuvent te mettre.
Tristan: Merci à
Romain: et tu dois quand même respecter un un canevas. Et souvent, ta tendance, début du moins, parfois même plus tard, de devoir accepter des dossiers où t'es pas totalement libre dans le dossier, le client t'impose un peu certaines choses que lui a envie de t'imposer. des fois, t'es pas trop libre et t'as pas trop le choix même que d'accepter parce que c'est le démarrage et qu'il faut lancer la machine.
Tristan: Hmm.
Romain: Mais même par la suite, y a parfois des choses, tu ne pas non plus envoyer bouler un client parce que tu sais que derrière, tu prends le risque de te manger un avis Google ou d'être, d'avoir ta réputation mise à mal.
Tristan: Oui, clairement, mais parce qu'en plus de ça, on fait un travail aujourd'hui où il a pas de rémunération fixe. Donc forcément, c'est lié un petit peu à ce que les gens nous connaissent ou apprennent par bouche à oreille qui on est ou à y voir directement les avis Google. Et c'est vrai que si vous avez des avis Google qui ne pas terribles, de fait, vous allez perdre de la clientèle et... Et on le sait, il est quand même plus simple de déposer un avis négatif qu'un avis positif. Souvent les avis positifs, il aller les chercher, alors que les avis négatifs, il n'y a pas besoin de les demander. Ils arrivent souvent un petit peu tout seuls et ça peut bien sûr, ça peut mettre en péril la sécurité d'une boîte et d'une société. Et parfois, c'est vrai que c'est quand même assez regrettable de voir des commentaires, des faux commentaires ou c'est vrai que bon après. Il y a des sujets qu'il ne pas aborder dans notre métier. On n'est pas là pour parler politique, n'est pas là pour parler religion. Il y a des sujets qu'il vaut mieux éviter parce qu'il ne peut-être pas trop braquer des gens inutilement pour éviter de s'enfermer et de n'avoir plus accès à une totalité de clients, mais plutôt qu'à une seule partie. Ce serait vraiment trop dommage.
Romain: Oui, absolument. Absolument. c'est assez marrant parce que, vois, alors juste rapidement, mais le client que j'ai envoyé bouler de la manière la plus directe et presque violente de tous, c'était pareil, c'était au tout début.
Tristan: N'aie.
Romain: C'était au tout début où c'était un cas un peu...
Tristan: que tu te permettrais plus forcément de le faire aujourd'hui ou c'est que...
Romain: Je sais pas parce que déjà à l'époque, j'avais quand même cette notion de devoir respecter certains trucs. C'est plus que ça m'a poussé à bout et c'était un dossier compliqué aussi où sincèrement, je voyais pas le bout du tunnel sur ce dossier là. Le dossier, on a bossé deux, trois mois dessus. On n'a même pas été au stade de signer le mandat, vois.
Tristan: Décal.
Romain: C'est à dire que c'était une succession et le client avec qui moi je traité. C'était celui parmi les frères et sœurs qui habitaient dans la région, parce que c'était vers chez moi, mais ses autres frères et sœurs habitaient ailleurs, vers Paris et ailleurs. Et donc c'était une succession. en fait, eux, étaient au total dans la famille, être 4-5, mais tous les autres étaient en désaccord avec celui avec qui moi je traité. Donc tous les autres avaient déjà plus ou moins trouvé leur agent immobilier. Moi, j'arrivais là, il te faut les signatures de tout le monde ou des procurations, mais c'était peine perdue. vois, dès que j'essayais de rentrer en contact, j'avais pas de... J'avais pas de retour. Vraiment, c'était... Et forcément, vu que j'étais l'argent immobilier du vieil-name-de-p'tit-canard de la famille, qui était sincèrement spécial, voilà, c'était compliqué.
Tristan: 1 contre 4 ou 4 contre 1, ne jamais trop qui est le méchant dans l'histoire mais bon plus t'as de gens contre toi plus c'est difficile de...
Romain: Oui mais lui il était vraiment spécial. Entre nous il était vraiment spécial et tu vois pour te dire il fallait que je rédige un mail à tout le monde pour expliquer la démarche. Lui il m'a écrit le mail à leur envoyer il m'a dit ben tenez je vous ai préparé le mail envoyez-leur ça alors qu'en moi c'était pas l'idée moi je travaille, j'écris mes mails, je fais mon travail je vais pas juste prendre ton mail et mettre ma signature à la fin c'est pas comme ça que je vois les choses tu vois. Et donc j'ai fait mon mail, je l'aurais envoyé et donc on était dans l'appartement en question à vendre, en train de se prendre la tête parce qu'on n'y arrivait à rien, qu'il ne comprenait pas, qu'on ne faisait pas comme il voulait. Pour te dire, y avait même une fois où je ne l'avais pas rappelé tout de suite dans la journée après qu'il me laisse un message vocal, il est venu chez moi à mon domicile, il a réussi à rentrer dans l'immeuble, il m'a mis un post-it sur la porte, Monsieur Meny, merci de me rappeler tu vois. Donc là, tu vois, je ne me sentais pas forcément très en sécurité, le mec est carrément venu chez moi, tu Et bref du coup on en arrive juste à ce stade où il me dit mais de toute façon on pouvait rien faire avec votre mail que vous l'avez envoyé votre mail c'est un torche cul machin et tout et
Tristan: Ha ha ha ha !
Romain: je lui ai dit je lui dit et bah vous savez quoi bah torchez vous le cul avec alors
Tristan: A cause de toi notre podcast il va passer en explicite.
Romain: pardon, on mettra des bip torchez-vous le pfff avec. Et bref, il fait, quand
Tristan: oui d'accord, relation très particulière.
Romain: je lui parlais, oui, non, très particulière, mais il écoutait même pas, j'ai même dû lui répéter. Après, j'étais à bout, j'ai dû le répéter une, deux, trois fois. Enfin, j'ai dit, mais torche-toi le cul avec. Et je me suis barré. Donc voilà, c'était le, c'est la pire fois où j'ai envoyé balader un client.
Tristan: oui oui oui là oui ok, let's try on this bit, tu vois mais après...
Romain: Voilà, je n'en suis pour autant pas fier. Mais tu vois, c'était au début, ce n'était pas maintenant que j'ai plus d'assises ou plus d'expérience et que je peux me permettre des fois de refuser un mandat parce que les conditions ne pas réunies à mes yeux.
Tristan: Non mais on peut plus facilement s'adapter, prendre sur soi peut-être après avec le temps, avec l'expérience et tout ça. Maintenant, je suis un peu d'accord avec Alexandre Astier quand il dit qu'il n'a envie de travailler qu'avec des gens avec lesquels il aurait envie de manger, de partager le repas. Et c'est vrai que au bout d'un moment, alors, est-ce que c'est, il faut avoir une certaine expérience, un certain statut, certain confort ? pour pouvoir être d'accord avec cette phrase je sais pas, ça fera partie peut-être d'un débat mais en tout cas c'est vrai que quand il a des gens avec qui on sent que ça passe pas bien moi c'est vrai que de fait je me suis rendu compte que quand ça passait pas bien dès le départ ça donnait jamais rien de bon et d'intéressant par la suite donc bon Parfois il vaut mieux botter en touche. Ce n'est pas une question de sécurité ou quoi que ce soit par rapport à ça. C'est plus une question de voilà, exactement. Je sais où sont mes fers et je sais qu'il a des gens avec lesquels je voilà, c'est peut pas la peine de pousser, de chercher à aller plus loin. Si ce n'est pas fait pour marcher, c'est voilà, ça ne marche pas, ça ne marche pas. C'est comme ça.
Romain: Oui, tout à fait, on est bien d'accord. Donc, de rien, les faire qu'on choisit ou qu'on accepte, pense qu'il y a quand même une nuance parce que parmi ces contraintes-là, il a des contraintes qui sont inhérentes au métier de base, tu vois, que tout agent immobilier doit respecter. Et il y en a aussi que nous, choisit de respecter dans la façon dont on travaille. Peut-être que si on creuse vraiment, n'a peut-être, toi et moi, pas exactement les mêmes contraintes parce qu'on travaille pas de la même manière. Voilà, mais ce n'est pas le sujet.
Tristan: C'est plus simple, c'est
Romain: Mais du coup...
Tristan: plus simple peut-être en tant qu'entrepreneur, peu importe le statut juridique, mais c'est
Romain: Ouais, ouais.
Tristan: peut-être plus simple en tant qu'entrepreneur du fait qu'on choisit notre manière de travailler. fait, on choisit nos valeurs sur lesquelles on a envie d'accentuer. On choisit certains éléments qu'on peut peut-être moins choisir dans d'autres jobs. C'est vrai que tu disais tout à l'heure que, par exemple, pour toi, pour tes enfants, pour aller les chercher à l'école, etc. T'étais obligé de demander des aménagements, des permissions, etc. que là aujourd'hui se demander la permission à soi-même c'est toujours un peu plus simple et il ne faut pas en abuser. La liberté ça peut être un vrai risque mais il en a certains qui se sont noyés dedans, à avis. par contre, voilà, c'est vrai que c'est peut-être plus simple de choisir ces faits quand on est entrepreneur que quand on est dans un métier tel qu'on l'était nous avant, des métiers de l'État.
Romain: Exactement, exactement. ce que là où je voulais arriver, c'est que moi, vois souvent les choses comme ayant toujours un prix à payer. que tu vois, le prix à payer pour aujourd'hui le quotidien que je veux et le fait de vivre la manière dont j'ai envie, il implique des contraintes que je n'avais pas avant, mais ça efface celle que je, celle dont je ne voulais plus. Donc, aujourd'hui, personnellement, je m'y retrouve mais retrouve comme ça par rapport aux différents aspects qu'on vient d'évoquer de la sécurité.
Tristan: ...
Romain: que si on résume un peu, on a parlé de la sécurité physique comparé à notre job précédent, l'aspect juridique, l'aspect de la réputation. Et c'est vrai que le côté réputation, il fait directement la transition avec la prochaine partie, puisqu'en fait le côté réputation, c'est que... Comme tu l'as dit aujourd'hui, c'est très important. Les gens viennent récupérer, viennent chercher les avis Google et en fait, on n'a pas de vitrine physique. On ne pas à la télé, enfin pour le moment. Et même si on fait partie d'un réseau de mandataires, c'est toujours plus important d'avoir sa propre réputation en tant que toi, Tristan et moi, Romain. Parce que c'est avec Tristan et avec Romain que les gens travaillent, pas avec l'enseigne nationale. Donc la transition est toute trouvée vers la prochaine partie qui est clairement et évidemment le cœur de l'épisode. C'est la partie de la sécurité financière, la sécurité de l'emploi, le fait d'être serein sur ces finances. Et je pense que pour éviter de faire un épisode de deux heures, on va le faire dans une prochaine partie. Comme ça, en plus, on pourra vraiment explorer le sujet à fond. D'ailleurs, si vous écoutez cet épisode-là, n'hésitez pas à nous mettre vos retours. Je te laisserai faire, Tristan, le rappel sur les sites comme tu sais bien faire. Et on se retrouve très vite d'ailleurs pour la partie 2 de cet épisode sur la sécurité, avec le volet sur la sécurité financière, la sécurité de l'emploi.
Tristan: Et s'il a des choses sur lesquelles vous avez envie de réagir, s'il a des choses qui vous ont plu, moins plu ou que vous voulez qu'on explore, pardon, un petit peu plus en rentrant dans les détails, n'hésitez pas à nous le faire savoir. Pour nous le faire savoir, c'est très simple. Vous avez Facebook, Instagram, LinkedIn et notre site internet. Donc tout s'appelle exactement de la même manière. C'est Agents Libres Le Podcast. Et notamment sur notre site internet, vous allez retrouver une rubrique boîte à questions et une rubrique collaboration, puisqu'on vous l'a expliqué dans l'épisode 0. On est aussi là pour faire venir des invités, des invités de tout bord, de tout champ, si possible en lien avec l'immobilier et l'entreprenariat de manière peut-être un petit peu plus large. Mais en tout cas, n'hésitez pas, si vous avez la moindre question, le moindre commentaire, la moindre suggestion, tous nos sites et tous nos réseaux sociaux sont ouverts. On fera un maximum pour vous répondre, n'hésitez pas d'ailleurs. vous abonner et j'ai oublié comme la dernière fois bien évidemment aussi la chaîne youtube puisqu'on n'existera pas que en podcast mais aussi en vidéo si jamais vous voulez nous retrouver sur youtube
Romain: si voulez voir nos belles frimousses.
Tristan: Voilà, est-ce qu'on a des têtes de radio ou est-ce qu'on a des têtes de télé ? Parce qu'il a des gens, paraît, qui passent plus facilement à la radio, c'est
Romain: La question est posée.
Tristan: pas qu'une question de voix, c'est peut-être aussi une question de physique.
Romain: bah, on vous dit toujours, le sourire au téléphone, ça s'entend
Tristan: Ouais. Et si les gens nous préfèrent en podcast, c'est qu'il n'y a peut-être pas besoin de faire des vidéos et qu'on n'est pas suffisamment agréable à regarder. On le saura.
Romain: Parfait, Et écoute, en tout cas, j'ai hâte d'aborder la suite du thème.
Tristan: J'ai très très hâte et à mon avis c'est le sujet qui va être le plus long à traiter je pense.
Romain: Oui, après par contre je fais tout de suite une précision. on s'est rendu compte qu'effectivement le sujet méritait clairement de le faire en deux parties. Ce sera pas le cas pour tous les épisodes. Comme vous le savez, on a tendance à vite digresser et sortir un petit peu du sujet principal. Donc c'est quelque chose sur lequel on travaille. Et je pense qu'à l'avenir, il y aura absolument pas que des épisodes en deux parties ou autres. L'idée c'est de rester sur des épisodes qui feront 45, 50, 55 minutes. Ça c'est un peu l'idée. Je pense que je dis pas de bêtises
Tristan: ...
Romain: hein Tristan. Simplement là voilà, comme on est parti loin, on a vite vu que l'idée c'était pas de sortir un truc de deux heures quoi.
Tristan: Carrément, carrément, carrément, on va essayer de travailler là-dessus pour les prochains épisodes.
Romain: Très bien, écoute on se retrouve sur le prochain épisode pour explorer d'autres mers en quittant le port et en voyant quelles sont les autres fers auxquels on s'expose en tant que cajun immobilier.
Tristan: Très très belle manière de conclure, je te reconnais bien là.
Romain: Parfait, écoute, salut Tristan.
Tristan: Salut Romain,
Romain: et salut les agents libres !
Tristan: et salut les agents libres.